Tous les articles par Laurent Bayart

LA BOITE A LIVRES OU L’IVRESSE DES FEUILLETS EN EXTERIEUR/JOUR.

( photo, boite à livres à Berlin)                    

 Les livres se mettent en boites et viennent habiller nos villes et nos campagnes avec leurs casiers en mode bibliobus immobiles…Lumineuse idée de leur offrir ainsi une petite maison et autre cabane afin d’y déposer leurs romans, histoires et mots qui font chanter notre imaginaire. 

Ces boites à livres, armoires à l’ivre(sse) pour nous donner rendez-vous avec la littérature hors les lieux et autres habitacles dédiés aux bouquins.

Ainsi, chacun peut y grappiller à volonté dans la liberté des découvertes et des rencontres fortuites.

Ici, pas ou peu de bibliothécaires mais des amoureux et curieux au fil des feuillets.

Ces lieux constituent des marque-pages en quête d’une pose dans cette course effrénée que sont devenues nos vies.

La boite à livre est une succursale et autre raccourcie fantaisiste en poésie originale de bibliothèque !

                                                 © Laurent BAYART

                                                   1er septembre 2026

LIVRE / « LA BIERE C’EST PAS SORCIER » DE GUIREC AUBERT OU L’IVRESSE DE LA MISE EN BIERE.

         C’est une petite perle ou autre bulle qui émoustille mon verre ! Ce livre didactique et ludique est tout simplement magistral (à signaler la superbe esthétique) : La bière c’est pas sorcier, petites leçons illustrées pour les amateurs signé par un véritable brasseur des mots : Guirec Aubert.

Près de deux-cents pages à se délecter et apprendre une foultitude de choses sur la boisson alcoolisée la plus utilisée par les glottes du monde entier ! Un régal. Vous y trouverez tous les renseignements, souvent passionnants et instructifs sur votre boisson préférée ! Ainsi, apprend-on que les Tchèques en consomment 148 litres chaque année, alors que les Français, petits joueurs, n’en éclusent que 32…Outres les Égyptiens aux temps des Pharaons, les hommes préhistoriques (eh oui) en buvaient aussi, en ersatz de binouze qui s’articulait comme une forme de bouillie acide…Et puis, même s’ils ne connaissaient pas les vitamines ni la nature de la levure, les Anciens l’avaient constatés, les buveurs de bière (appelée « pain liquide ») étaient en meilleure santé…/…la fermentation restait un phénomène mystérieux qui se déroulait sous le patronage de la déesse Ninkasi. 

Petit trésor de lecture qui vous offre toutes les déclinaisons possibles et imaginables sur la bière (qui étymologiquement en latin bibere vient de boire). On y découvrira toutes les variétés de verres, les bières consommées par pays, l’histoire, la manière de s’en délecter, sa culture, son odyssée liquide et cætera.

Quant à l’acteur (belge !) Ronny Couteure d’affirmer en guise de conclusion : La bière, c’est de l’amitié liquide.

                                                               © Laurent BAYART

  • La bière c’est pas sorcier, petites leçons illustrées pour les amateurs de Guirec Aubert, Marabout, 2017.

LE MONDE CHANTE SON ADAGIO DE BEAUTE…

                                    Avec la complicité d’Emilie, de Camille et de Jules.

                  La terre nous raconte son indicible beauté au quotidien. Le bleu du ciel enchante notre âme en y posant quelques papillons volubiles, légers comme des cerfs-volants en cocottes de papier qui virevoltent dans les courants d’air. Merveilles de cette humanité qui nous offre la plénitude du corps et la jubilation de vivre intensément la seconde qui s’écoule lentement.

Regarder le ciel, c’est déjà habiter quelques arpents d’éternité pour y glisser notre cœur qui palpite de joie. Devenir un oiseau et s’envoler dans le paysage.

Puis, respirer dans l’ivresse de l’azur qui chante en nous pour mettre l’espace et les nuages dans les alvéoles de nos poumons.

Vivre, et s’inviter à cette fête à chaque instant.

Nous ne faisons que passer, mais restons dans la jubilation de savourer la beauté du monde.

Nous avons déjà pris un acompte sur l’éternité.

                                                                  © Laurent BAYART

                                                                          29 août 2026

LA GRACE DE L’ETERNITE DANS L’INSTANT OU HOMMAGE A ALAIN TIGOULET.

                                    A la mémoire de l’ami photographe,

              Le temps ne file plus lorsque l’objectif de l’appareil photo s’est suspendu dans la lumière de l’éternité. Nous passons ainsi, de l’autre côté des mondes et des apparences, où nos vies continuent d’une autre manière, invisibles, impalpables mais toujours prégnantes et présentes. 

Le cœur a cessé de battre et de psalmodier son incessant clic clac, tel un battement cardiaque, qui fixait le temps sur la pellicule des jours qui passaient sans penser un instant que tout reste éphémère…

Parti, évaporé, absent pour une durée indéterminée, l’être humain s’éclipse… La mort n’est qu’un leurre, un passage comme me l’avait signifié un jour le grand écrivain Claude Vigée, en parlant de l’étymologie de ce mot en hébreu, lors d’une rencontre.

Nous partons mais restons ici, dans le présent qui n’a plus de temps, ni de conjugaison. L’absence n’existe pas, car elle est constamment habitée…

Ne me cherchez pas, je resterai toujours à vos côtés ! Il suffit de me parler, de m’évoquer et mes ailes d’anges gardiens battront près de vous et laisseront s’envoler une plume dans l’air, comme un petit coucou complice ou un clin d’œil que je vous offrirai de l’autre côté des mondes.

                                                  © Laurent BAYART

                                                22 août 2026

LE CIEL NOUS RACONTE SES HISTOIRES…

              Le ciel est une vaste écritoire où le vent rédige ses histoires et fait danser les nuages sur son cahier blanc. J’aime regarder les nuées et mon cœur s’apaise à voir le spectacle qui se déroule devant moi.  Parfois, un oiseau fuse comme une lettre de l’alphabet qui aurait mis les voiles ! 

J’aime contempler le ciel, cela nourrit mon âme de cette vastitude qui raconte l’infini.

Et, derrière cette grande voile bleue se cachent des myriades d’étoiles qui n’attendent que le soleil éteigne sa lumière pour raconter l’absolu des mondes.

Nous sommes de minuscules lucioles qui rêvons d’éternité.

                                                   © Laurent BAYART

                                                21 août 2026

Là Où L’HUMANITE S’EST ETEINTE…

                                           Auschwitz, Sur une photo de Marie Bayart,

       En ce lieu, des fantômes déambulent lourdement dans les allées silencieuses devenues des sanctuaires. Ici, l’humanité s’est éteinte. L’être humain est devenu un fétu de paille et d’autres, d’insatiables monstres…Est-ce ainsi que les hommes vivent ? scandait Louis Aragon…Qu’est devenu notre humanité ? brûlée et fracassée en ces endroits maudits où rodent des silhouettes et destinées brisées. Le monde ne s’est-il jamais relevé de cette ignoble barbarie dont on entend encore crépiter le feu et chuchoter les braises ?

Nous étions faits pour être libres, nous étions faits pour être heureux…

Demain, il faudra se relever et réussir à ré-enchanter le monde ! Mais, que le chemin est ardu !

Les vieux démons rodent toujours et encore. C’est bien connu : les fantômes ne meurent jamais ! Mais notre espérance en l’Amour, elle, reste gravée pour l’éternité en nos âmes, toujours et encore debout !

                                                   © Laurent BAYART

                                                       18 août 2026

VIERGE QUI ENCHANTE LE MONDE AUTOUR DE TOI.

              Sainte Mère qui veille sur nous en Ton Amour immense et infini. 

Tes ondes de bonté et de bienveillance nous irradient et enchantent nos corps, mais aussi nos cœurs. Tu demeures avec nous dans la lumière féconde du silence de nos prières qui sont des chandelles que l’on allume en nos âmes. Tu poses en nous la sérénité de cette forme d’éternité que tu nous offres par Ta présence pleine de tendresse.

Tu es là, telle une flamme qui illumine et enchante nos existences.

Vierge Marie, nous te prions et implorons ta Grâce en ton Amour immense.

Chaque étoile dans le ciel constitue un cantique de lumière qu’elle t’adresse dans ce sanctuaire qu’est le cosmos.

Chaque instant de nos vies nous rapproche de cette éternité que Dieu a offert à cette humanité qui est une cathédrale.

Et nos âmes, devenues des lucioles, s’envolent vers Ta lumière.

                                           © Laurent BAYART

                                          12 août 2026

LE CHEMIN NOUS INVENTE L’AVENTURE…

                              Avec la complicité de Jérémy, Alphonse et Gustave.

      Marcher sur la caillasse de la sente pour s’en aller vers cette ligne d’horizon où l’aventure nous propose son ivresse. Jubilation d’arpenter le monde et de se délecter du moment présent. Dérouler ses pas comme on se baladerait sur une partition, clef de sol et lignes imaginaires. 

Ainsi, nos semelles deviennent musiciennes et le chemin, une sonate silencieuse et féérique.

Le chemin nous raconte l’aventure. Chaque pas devient une rencontre. Le paysage écoute notre foulée et nous offre la plénitude de l’instant.

Marcher comme on jouerait sur les touches d’un piano, les cailloux se transforment en clavier.

Et nous réinventons le monde à chaque pas que nous offre le sentier.

                                    © Laurent BAYART                                          9 août 2026

LES REQUINS SE REQUINQUENT DANS L’EAU ET FONT CHANTER LES SIRENES…

                                          A Gustave et Alphonse,

              Prenez garde, les enfants, aux chants des sirènes qui attirent les marins en quête d’aventures océanes et d’odyssées homériques ! Ne vous fiez pas aux chants mielleux de ces sylves en nageoirs qui ensorcellent les marins ! Homère nous avait pourtant prévenus ! 

Le monde est parsemé d’astres, certes, mais aussi de barracudas et autres requins aux dents acérés qui se délectent des nageurs en goguette rêvant d’aventures au long cours !

Prenez avec vous le compagnonnage des fées, des lutins et des elfes qui enchanteront vos vies.

Ils mettront des étoiles dans vos existences et des soleils dans vos pupilles.

                                          © Laurent BAYART

                                         8 août 2026

TANTE LUMIERE OU LES ÉTOILES NE MEURENT JAMAIS…

                                              Sanatorium Rhône Azur, 1965.

                  C’est un peu ma fée clochette, mon ange gardien qui reste éternellement avec moi…C’était un jour de 1965 que je garde précieusement en mon âme…Le temps s’est miraculeusement suspendu, voire arrêté,…Tu étais venue me rendre visite dans mon sanatorium de Rhône Azur à Briançon…Ô tante Lumière, bien nommée, ange gardien que je garde précieusement en mon âme de loupiot tuberculeux.

Petit gamin aux poumons remplis de taches blanches…La maladie avait posé son smog et son brouillard dans les alvéoles de mes bronches et autres bronchioles.

Comment pourrais-je oublier ce moment d’éternité que tu m’as offert en me rendant visite ?

Je sais, par d’étranges convictions et sensations que tu es restée avec moi.

Tu tiens aujourd’hui la main de ce petit garçon devenu senior. Les rides ont posé leurs lierres sur ma peau un peu parcheminée, mais le petit garçon continue toujours de t’étreindre.

L’éternité n’a jamais de fin lorsqu’on aime ses anges gardiens…

                                                   © Laurent BAYART

                                                6 août 2026