Archives de catégorie : Blog-Notes

POTIRON N’TOURNE PAS ROND OU LE MONDE MARCHE SUR LA TETE !

 Ubu n’est pas mort, on le constate aujourd’hui au fil d’une actualité délétère, pesante et anxiogène à souhait. Les grandes puissances et empires se réveillent et lorgnent le bout de tissus des pays, territoires d’à côté ! Bruits de bottes mais pas de claquettes musicales. Les militaires semblent prêts à sortir de leurs casernes, histoire (de la refaire !) de prendre l’air (ou l’aire). La planète n’est pas nette, elle est même devenue folle à vouloir à nouveau remplir les cimetières ! Décidément, tout n’est donc qu’un éternel recommencement ?

Nous voudrions tant nourrir nos enfants et petits-enfants de folles espérances ou sinon de belles utopies.

Vivre pour des lendemains qui chantent mais ne déchantent pas…

Nous étions faits pour être libres, ni étions fait pour être heureux scandait Louis Aragon. 

Nous avons tant besoin de continuer cette route, les yeux fixés sur l’horizon, avec la signature du soleil, comme un paraphe de bonheur.

                                             © Laurent BAYART

                                           7 janvier 2026

LIVRE/ CHATS SUR ORDONNANCE DE SYOU ISHIDA OU QUAND LA MEDECINE SE MET A MIAULER…

       Nakagyô est une clinique psychologique originale située à Kyôto au Japon. Dans ce centre de soins, le docteur Nike, assisté de son infirmière Chitose, ne prescrit pas de médicaments mais des chats ! Chaque matou ayant sa particularité pour traiter certaine pathologie.

Et voici le lecteur entrainé dans une narration surprenante où chaque félin constitue une pharmacopée en vibrisses et coussinets. Syou Ishida nous régale avec un récit surprenant et doux comme une caresse de minou. Depuis fort longtemps on considère les chats comme la meilleure des médecines. La panacée. En d’autres termes, ils sont plus efficaces que bien des médicaments que l’on prescrit. Et pourquoi pas ? Et si c’était vrai ? Ceux qui ont un chat comme animal de compagnie en sont persuadés : nos minets ont d’incroyables vertus que d’autres animaux n’ont pas ! Et souvent, à la fin de cette drôle de thérapie, le patient n’est pas impatient de « rendre » son chat : – Je constate que le traitement a fonctionné…Il est temps de nous rendre le chat. Et puis, le médecin de distiller quelques recommandations étonnantes : Un pet ? Surtout pas ! Retenez-vous absolument de péter en sa présence, les chats sont sensibles aux odeurs. Ne vous en faites pas. Les chats suffisent à guérir la plupart des mots qui nous accablent.

Magnifique et magique petit ouvrage qui regorge de tendresse dans lequel on apprend -finalement – beaucoup de choses sur les chats : Il y a les animaux, et les animaux qui ont un nom. Un nom donné par leur humain. C’est à mon sens, un lien indéfectible qui se noue entre ces deux êtres. Et plus loin, de rajouter : Parfois la vie place sur notre chemin des individus, un chat ou un être humain, irremplaçables pour nous. On les aime pour toujours. Même s’ils nous quittent…

Il nous revient les mots du renard dans le Petit Prince de Saint-Exupéry, mais là, il s’agit d’une autre histoire…

                                                   © Laurent BAYART

  • Chats sur ordonnance de Syou Ishida, Le Livre de Poche, 2025.

MA CANNE RICANE…

                                    Sur une photo de Némorin, alias Erik Vacquier,

            Appendice devenu indispensable pour arpenter la pagination goudronnée du sol, je marche avec ma canne, ce mât de cocagne, mât de timon qui me permet -tout de même – de hisser la grand-voile et de m’en aller en vagabondage de l’instant. Devenu une ombre, je reste encore et toujours dans une certaine forme de verticalité, à trois pieds…

J’apprivoise ainsi ce déplacement devenu parfois périlleux…Jusqu’à quand ? Jusqu’à où ? Me voilà chahuté par la mobilité qui se réduit.

Je suis en instance de divorce avec ma vie antérieure mais, j’ai retrouvé l’amour, que dis-je la passion, de continuer mon chemin, quoi qu’il en coûte. 

Et tomber pour m’affaler sur le sol, c’est comme une grossière faute sur la grammaire de mes pas.

Ma canne ricane et me lance, – Alors. T’as voulu partir sans moi ???

                                                                © Laurent BAYART

                                            28 décembre 2025

NOS OMBRES FECONDES RACONTENT LE SOLEIL…

         Nos ombres jouent de l’arpège derrière les pinceaux des rayons du soleil. Que serions-nous sans l’astre qui illumine et pose son cantique de lumière sur nos corps ? Nous vivons dans cet absolu comme un psaume dans les pages d’un livre. Nous racontons ainsi nos existences qui avancent lentement… Par sa grâce, il nous donne la parole sur la surface lisse des murs ou sur le goudron et pavé des rues. Nos reflets psalmodient la vie qui se déroule devant nous.

Nous sommes son disciple à chanter l’absolu de cet astre dans lequel, nous nous confondrons un jour.

Soleil qui illumine nos destinées. 

Croire, c’est poser nos ombres devant nos pas qui inventent déjà l’avenir, avant que nous ayons même poser un pied sur le sol.

Marcher en chantant un hymne à l’éternité.

                                                               © Laurent BAYART

                                           27 décembre 2025

UN SOLEIL VIENT BRILLER SUR LA CRECHE…

       Nous sortons enfin des abysses insondables de la nuit car un enfant est né dans l’improbable lieu que constitue cette crèche tapissée de paille et entourée d’animaux domestiques…Le monde attendait la venue de Celui qui pourra sauver les êtres humains et les sortir de leur conque de pierre. Exprimer notre foi en cet Amour indicible, venu de la nuit des temps, constitue une quête d’absolu.

Une crèche qui deviendra – plus tard – une croix afin d’annoncer une genèse nouvelle.

Croire et espérer en une humanité meilleure, c’est respirer et s’enivrer de la poudre d’étoile en suivant le chemin de la voie lactée qui mène, nos âmes en liesse, vers la lumière.

Les anges se sont mués en des lutins et autres pères Noël qui vont réinventer l’enchantement, car nous avons tant besoin de lever la tête vers le ciel et faire l’offrande d’une prière en ces instants magiques…

                                                   © Laurent BAYART

                                          24 décembre 2025

NOELLE EN DECEMBRE…

       Petite fée en vibrisses et pattes de velours, abandonnée voici deux ans dans la grande sylve, les chiens de Marie t’ont découverte, cachée et pelotonnée entre des rondins de bois. Tu es venue vers elle et a trouvé le chemin de notre maison…Trouvée un jour de Noël, on a décidé de te baptiser du même nom en rajoutant deux ailes pour que tu puisses t’envoler jusqu’à nous.

Bonheur et ivresse de t’avoir en notre compagnie. Tu nous enchantes désormais de ta chatoyante présence et, comme dirait le Petit Prince, tu es devenu notre inestimable amie car nous avons réussi à t’apprivoiser…

Aujourd’hui, nous avons planté deux bougies dans ce gâteau/cadeau d’anniversaire car cela fait deux années que tu illumines notre foyer.

Fille de la forêt, tu nous fait palpiter de bonheur et chaque instant passé avec toi devient une caresse, nous faisant ronronner de jubilation de tout notre cœur et notre âme.

Noëlle, petite fée de la forêt devenue une ondine pour notre maison.

Désormais, tes pattes de velours se posent sur les nôtres.

Nous vivons et « vibrissons » à l’aune de tes coussinets.

Le monde est si beau lorsqu’il est enchanté par la divine et mystérieuse présence d’un chat.

                                            © Laurent BAYART

                                      23 décembre 2025

LES QUATRE MOUSQUETAIRES COMME DES MOUSTIQUES LOUSTICS QUI NOUS ENCHANTENT !

                                                     A Jules, Camille, Alphonse et Gustave,

         Loustics moustiques en mode mousquetaires (qui étaient quatre !), vous êtes nos petits lutins qui lutinent/ butinent en espièglerie et connivences dans nos vies ! Merveilleuse fratrie de compères qui se connaissent comme des frères. La vie est si magique quand on s’aime, c’est pourtant facile, non ?

Adultes, prenez exemple sur eux. Ce sont nos pères Noël à nous autres ! Faites (fêtes)-nous rêver plus haut et plus fort, dans l’intensité de l’essentiel.

Car vivre, c’est ouvrir nos cœurs aux messages essentiels du soleil.

Nos cœurs et nos âmes se contenteront de suivre le chemin que vous nous avez tracé.

La route est si belle lorsque vous êtes là !

                                                                © Laurent BAYART 

                                              20 décembre 2025

UN PANIER QUI NOUS REGARDE DE SON ŒIL DE PIERRE…

                                            Sur une photo de Donatien Breiner,

         Il ne faut pas mettre tous les yeux dans le même panier ! dit-on…mais parfois, ces jolis sacs en osier chantent la romance des rencontres impromptues. Poésie des cailloux enluminés, décorés comme des boules de Noël. Littérature qui s’enroule sur le corps en pierre de ces mondes figés, fossilisés par la vie qui s’arrête dans les humanités minérales. Des pupilles pétrifiées nous observent du coin…de l’œil. Drôles de caméras de surveillance ! 

Les rues offrent la romance de leurs trottoirs qui ne sont rien d’autres que des pierres « domestiquées ».

Nos pas sont un peu leurs regards qui se glissent dans les mondes d’en-bas.

Clef de sol qui distille la musique de nos semelles.

                                                               © Laurent BAYART

                                           18 décembre 2025

LE SOLEIL DANS LE CŒUR DE PATRICIA CHABAS OU LES SOUVENIRS ENCHANTES D’UNE JEUNE FEMME.

         Sublime couverture qui respire les couleurs du soleil, celui qui enchante encore le cœur de Patricia Chabas. Ses souvenirs de jeunesse passée à Madagascar constituent des pépites de soleil dans le cœur de l’auteure qui garde en son âme ces moments de bonheur figés dans l’album photo sépia du temps.

Entre 1968 et 1970, la jeune fille découvre une île singulière, sous le talisman du soleil de l’océan Indien. Travail d’écriture comme une exploration du passé : J’ai voulu remonter le temps, explorer mes « journaux intimes » de l’époque et naviguer dans ce passé lointain en retrouvant des albums, des lettres, des photos…Comme un voyage inédit en terres inconnues : Madagascar. Il paraît qu’il ressemble à l’Afrique, avec un air d’Asie. Tana ou Tananarive, la capitale, qui a pris le titre de cet ouvrage de voyages en terre de souvenirs dans laquelle l’auteure nous emmène. Sur la route, nous doublons des charrettes tirées par des zébus. De petits bus, cabossés, submergés de voyageurs, filent à toute allure, dans des éclats de couleurs vives…Belles descriptions d’un paysage atypique et exotique qui illumine encore les yeux de l’écrivain : Parfois une pente se découpe en différents niveaux de rizières ; la terre est rouge et cela fait autant de saignées géométriques qui accrochent notre regard. Et, nous découvrons avec elle, ses singulières traditions locales, notamment celle du famadihana qui consiste à retourner des morts, rite funéraire typiquement malgache…/…Il s’agit de sortir du tombeau un aïeul décédé depuis longtemps, de l’embaumer à nouveau, de l’enrouler dans un lamba neuf et de promener sa dépouille, en procession, par les rues du village…L’ouvrage est parsemé de photos noir et blanc ou en couleur qui offrent l’atmosphère et l’émotion du temps jadis. Poésie de l’exotisme qui enchante le cœur et l’âme : Les tomates, poivrons, piments, oignons, carottes à profusion donnent des couleurs à la marée verte des chouchou, christophines, concombres, courgettes, haricots, choux et autres…Belle description du Zoma, le mot signifiant « vendredi », le grand marché au centre de Tananarive.

Période enchantée de la jeune fille qui se remémore aussi, la magie de l’intuition de son père : alors que nous devions aller, maman et moi, passer quelques jours à l’île Maurice, papa nous demande d’annuler notre voyage ! Il a un mauvais pressentiment et lui qui pilote des avions depuis des lustres est hanté depuis plusieurs jours par un cauchemar : il voit notre avion s’enfoncer dans l’océan…

Cet ouvrage est un bel album de souvenirs, tendres et passionnés qui pétillent d’amour, d’un temps passé qui enchante encore Patricia, en nous faisant voyager avec émotion et bonheur. 

Les années passent et filent mais ses souvenirs se sont métamorphosés en livre, comme un cadeau et un petit clin d’œil espiègle, plein d’amour adressé à ses parents. Les voilà restés avec elle, pour toujours, à Tana.

Les souvenirs les plus beaux demeurent à jamais dans notre éternité.

                                                                     © Laurent BAYART    

Au soleil de Tana, Souvenirs de jeunesse à Madagascar, 1968-1970 de Patricia Chabas.

Prix de l’ouvrage : 20 Euros, chez : Patricia Chabas, 7 impasse d’Ottrott 67460 SOUFFELWEYERSHEIM.

OU VONT NOS VIES LORSQUE TOUT S’ARRETE ?

                                   A Christian Christ, mon cousin, pour cette photo…

       Vous étiez deux, comme une belle et harmonieuse conjugaison d’amour. Le temps file et nous emmène dans les tourbillons de son ivresse. Nous sommes des gommettes emportées dans une spirale qui n’a pas de fin. Car la vie ignore le terminus ! N’est-ce pas ?

Maman et papa vous étiez immensément beaux sur cette photo sépia ! Nostalgie des existences passées dont les ombres planent encore sur nous. J’ai mal à ce temps qui se déroule trop vite et nous emporte dans son maelström. J’aurais tant voulu vous connaître à cette époque ! Inventer une machine à remonter le temps, comme le souhaite tant Alphonse, mon petit-fils ! Dépêche-toi, le temps file si vite et nos vies s’en vont à la vitesse de la lumière.

Je voudrais encore savourer ces instants avant la grande échappée.

Car je sais, de toute mon âme, que vous n’habitez pas le cimetière mais vous êtes présents à nos côtés, comme des ombres qui portent la lumière pour toujours.

On appelle ça la vie.

                                                     © Laurent BAYART

                                            11 décembre 2025