Archives de catégorie : Blog-Notes

S’EMERVEILLER TOUJOURS ET ENCORE…

                                     Avec la complicité de Jules, Camille et de leur papa…

                           Le monde est un tourbillon d’émerveillement et de jubilation. Observez l’agitation bienheureuse de cette nature qui nous enchante à chaque instant, que ce soit les yeux rivés dans le ciel ou bien sur la ligne d’horizon où les arbres semblent danser aux confins, avec quelques oiseaux traversiers qui jouent les éventails au loin.

 Mais aussi, plus bas, dans les abysses des océans ou dans les tréfonds de la terre où plongent les racines jusqu’à ce cosmos renversé, comme un ciel à l’envers. Voyage en terre inconnue…Ivresse de la découverte. La voie lactée marche sur la tête.

Enfants, émerveillez-vous de la beauté de ce monde qu’il vous conviendra de réinventer et d’aimer toujours plus fort.

Caressez-le intensément et tenez-y comme la prunelle de vos yeux.

Il vous enchantera demain et vous remplira de bonheur, en vous offrant toutes les couleurs inimaginables pour la pupille de vos yeux qui se régaleront comme des palettes de peintre.

                                                               © Laurent BAYART

                                                16 mai 2024

PLANETE MUNDO

                                             Sur une photo de Jean-Marc Diebold.

         Elle est belle et bien ronde notre planète à Mundolsheim, enchantée par l’œilleton… circulaire de l’appareil photo magique d’un capteur d’image. 

Mundo, planète où coule le Gange ou l’Amazone de la Souffel…Long ruisselet ou fleuve tranquille, cantique liquide sur le Kochersberg. Sur sa butte, On y distingue l’église protestante qui veille sur la commune telle une tour de guet ou un phare. Tandis que sur la colline inspirée, ne s’ébroue pas aujourd’hui quelques ailes volantes majuscules qui jouent, durant les beaux jours, avec les vents et les airs au gré des caprices des courants aériens. Félicité de l’instant où le monde semble s’apaiser et suspendre le temps. Ronde de l’image qui jouxte et semble même toucher la commune voisine…Lampertheim tout au bout du monde, comme une terra incognita. 

La nature nous offre les miettes de ses détails dans lesquelles nous glissons nos pas et nos yeux de passants éblouis.

On y distingue des jardins en goguette où la peinture verte s’est renversée sur l’herbe.

La photo roule sur l’image comme un ballon qui s’en va se glisser dans la ronde des planètes de notre système solaire.

Une de plus aujourd’hui ! Les astronomes roulent des yeux sur leurs télescopes…

                                                               © Laurent BAYART

                                                                        11 mai 2024

LES DIEUX DE L’OLYMPE VERSION PETITS ENFANTS…

                                                               A Camille et Jules,

          Dans un parc de Mundolsheim devenu stadium pour la circonstance, les petiots s’entraînent avec ardeur pour les prochaines Olympiades. Devenu un vaste gymnase aux gradins de verdure, les enfants jouent aux barres parallèles en quête de médailles…en chocolat ! Les seules qui intéressent vraiment nos bambins. 

Et les voilà faisant des circonvolutions, tantôt des équerres, soleils, bascules ou même des saltos ! Incroyables petits enfants qui jouent les orfèvres de la gymnastique. Nadia Comaneci n’a qu’à bien se tenir ! La relève est assurée.

Dopés les mômes ? Oui, sans conteste, à coups de choco BN ou de Banania ! 

A la fin, ils pourront se hisser sur les marches du podium, à condition de ne pas se casser la figure sur les escaliers de l’ascension !

Or, rien n’est impossible, car il ne faut pas tout prendre pour argent comptant et faire gaffe à ne pas bronzer au soleil.

Revers de toute médaille.

                                                               © Laurent BAYART

                                                6 mai 2024

MARCHER DANS LES PAS (FECONDS) D’UN ENFANT…

                                            A Gustave qui m’accompagne sur la sente. (Photo Marie Bayart)

         Nous glissons sur le chemin plus que nous ne marchons. Dans la connivence des rencontres partagées de la forêt. Côte à côte, pas à pas, chaque foulée nous rapproche et nous raconte la sente forestière. Les années qui nous séparent ne sont que des parenthèses, de simples minuscules… L’essentiel est dans cette complicité de la seconde qui passe. La forêt chante et enchante les pérégrins qui cheminent. Petit garçon, tu émerveilles ma route et m’offres ta main, comme une canne de hêtre…Tout autour de nous des petits cerfs-volants papillonnent pour nous donner une aubade de printemps dans l’air bleuté. Bouffée de lumière au creux de cette cathédrale à ciel ouvert.

 Il fait déjà chaud, en ces derniers jours d’avril, pour celui qui marche et illumine le layon bordé de fougères et de quelques ruisselets. Autour de nous, les arbres sont des candélabres verts qui produisent de vivifiantes bulles de savon en milliards de particules d’oxygène. Les oiseaux poussent leurs trilles comme des petits chanteurs à la croix de bois. Chorale improvisée des clairières où jouent les hautbois et les violoncelles des chênes et des pins sylvestres.

Le bonheur, c’est de cheminer en ces instants échappés à la fuite du temps.

S’arrêter et prendre quelques miettes d’éternité, comme les coquillages du chemin de Compostelle, et s’imaginer pèlerins sans destination.

Mais avec quelqu’Un, tout au bout, pour nous attendre.

                                                               © Laurent BAYART

                                                30 avril 2024

ROULEAU DE PRINTEMPS A MUNDOLSHEIM.

                                     Sur une photo de Jean-Marc Diebold,

         Sous l’œil éclairé de la nef/timon de l’église protestante, s’ébroue dans les champs un guilleret rouleau de printemps faisant fi de son foin. Il ne s’agit pas là d’un délicieux mets de la gastronomie chinoise, mais tout simplement d’une roue qui fait du surplace sur cette route dorée à l’instar des cyclistes/pistards sur le parquet en bois des vélodromes. 

A la bordure verte de cette drôle de piste veille une brigade d’épis de maïs comme d’altiers gendarmes, pandores végétaux prêts à « flasher » cette meule ou plutôt balle de fourrage pour un hypothétique excès de vitesse. Les carnets sont rangés dans les gousses de la maréchaussée. 

Précieuses céréales compressées qui constitueront le plantureux déjeuner des ballerines des prés que sont les vaches…

Meuh en forme de meules qu’elles transformeront en bonbonnes de lait. 

Pis, elles reprendront la piste en faisant rouler cette roue de la fortune.

Les jeux sont faits dans les champs qui font figure de voie lactée !

                                                               © Laurent BAYART

                                                28 avril 2024

LUMIERES DANS LA NUIT OU IL ETAIT(est) UNE FOI…

                                                Sur une photo d’Alain Tigoulet,

         Les chandelles sont des petits bouts d’âmes, lumignons de clarté qui brûlent dans la nuit de ces petits feux grégeois qui illuminent nos existences. Fétus d’étoiles comme de mini sanctuaires qui éclairent ce chemin de Compostelle parsemé d’épreuves. Autels de luminosité qui nous accompagnent tels des anges gardiens bienveillants. Je psalmodie une prière dans l’étole du silence. Je prie comme on chante un cantique dans la liturgie des instants échappés à la fuite du temps.

Je sens le souffle d’une présence.

Dieu est un silence qui chuchote dans nos oreilles.

C’est tous les jours un enchantement que de vivre au diapason de sa Lumière.

                                                      © Laurent BAYART

                                          22 avril 2024

PAUSE REPOS SUR UN BANC AU BORD DE LA ROUTE.

                                             Sur une photo de René Roesch,

         La route n’est belle que par les haltes qu’elle propose aux pérégrins/marcheurs. Un banc reposoir offre sa literie de pierre aux passants en besoin de pause. Poser son sac puis étendre ses jambes ankylosées aux muscles tendus et endoloris par les kilomètres égrenés. Ôter les petits cailloux fichés dans ses godasses et admirer l’horizon en se faisant caresser l’épiderme par l’ardeur chaude des rayons du soleil. Profiter du parasol tendu des branches de l’arbre qui offre son ombrelle bienfaitrice aux marcheurs. Le temps s’arrête langoureusement au bord de cette route. Le monde est si beau lorsqu’on prend le temps de le savourer. S’asseoir et surseoir à cette longue et interminable marche qui nous emmène vers où ? Compostelle en coquillages de chemins ? A moins que ce pèlerin égaré ne sache plus à quelle cathédrale confier son cheminement. Chemins de croix sans calvaire ? Plus loin, un Christ semble indiquer la sente : son doigt dirigé vers le ciel est une aubade à la foi. Croire que l’on n’est jamais arrivé à destination. Métaphore de la vie.

Et puis, reprendre sa longue marche et laisser derrière soi ce siège en grès rose des Vosges.

La cathédrale de Strasbourg serait-elle devenue Saint Jacques de Compostelle ?

                                                               © Laurent BAYART

                                                14 avril 2024

MUNDOLSHEIM SUR KOCHERSBERG.

                                             Sur une photo d’Abdellali  Baladia,

          La nuit tombe langoureusement dans la magie du soleil qui s’éteint et se retire doucement. Les luminaires du village vont s’allumer, avec les étoiles qui jouent, beaucoup plus haut, de la harpe dans les nuées. Mundolsheim est une île flottante, havre de lumière, installé sur les terres fécondes du Kochersberg où l’or du lœss fertile nourrit cette glèbe, si riche et si généreuse, qui fait des paysans des musiciens jouant sur l’horizon avec le stradivarius de leurs tracteurs agricoles. Image de paix et de béatitude qui offre à l’âme un réceptacle de sérénité. Ivresse de vivre au ralenti et de ressentir les pulsations du monde. J’aime ces moments vagabonds échappés de cette course folle au temps et de son chronomètre nerveux pour aller s’installer dans l’éphémère éternité de l’instant.

Là, le temps s’arrête, tandis que le violoncelle et le tambourin de l’église protestante martèlent l’heure.

Dieu, métronome de l’espace, se délecte et prend son temps à Mundolsheim…

                                                                    © Laurent BAYART

                                                                           6 avril 2024

MON SANCTUAIRE.

                                                         A Brigitte et Rémi Picand,

          Dans tes allées enchantées, les oiseaux, mésanges, pies, merles et autres rouges-gorges, sont des cierges à plumes qui viennent illuminer mes journées. Hosties de lumière en offrande qui caressent le duvet de mon épiderme. Les étoiles semblent s’être accrochées, telles des guirlandes et des boules de Noël, sur les branches des pommiers, noisetiers et pruniers. Je vis en connivence et bonne intelligence avec quelques âmes errantes qui viennent veiller à cette terre. Elle est devenue un sanctuaire pour moi. 

Je sens ses vibrations telluriques venues de l’absolu des mondes, situé entre le cosmos et les abysses du magma. Je suis un confetti égaré sur cette croûte féconde où chante l’ivresse des rencontres. 

Et lorsqu’un passant s’arrête, comme un pérégrin qui cheminerait sur la route de Compostelle, je suis éclairé par sa lumière qui s’égrène en moi et distille ses ondes bienfaitrices jusqu’à mon esprit.

Mon jardin est un sanctuaire dans lequel je me ressource chaque jour.

Et y recharge à l’infini mes batteries, via le fil invisible qui s’en va, guilleret, jusqu’à mon âme.

Et Dieu vient psalmodier quelques paroles à mes oreilles, cantique de la jubilation, comme on sème quelques semences sur la nappe du ciel.

                                                               © Laurent BAYART

                                                                        4 avril 2024

GLISSER LA POESIE ET LA FANTAISIE DE QUELQUES POISSONS EN PAPIER SUR LE MUR D’UN DOS.

Sur une photo d’Emilie Bayart, le dos de Thibaud avec la complicité de Jules et Camille…

         Réinventer la fantaisie, la poésie de l’impromptu et la surprise de voir son dos pris pour un petit panonceau/dazibao où quelques poissons colorés, en papier, confectionnés par les mains innocentes d’enfants se prennent dans les filets d’une échine de victime bien consentante…J’aime ces instants de liberté où l’esprit vagabond redevient espiègle et où l’adulte se glisse dans la peau d’un gamin…comme s’il lui prenait l’envie d’écraser à nouveau ses doigts sur une sonnette !

Poème en écailles d’un premier jour d’avril qui annonce un printemps taquin.

Besoin de retrouver la légèreté d’une vie qui n’est finalement qu’une bulle de joie égarée dans le cosmos.

Quelque part dans l’immense constellation du poisson.

                                                               © Laurent BAYART

                                                1er avril 2024