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BILLET D’HUMEUR / ACTE 80 / AU FEU LES POMPIERS, Y’A DES TETES QUI BRULENT !

@ photo de Némorin, alias Erik Vacquier.

Les villes sont rouge sang, des flammes embrasent des immeubles et des automobiles. On hurle au feu et à cet incendie qui lèche les corps, avant que les épidermes se couvrent de cloques et que les hommes soient noyés dans des rideaux de cendres. Disparaissent à jamais. Des hommes en rouge surgissent, en toute urgence, avec leur grande échelle et leurs longues lances pour venir cracher des puissants torrents d’eau… Apaiser les flammèches. Afin d’éteindre ces limons de brasiers ardents qui détruisent tout et que peut-être, d’autres ont allumés… 

Mais, que se passe t’il ? Des cailloux sont jetés sur leurs véhicules qui pimponnentpour venir sauver leurs contemporains ? Mais qui sont ces fourbes, ces fous,  pour leur  jeter ainsi des pierres enflammées ? Qui sont donc ces insensés ? 

Plus loin, une ambulance, floquée d’une croix rouge, pousse des cris stridents. Gyrophares tournicotants. Cette fois-ci, ce sont des  hommes en blanc qui viennent éteindre les incendies du corps. De l’hémoglobine qui embrase les noires blessures et le désespoir des vies menacées. Vite, vite…l’urgence chante l’humaine détresse. Mais, les mêmes apprentis de l’absurdité viennent – eux aussi – bousculer ceux qui viennent soigner et sauver…C’est à ne plus rien y     comprendre ? Que se passe t-il dans la tête de ces hommes qui semblent avoir perdu toute raison ?

Les sirènes hululent et plus personne pour les entendre, ni les comprendre. Non assistance à personne en danger ont-ils éructés, ceux-là même qui…

Mais qui donc éteindra l’incendie qui se propage dans la tête des fous et remettra un peu de lumière dans les yeux des aveugles ?

                                                                            @ Laurent BAYART

                                                                               

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES A LA BIBLIOTHEQUE DE MUNDOLSHEIM OU 24 H ET UNE HEURE A LA PENDULE DE L’APPAREIL PHOTO DE MARC MEINAU/

@ Marc Meinau

C’est la saison 3 des pérégrinations photographiques de Marc Meinau à Mundolsheim. Et n’allez pas croire que Meinau rime ici avec Krimmeri, C’est bien – petit cours d’eau local oblige – au cœur de la Souffel et du Kochersberg que Marc a posé ses images en instantanées de poésie. 

Il nous avait déjà offert un incroyable tour de Mundo, arpentant minutieusement le périmètre (à la virgule kilométrique près !) de la commune, puis, une balade aérienne et bucolique sur la colline, avec notamment les parapentistes et autres assoiffés d’azur. Aujourd’hui, Marc, (dont la pendule est un peu toquée), nous offre 24h + 1 h à Mundolsheim, passées en juin dernier dans une champêtre déambulation au gré d’un village en fête, pétillant de lieux de rencontres, effervescent comme une bulle de champagne (ou plutôt de crémant !). Cet infatigable observateur, laboureur d’horizons, l’objectif en bandoulière, est parti pour une nouvelle quête, avide de surprises, de fantaisies, de paysages et d’improbables découvertes. 

@ Marc Meinau

Ainsi, Mundolsheim a sorti ses pépites pour cette journée mémorable où chaque habitant devient l’étoile d’une voie lactée dressée à la périphérie de Strasbourg. C’était un jour du mois de juin, le grand 8, plus précisément,  où notre ami alla se joindre à la liesse et aux nombreuses activités organisées à l’occasion de la « Fête de l’été », à la manière de notre Johnny Halliday national, il « alluma le feu » (en quelque sorte !) en compagnie des sapeurs-pompiers locaux, esquissa une ronde en pas de danse avec quelques adolescents, se mêla à la foule, non sans avoir au préalable fait son marché de fruits et légumes sur le parvis de la mairie. Puis, il se fit inviter à une « fête des voisins », comme quoi, notre Marc est devenu un vrai Mundolsheimois ! Après avoir participé à un apéro littéraire et musical, l’appareil photo en goguette en faisant valser quelques courgettes trompettes,  et devinez-où ? 

Au total, vingt-cinq heures ne furent pas de trop pour que notre cicérone vous dresse la carte d’une journée bien remplie à Mundolsheim !

Et le voilà qui vous invite à mettre l’heure exacte sur ses clichés. Une manière de se prendre au jeu. Et vous serez parfois surpris en découvrant la solution… A la bonheur comme disent certains ! Les aiguilles de l’horloge faisant foi, si ce n’est le clic du déclencheur de l’appareil. Souriez, vous êtes sur la photo !  

C’était un jour de juin de cette année, et l’été s’en souvient encore car il avait posé son soleil en épis d’or sur les pupilles de l’objectif de Marc.

                                                                            @ Laurent BAYART

* exposition photo 24 heures à Mundo de Marc Meinau, bibliothèque L’arbre à lire de Mundolsheim, durant tout le mois d’octobre 2019.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 79 / LIRE COMME UNE RESPIRATION DE L’INSTANT.

photo prise à l’Hôtel la Résidence du Val d’Ajol (88340)

         Ah, les ouvrages électroniques sont bien pratiques mais…Il manque la poésie de l’instantanéité.  L’odeur du papier que l’on hume comme une douce senteur. Le froissement charnel des feuillets que l’on tourne délicatement. Le grammage de la feuille, son grain, sa sensualité.  Sa beauté, sa ligne, son harmonie, les couleurs de la couverture. Le toucher aussi car, caresser un volume ne peut s’assimiler à poser les doigt sur la surface froide et uniforme d’un Ipad ou d’un IPhone. Il ne raconte rien. Cet objet se contente d’afficher et de fonctionner. 

Le livre, lui, incite au vagabondage de l’instant et à s’abandonner dans ses méandres. Il ralentit le temps et vous joue de l’accordéon avec le soufflet de ses histoires et de sa narration. Ivresse de se laisser emporter. Moments intimes où l’on n’a nul besoin de câble pour rassurer votre batterie. Une édition en papier est une petite merveille qui se recharge  de lui-même. Il suffit d’un lecteur avisé et passionné, de ses yeux qui dansent sur le vélin blanc imprimé  pour que la magie s’opère.

Le bouquin se…livre tout entier à vous. Un canapé, un fauteuil, une lampe de chevet, un bon feu dans la cheminée…et l’ouvrage devient volupté par la grâce de l’instant partagé. L’éternité suspend sa folle course en avant. Il lit dans le temps qui s’arrête.

                                                                       @ Laurent BAYART      

LIVRE / LES BOXEURS FINISSENT MAL…EN GENERAL OU UNE CERTAINE IDEE DE LA CHUTE.

En matière de littérature et autres récits sportifs lus ces dernières années, les ouvrages sur la boxe se révèlent les plus intéressants et passionnants. Celui de l’écrivain et journaliste à Libé, Lionel Froissart, mérite une mention particulière et je ne parle pas que du titre Les boxeurs finissent mal…en général, ni de la superbe photo de couverture : gant et bandelettes, fourreaux des poings-enclumes des boxeurs. Tout un symbole.

Cet ouvrage, rédigé en 12 rounds, raconte la sortie des projecteurs, « clarté d’une gloire éphémère », de quelques boxeurs emblématiques qui se livrèrent à ce combat de trop dont on parle souvent : Tu connais un boxeur, toi, qui a refusé le combat de trop ou qui l’a vu venir ? Evocations romancées des carrières et claps de fin de Sonny Liston, Benny « Kid » Paret, Davey Moore, Marcel Cerdan ou encore le mythique Mike Tyson. L’auteur décrit avec maestria le monde interlope du noble art : Sexe, argent, trucage (ils ne se doutaient pas qu’il existait un sport de combat pour lequel on désignait officiellement les vainqueurs avant de monter sur le ring…), drogue, dopage, mafia…Puis cette inexorable chute vers l’abime comme le dénouement d’un opéra, souvent dramatique, où la mort envoie ces fantassins de la gloire au tapis. La défaite, mon vieux. On ne l’attend jamais et surtout on ne s’y habitue pas…Ces gladiateurs en short de boxe sont à la fois immenses et pathétiques d’humanité, souvent issus de la rue, ces destins constituent une façon de contes de fée noire…On côtoie les lieux mythiques tel le fameux Madison Square Garden ou bien Las Vegas, temple en carton-pâte du jeu et cette ambiance frelatée des combats qui sentent la sueur et l’embrocation. Le plus comique, c’est qu’une soirée de boxe pouvait réunir en quelques mètres carrés les pires voyous de la création accompagnés de leurs hommes de main, parfois simplement séparés par de la flicaille en civil…

Concernant la chute finale, à l’image de la littérature, Lionel Froissart conclut, lucide : Tout le monde perd un jour ou l’autre. Sur un ring ou dans la vie. 

                                                                            @ Laurent BAYART

Les boxeurs finissent mal…en général, roman de Lionel Froissart, éditions Héloïse d’Ormesson, 2018.

LIVRE / LE JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS OU LA DANSE DE MORT CHINOISE A LA MANIERE DE CAMUS.

Son nom et prénom tiennent en trois lettres, A Yi est un jeune écrivain chinois vivant à Pékin, né en 1976, qui détonne dans le panorama de la littéraire de l’Empire du Milieu. Ancien policier, il a quitté son travail, puis sa femme pour devenir journaliste et écrivain. Ce livre, qui tient un peu de L’étranger d’Albert Camus, est né d’une manière d’absurde et d’un profond ennui que cet homme ressentait dans sa prime jeunesse ainsi que d’un fait divers sanglant, sans motif : Par une journée ordinaire, dans une petite ville de la Chine provinciale, un adolescent tue de trente-sept coups de couteau sa camarade de classe.

Il dit se retrouver un peu dans ce personnage rongé par l’ennui et décidera de réécrire l’histoire à sa manière. Le jeu du chat et de la souris est un récit décapant d’un jeune psychopathe meurtrier. Surprenant qu’il soit publié ainsi en Chine, car souvent les auteurs chinois se retrouvent exilés en Amérique ou en Angleterre où ils poursuivent leur carrière. A Yi s’explique : le héros, entièrement dévoré par l’ennui, ne trouve plus rien qui le motive. Alors il tue quelqu’un, dans l’espoir que le fait d’être poursuivi puisse combler le vide qu’il éprouve. Travail psychologique de cet jeune prodige de la littérature chinoise qui déclare : Je n’ai pas fait l’éloge de cet acte, pas plus que je me suis gardé de le juger avec impatience ou parti pris.

Fait divers glaçant que l’auteur narre avec distance, récit mené tambour battant où un jeune homme sombre soudainement dans la barbarie la plus abjecte, tout simplement à cause d’un ennui posé comme une verrue sur un soleil de printemps.

                                                                            @ Laurent BAYART

Le jeu du chat et de la souris de A Yi, traduit du chinois par Mélie Chen, Editions Stock, 2017.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 78 / JOJO A FRANCHI LA PORTE DES ETOILES…

Georges, dit Jojo.

Compagnon et ami félin, depuis plus de 14 ans, fidèle depuis tant d’années, nous avions -nous-aussi- oublié avec le temps que la Camarde pouvait aussi faucher la vie des chats…La mort, c’est bien connu, ne s’adresse qu’aux autres !  J’avais 48 ans (62 aujourd’hui…) quand tu nous avais choisi, avec tes deux frères à moustaches, lorsque nous avons « cherché » un matou à la SPA. C’est dire, le chemin emprunté ensemble. Nous en sommes sortis avec 3 mousquetaires à rapières de griffes ! 

Quel bonheur alors de partager nos existences et d’avoir vécu en amis pendant si longtemps. Temps qui file trop vite lorsque le sablier se brise et laisse son sable couler, à l’image du sang. Qui dira ses mystérieuses connivences ? 

Georges, Jojo, était un aficionado de nos canapés et fauteuils, dont il avait (Tout comme ses frères) posé ses griffes comme on glisse un parafe…Le sigillé de leurs pattes à lames effilées faisant foi. Nous t’aimions, car oui, on peut aussi aimer des animaux ! N’en déplaise à certains. Malgré ton caractère bien trempé…Tête de cochon affublée de vibrisses ! Nous partagions ces petits bouts de bonheur quotidien qu’on appelle nos existences. Ainsi, tu nous « apprivoisais » comme on essayait de t’amadouer. Nos âmes et nos coeurs se trouvaient au diapason de ces moments échangés. Comment expliquer l’alchimie de l’amour qui transporte nos corps dans la vibration de l’affection ? Ah, ce bonheur d’entendre le ronronnement d’un chat à travers la peluche de son corps. Comme un moteur qui réchauffe la couette de nos vies. Vedette, tu avais les vibrisses et les coussinets en extase car tu figurais – en vedette à poils – sur la couverture du livre dédié à nos trois chats et notre furet de l’époque : L’Antre chats que j’avais publié avec Claire-EliseUne manière de rester pour toujours et de t’inscrire dans une forme d’éternité. L’écriture et les photos se gravent dans le marbre du temps, grâce au papier. Une espèce de passeport du toujours.

Jojo, hier à ton enterrement, j’ai chuchoté un Notre Père car j’ai l’intime conviction que tout se rejoint, que tout se reforme et qu’au paradis, chacun regagne sa coque. L’Un se reconstitue. Nous redevenons des enfants de Dieu. Voici, d’ailleurs, que tu caracoles désormais avec Félix… Les larmes en fontaine de ta maîtresse m’ont aussi fait pleurer. La tristesse est une manière de préparer la joie des retrouvailles. Celle inscrite dans la mystérieuse ligne de nos destins.

 Voilà que tu dessines, dans notre salon, des arabesques avec ta queue, encastré dans nos jambes, comme si tu réclamais la pitance d’un peu de pâté. Mais nous ne pouvons plus t’apercevoir, rien que te deviner…Un jour, nous aussi, nous franchirons la fine cloison qui sépare les mondes. On appelle cela « La porte des étoiles ».  Adieu Jojo.

                                                                   @ Laurent BAYART

                                                                   19 septembre 2019

BILLET D’HUMEUR/ ACTE 77 / MON VAL D’AJOL.

Lorsque j’arrive chez toi, dans ton écrin de verdure, je sens mon âme être au diapason de tes sapins qui représentent une kyrielle d’étoiles accrochées à tes reliefs. Leurs épines en étincelles brillent de mille feux dans mes rétines éblouies qui font de la confiture avec les fruits de leurs images flamboyantes. De quoi engranger de savoureuses réserves en verrines de couleurs pour les longs jours d’hiver, gris et parfois blancs de neige, qui auront tôt fait de venir. Ici, le temps s’écoule langoureusement au fil de l’eau, et je dirais même  qu’il combeaute majestueusement ! Mon Val de Joye se veut être un roman du terroir que l’on lit paisiblement, en admirant le panorama à la Feuillée Nouvelle.Bibliothèque naturelle où les rayons des étagères sont encore en version originale d’épicéas.

 Je me trouve en paix dans ce paysage qui respire les fougères et les foins. Plus loin, dans sa petite grotte aménagée derrière la Résidence, la vierge Marie, immaculée et altière, veille sur toi avec amour et bienveillance. Tous les Ajolais sont ses enfants. Petite chandelle qui éclaire nos sentes. Et parfois, tu ressembles, ô mon Val d’Ajol, à ta manière vosgienne à la Lourdes pyrénéennes car, lorsque j’arrive dans ton espace, je me débarrasse des béquilles imaginaires qui m’empêchaient de marcher droit. A défaut de miracle, ta cathédrale de lumière pose sa sérénité et sa plénitude en moi. 

Je redeviens papillon, libellule ou insecte. Miracle de cette communion retrouvée avec le monde. Ici brille la majuscule de l’instant.

                                                                   @ Laurent BAYART

LIVRE/ L’INCR0YABLE FRESQUE TIBETAINE DE FAN WEN « UNE TERRE DE LAIT ET DE MIEL ».

Ce morceau de pavé en feuillets fins a de quoi faire peur : pensez, quasiment 900 pages de littérature chinoise ! Autant dire qu’il faut que l’écrivain – en l’occurrence Fan Wen – puisse vous tenir en haleine, sinon on risque de prendre le bouquin pour un presse-papier…

Nous voilà entrainés dans les gorges du Mékong et la montagne sacrée du Khawa Karpo dont on dit que si, de son vivant, un Tibétain n’a pas tourné une fois autour de la montagne sacrée de Khawa Karpo, personne après sa mort ne voudra porter son cadavre considéré comme impurRoman singulier, nous précise t’on, dans le paysage de la littérature chinoise contemporaine. Histoire d’une Conquista version missionnaires français dans le Tibet. Communauté catholique, emmenée par le père Charles, qui érige une église avec en toile de fonds des conflits religieux et rivalités ancestrales. Depuis que nous avons reçu le baptême, nous sommes comme le sel dissous dans l’eau, qui en garde à jamais le goût ! Incroyable fresque qui nous transporte dans un vaste monde aux reliefs escarpés, avec une galerie de personnages hallucinants tel ce brigand, assoiffé de sang, Tsering Dawa qui finira dans la piété religieuse, prononçant ses vœux et prenant le nom de Chöphel. 

« Une terre de lait et de miel » nous entraine dans un tourbillon narratif impressionnant. Philosophie bouddhiste omniprésente, au fil des pages, comme ce On commence par faire du feu avec du bois, mais au final, c’est le feu qui détruit la forêt ! Nous sommes dans ce paysage pentu des terres tibétaines où les dieux et les esprits sont constamment présents car un homme sans rêves est comme un oiseau sans ailes…

                                                                           @ Laurent BAYART

Une terre de lait et de miel, de FAN Wen, éditions Picquier, roman traduit du chinois par Stéphane Lévêque, 2013.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 76 / L’AMAZONIE DANS LE CACA TOES (BRESILIEN).

L’Amazonie dans le caca…toès !

Et voilà que la presse nous relate la surprenante allusion scatologique du président brésilien à l’interrogation d’un journaliste lui demandant s’il était possible de concilier « croissance et préservation de l’environnement », tout en relevant le défi de nourrir une population mondiale toujours plus exponentielle, et Jair Bolsonaro de répondre, que le moyen de préserver l’environnement : C’est de Faire caca un jour sur deux ! Oups, ou plutôt crotte, j’en tombe sur le cul ! Cela voudrait dire que celui qui ne fait jamais chanter la tinette, c’est-à-dire le constipé chronique, serait le seul à vraiment se soucier de la planète ? Voilà qui va ravir les luttes intestines dans la communauté scientifique et autres pythonisses de l’apocalypse. Notre ami en ayant rajouté une couche (culotte) en déclarant qu’il convient de manger moins, à défaut de souscrire un abonnement à Comme j’aime ! Afin de devenir maigre comme un fil de fer. Bref, vous connaissez l’adage : une assiette légère vous offre un étron fluet.

On savait déjà depuis quelque temps déjà que le monde marchait sur la tête mais, merdre ! Comme aurait dit le Père Ubu, voilà qu’il se dandine –incontinent – sur les toilettes ! A regarder de près, avec la loupe de la lunette des WC, on devient myope de l’anus. Tout cela prêterait plutôt bien à sourire si les chefs d’état des pays les plus puissants du monde ne faisaient pas dans le grotesque et l’ubuesque. Pour mémoire : ces messieurs possèdent l’arme atomique. De quoi raser, à l’instar de l’Amazonie, toute la planète ! 

Le président brésilien, quant à lui, à défaut de posséder des armes nucléaires, est doté d’une sacrée tronçonneuse ! On serait tenté de dire que tous ces gens-là nous font bien chier, mais on nous tomberait encore sur le râble en nous soupçonnant de vouloir détruire la planète et de la polluer à outrance !

Voilà une sacrée danse des fous à laquelle nous sommes conviés. Reste à éviter de tomber dans les trous de ce bal de l’absurde…des gens qui marchent sur la tête, ou plutôt sur leur croupion ! Il faudrait définitivement tirer la chasse et passer enfin à outre chose. Problème : le rouleau de p.q. est désespérément vide. Normal tous les arbres ayant été tronçonnés !

                                                                                @ Laurent BAYART

                                                                               

BILLET D’HUMEUR / ACTE 75 / SAINTE MARIE OU LA GRACE D’UN JOUR PAS COMME LES AUTRES.

Merci à Némorin, alias Erik Vacquier, pour cette magnifique photo (tombe de mère Térésa à Calcutta).

Ce jour du 15 août (miaou comme disent les chats) constitue une petite pépite dans le calendrier. Sainte Marie vient enchanter l’éphéméride.  La foi reste une oasis de grâce dans ce monde de plus en plus barbare qui nous pousse inexorablement vers le bas et l’obscurité. Et pourquoi pas s’offrir la merveille d’un moment vertical ? Plonger dans cette parole qui nous vient d’ailleurs pour nous emporter dans le maelstrom de l’amour. Enfin…Loin des contingences matérielles qui nous font oublier l’essentiel. La vraie quête de nos existences !

Ainsi,  en ce jour particulier, une kyrielle de souvenirs m’assaille à m’étourdir d’émotions. D’abord, je pense à ma fille Marie dont c’est la fête aujourd’huiPuis à notre petit-fils Jules né un 15 août voici quatre ans. Me reviennent également, en boucle, les chansons dédiées à la vierge Marie chantées par Mannick, mais aussi celle de Jean Humenry Dame du rocher… C’était un temps où les compositeurs venaient rafraîchir nos âmes et nous enivraient d’espérance. Jour comme un instant de respiration dans cet agenda qui file à une vitesse de tgv. Trop vite. Bien trop vite…

Marie…Je me souviens de ce prêtre qui me confiait : Tu es un protestant marial…Pourquoi pas ? Je ne sais d’où cela me vient mais du plus profond de moi, cette femme blanche et diaphane m’apparaît telle une lumière enchantée dans la nuit. Allez chercher à comprendre tout cela ? Les réponses muettes sont les plus belles. Nous ne possédons pas toutes les clefs de notre âme. Et demeurons des enfants à regarder le soleil car il nous offre quelques pastilles d’éternité. Et pourquoi pas cette folie de croire encore ? 

Il faudra bien retrouver des chemins apaisés pour marcher vers l’absolu. Tant d’étoiles nous attendent. Elles sont à notre portée. Il suffit simplement de leur réciter la liturgie de ce rendez-vous sacré, pour qu’une rencontre  vienne illuminer notre sente.

                                                                                @ Laurent BAYART

                                                                                15 août 2019