Auschwitz, Sur une photo de Marie Bayart,
En ce lieu, des fantômes déambulent lourdement dans les allées silencieuses devenues des sanctuaires. Ici, l’humanité s’est éteinte. L’être humain est devenu un fétu de paille et d’autres, d’insatiables monstres…Est-ce ainsi que les hommes vivent ? scandait Louis Aragon…Qu’est devenu notre humanité ? brûlée et fracassée en ces endroits maudits où rodent des silhouettes et destinées brisées. Le monde ne s’est-il jamais relevé de cette ignoble barbarie dont on entend encore crépiter le feu et chuchoter les braises ?
Nous étions faits pour être libres, nous étions faits pour être heureux…
Demain, il faudra se relever et réussir à ré-enchanter le monde ! Mais, que le chemin est ardu !
Les vieux démons rodent toujours et encore. C’est bien connu : les fantômes ne meurent jamais ! Mais notre espérance en l’Amour, elle, reste gravée pour l’éternité en nos âmes, toujours et encore debout !
© Laurent BAYART
18 août 2026










