Tous les articles par Laurent Bayart

LAURENT BAYART TRADUIT EN ROUMAIN ET PRESENTE A LA BIBLIOTHEQUE EUGENE IONESCO DE GALATI.

Le « Petit précis de l’impolitesse ordinaire » de Laurent Bayart, publié en 2012 par les Editions des Petites Vagues vient de faire l’objet d’une magnifique édition roumaine qui vient de paraître aux Editions Fidès. C’est Carmen Andrei, traductrice et maître de conférence, qui a travaillé sur cette magistrale mise en lumière de ces textes, jeux d’humour et d’esprit, travail sur la syntaxe et le vocabulaire et autres ivresse du langage. Un travail monumental qui vient de paraître. Trois autres personnes ont travaillé sur ces morceaux littéraires dans le cadre d’un Atelier de traduction et d’écriture créative (ATLEC) : Camélia Bastera, Gianina Onaca et Ionela Staret. Cette mise en scène et nouvelle création (la traduction étant aussi une création !) a été présentée en public, le samedi 24 septembre dernier, dans la très belle bibliothèque Eugène Ionesco de Galati (Roumanie) devant un nombreux public d’élèves, de professeurs et d’érudits, amoureux de la langue française. Un immense merci chaleureux pour cet immense travail !

LAURENT BAYART « DES MOTS ET DES NOTES EN GOGUETTE » A LA BIB DE MUNDOLSHEIM, LE VENDREDI 7 OCTOBRE.

Laurent Bayart présentera une nouvelle lecture musicale le vendredi 7 octobre prochain, rendez-vous littéraire et musical habituel d’automne à la bibliothèque de Mundolsheim. Il sera accompagné par Louise Deichtmann à la voix et de sa complice accordéoniste Jeanine Kreiss. L’écrivain présentera des extraits de ses derniers ouvrages, ainsi que des pièces inédites écrites pour la circonstance. Venez nombreux pour ce rendez-vous festif et plein de bonne humeur dans cette superbe et lumineuse bibliothèque ! Lecture suivie d’une dédicace.

  • vendredi 7 octobre 2022 à 20h30, bibliothèque de Mundolsheim, 19, rue du Général De Gaulle, entrée gratuite (plateau). tel. 03 88 20 94 29.

LES COCOTTES DU COUVENT DES CAPUCINS.

                                                                 A Mady et Bruno Cortot,

          C’est un havre de verdure et de paix, noyé dans une bulle d’oxygène verte, sise (assise comme le bon Saint François !) en cette bonne et belle ville de Beaune, capiteuse et savoureuse telle une dive bouteille de bourgogne. C’est au Couvent des Capucins que Bruno Cortot a décidé de planter son atelier de peintre où la vie bruisse de toute part. Le jardin des moines constitue une miniature de paradis où des ombres bienveillantes offrent la plénitude aux retraités/visiteurs. Dieu s’est pris les pieds dans le tapis et le temps passe comme une éternité fixée dans les coussinets d’un félin. Outre les chats qui déambulent non-chat-lamment, trainent aussi de nombreux volatiles ainsi que des poules, surnommées par le maître des lieux, les « cocottes ». Ce sont ainsi les bonnes âmes du cloître qui cotecodatent joyeusement et gaillardement. Il ne manquerait plus, à ce tableau bucolique (moins la chasse d’eau !), que dis-je cette palette champêtre, que l’auguste mère Poularde, mais celle-ci, sévit du côté du Mont Saint-Michel, à mille lieues de ce couvent…On ne fait pas d’omelettes sans casses d’œufs nous chuchote un merle de passage…colorié – pour la circonstance – en jaune !

Ici, l’art s’épanouit sereinement au fil des saisons, grassouillant et ripaillant gaillardement. Le temps file doucement sans se presser. Il n’a pas (d’arrières) trains à prendre…

Les gallinacés picorent et gloussent dans cette basse-cour en couleurs où les silhouettes des chats-moines cotecodatent allègrement en bure ou en cuculles.

Ils se délectent du spectacle des « cocottes » qui picorent l’herbe et la terre tels en métronomes de ferme. Et, il ne s’agit pas de goulues d’un french cancan endiablé, même si elles portent plumes… et grignotent, en poétesses du poulailler, quelques vers d’anthologie…en faisant tourner les ailes (rognées) de ce moulin rouge imaginaire.

                                                                            © Laurent BAYART

  • Atelier du Cloître, 31, rue du Faubourg Saint-Martin, 21200 Beaune.

LA VIE DE TOUTES PIECES…EN QUETE D’UNE IMAGE.

          Peut-être que finalement la vie est un vaste puzzle qu’il nous faut reconstituer, pièce par pièce, jusqu’au dernier jour où nous découvrirons enfin l’image…Révélation de tous ces instants passés à s’émerveiller et à savourer l’instant. Les couleurs de notre bonheur et les silhouettes de ceux que nous aimâmes se révéleront à nous dans le dernier acte. Qui sait ? Nous ne savons que si peu de cet ultime, de ce mystère qui se cache derrière les pièces du puzzle. 

Qu’importe dans le fond ! L’essentiel étant la multiplicité de ces pièces qui formeront le tableau, figure en couleur que nous laisserons derrière nous avant de partir…

Notre vie est peut-être un puzzle ? Dieu joueur et taquin cache si bien son jeu…

Avant de tout ranger dans la grande boîte…et recommencer ailleurs avec une autre image ?

                                                               © Laurent BAYART

                                           16 septembre 2022

LA PLENITUDE DE CETTE CROIX EN PLURIEL D’ESPERANCES…

photo de Rémi Picand

          C’est un ciel de liturgie, un cantique de sérénité qui s’offre à nos yeux. Offrande céleste venant poser son cantique de paix dans notre âme. Jubiler, c’est chanter à tue-tête mais à voix basse…J’aime attendre et entendre l’improbable rendez-vous avec le Mystère qui se cache derrière l’apparence des choses, qu’on nomme le visible. On appelle ça la foi…Cet inexorable et inépuisable aveuglement qui consiste à faire confiance à la parole muette des anges, aux ombres qui déambulent derrière nous, à ces fragments de sensations qui vendangent notre espérance et nous portent vers le plus loin, le plus haut. 

Glisser Nos yeux vers le ciel, c’est comme écrire sur un journal.

On y abandonne une trace, celle de cet Amour sans fin qui nous vient dont on ne sait où ? Pour aller se fixer dans l’agenda d’un évangile où pulse notre cœur.

Son battement sourd est tel un tabernacle de lumière dans cette nuit d’encre que l’on imprime sur le papier de nos jours.

La bougie d’une luciole pour éclairer nos prières.

                                                                    © Laurent BAYART

                                              14 septembre 2022

LECTURE MUSICALE, LE VENDREDI 23 SEPTEMBRE A 20H230, A WANGENBOURG-ENGENTHAL.

Je serai, vendredi 23 septembre prochain à 20h30, à la bibliothèque de Wangenbourg-Engenthal pour une nouvelle lecture musicale avec mes amis musiciens, Nicolas Meyer à la guitare et Etienne Cremmel à la trompette. Mots en goguette et notes en guinguette. Spectacle littéraire et musical suivi d’une séance de dédicaces.

UN JOUR PAS COMME LES AUTRES…

dessin d’Alphonse, futur volcanologue…

                                                              Un anniversaire…le mien !

          C’est un jour avec un marque-page glissé dans le calendrier, à mettre une arabesque au Stabilo, à faire chanter l’agenda et s’offrir un peu de mélancolie, de saudade comme disent les Brésiliens. Un jour pour ralentir l’inexorable marche (forcée) du temps qui nous fait glisser vers la grande porte de l’inconnu. Un jour à se dire que l’on s’éloigne, toujours et encore plus, de notre acte de naissance, de ce jour où nous entrâmes au monde par la petite porte des étoiles, celle que nous offrit notre maman…Un jour, hommage à nous-mêmes, à regarder enfin dans les rétroviseurs…et puis repartir de l’avant, car nous n’avons pas le loisir de lambiner. La route nous attend !

Un jour à aimer les improbables rendez-vous de la vie, à se surprendre, encore et toujours, à être debout et jubiler d’avoir la tête dans les nuées et l’âme en quête d’absolu.

S’offrir un petit texte comme on s’ouvrirait une bonne bouteille de champagne ou de crémant. Des bulles qui pétillent dans la syntaxe de l’écriture.

Un jour pas comme les autres, déjà passé, déjà plus loin, déjà dans les albums du souvenir.

Un jour ordinaire, celui du lendemain qui nous surprend à continuer la marche sur la grande sente dont on ne connaît ni l’issue, ni le temps qu’il nous reste à pérégriner. La destination nous sera offerte par la suite…

Bonheur de l’instant à déguster telle une seconde qui n’aurait pas de fin. Ivresse de ne pas savoir si l’on apercevra la borne du jour suivant. Mais, avec un soleil/tournesol cousu dans le cœur, tel le sextant du navigateur pour aller nous plonger dans les terra incognita de l’océan du cosmos.

                                                               © Laurent BAYART

                                                                     11 septembre 2022

LAURENT BAYART EN MODE LECTURE LITTERAIRE A BEAUNE, le samedi 17 septembre a 17h.

Invité par l’association l’Ivresse des beaux vers (et non pas verre, encore que !) de Mady Vernay et Bruno Cortot, dans le lieu magique et magnifique de l’Atelier du Cloître à Beaune et dans le cadre des « Apéroésies » de la ville de Beaune, Laurent Bayart proposera une lecture dans ce cadre prestigieux, suivie d’une séance de dédicaces et du vers (non du verre !) de l’amitié.

  • le samedi 17 septembre à 17h, Atelier du Cloître, 31, rue du Faubourg Saint-Martin, 21200 Beaune (entrée libre).

LES YEUX SONT LES LUCARNES DE L’AME.

Photo de Rémi Picand

                  Aux matines, lorsque je j’ouvre et rabats les persiennes/volets de mes paupières, la lumière du jour (ou plutôt de cette luciole de luminosité qu’est l’aube) vient éblouir mes pupilles. Je chavire de bonheur de me retrouver dans ce petit jour qui ne dit pas encore son nom. Le soleil n’étant qu’une esquisse, une ébauche d’un dessin de Léonard de Vinci, une roue qui tourne doucement sur la ligne d’horizon. Quelques grains de poussières de lampes de chevet…

Mes yeux s’extasient et jubilent de cette beauté qui glisse dans l’instant. Regard qui s’envole au-delà de ma fenêtre vers l’indicible.

Ma rétine est un petit soleil, telle une planète minuscule fichée dans la voie lactée de mes yeux.

Ce cosmos qui me nourrit en images fabuleuses. Mon livre et cabinets des merveilleuses, chambre noire des curiosités où le monde pose ses couleurs en moi, chaque matin.

Mes yeux sur lesquels j’écris le monde que je vois…

                                                                   © Laurent BAYART

                                               9 septembre 2022

NOUS AVONS TANT BESOIN DE RETROUVER LE CHEMIN DES ETOILES.

photo Rémi Picand

          Dans ce ciel à l’ivresse bleutée, je cherche le chemin des étoiles pour y poser la tendresse de l’instant. Contempler le ciel, c’est prier avec les yeux dans le chuchotement de nos pupilles émerveillées. L’azur est un drapeau qui nappe les nuées d’un paysage sans fin. J’y cherche l’étoile du Berger, un coquillage de lune, un confetti de soleil et quelques novae égarées sur le tapis du ciel. Une croix se lève comme un tournesol dans ce champ de lapis-lazuli. Comme un autel sur la nef d’une église, une colombe joue les tabernacles de paix sur l’horizon.

J’aime regarder l’infini sur les territoires du ciel. Là-bas, la ligne d’un avion trace un petit trait. Dieu est-il en train d’écrire avec les ailes de ce papillon à réacteur ?

Quand donc arriverons-nous à déchiffrer tous ces messages que l’on nous adresse ?

Le ciel est une Bible ouverte sur les cantiques de l’invisible. 

Nous avons tant besoin de retrouver les chemins de l’essentiel.

                                                                    © Laurent BAYART

                                                                         7 septembre 2022