Tous les articles par Laurent Bayart

LIVRE / PETIT ELOGE DES NUAGES OU QUAND LE CIEL SE MET A VOUS PARLER…

              C’est une petite gourmandise de livre qui vous tombe du ciel et vous enchante à l’image d’une petite pluie estivale rafraîchissante. Intitulé fort élégamment Petit éloge des nuages, l’auteur Virginie Troussier nous emmène dans cette vaste divagation où l’on se laisse emporter par les nuages volages. Car qui regarde encore le ciel au-dessus de sa tête ? Qui prend le temps de le perdre pour l’émerveillement sublime de la contemplation ? Souvent, on ne voit pas venir le nuage, il apparaît d’un coup, ne surgit de rien, et gonfle comme nourri de lui-même. L’écrivaine les a longuement observées depuis sa fenêtre ouverte sur l’Atlantique et lors de ses ascensions en montagne. Et de nous avouer en un chuchotement de cumulo-nimbus : La lecture du ciel provoque chez moi attente patiente et excitation irrépressible. Elle nous rappelle aussi qu’avant de faire l’objet de la science, le ciel était une écriture…

Pourquoi, à l’aune de l’intelligence artificielle (sacrificielle), nous nous sommes autant déconnectés de la nature et de ses éléments ?

Regarder les nuages, c’est désactiver ne serait-ce qu’un instant notre pulsion de contrôle ajoute-t-elle avec justesse.

Ce livre est si futile et léger qu’il en devient essentiel. Regarder les nuages, c’est comme prier avec ses yeux en regardant le ciel…

                                                   © Laurent BAYART

  • Petit éloge des nuages de Virginie Troussier, Éditions Les Pérégrines, mars 2026

CANICULE : MON JARDIN ME DONNE RENDEZ-VOUS AUX AURORES…

               Petit matin qui chante l’allégresse de la terre et de mes plants passés au grill du soleil devenu boule de feu. Je leur donne la pitance d’une tournée d’arrosoir et je sens leur langue végétale et autre glotte se délecter…la pépie les guette ! La verdure connaît aussi la soif ! A six heures du matin, je déambule dans les allées comme un serveur dans un bar. Et chacun de lever les bras ou plutôt les tiges afin de réclamer une tournée.

Et tout d’un coup, voilà t’y pas que j’aperçois Bécassine, mon épouvantail, s’éventer, tel un moulin, avec son chapeau en paille qu’elle a ôté de son chef !

Là, je me dis qu’il est grand temps de rentrer à la maison, le soleil tape déjà bien fort sur mes pauvres méninges !

                                           © Laurent BAYART

                                          25 juin 2026

L’ART (ET L’IVRESSE) D’ÊTRE GRANDS-PARENTS…

                      A Jules, Alphonse, Camille et Gustave,

       Transmettre ce que savons, ce que nous étions aussi, le poids des racines et de nos aïeux, les certitudes de nos existences, la jubilation qui nous entraîne et l’amour de la vie, le passé qui nous habite et nous a fait ce que nous sommes. La confiance en l’avenir, malgré parfois les cumulus noirs des jours qui passent. Vous offrir l’ivresse d’espérer et d’y croire, encore et toujours, car nous n’avons pas d’autre destinée. 

Dire et faire comprendre à nos petits-enfants, qu’avancer est notre meilleur talisman, celui qui annonce le chemin, et l’horizon au bout avec un soleil ardent fixé dans l’azur.

Avec vous, nous avons appris tant de choses aussi ! Chaque jour est une leçon que vous nous offrez. Et l’ardoise du quotidien porte vos sourires taquins esquissés à la craie blanche.

Vieillir, c’est lentement glisser sur demain, s’inventer des rêves fous et y croire avec tendresse et foi.

Et rester toujours en votre présence. Habiter l’instant et vivre encore en écoutant pulser nos cœurs.

La sente continue de nous émerveiller lorsque vous marchez en notre compagnie. 

Vous êtes notre destination !

                                                   © Laurent BAYART

                                                23 juin 2026

rappel/ tournée de Noël 2026.

N’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés par une animation littéraire et musicale dans votre bibliothèque ou médiathèque !
C’est gratuit et en ces temps de canicule 🥵 cela vous rafraîchira!

À bientôt !

GOURMANDISES DE MOTS ET DE LECTURES OU ODE A NOTRE CAFE LITTERAIRE.

                                    A Patricia, Brigitte, Véronique, Rémi et votre serviteur.

         Gourmandises de mots, croustillades de phrases qui enchantent nos lectures partagées, sonates littéraires qui égaient notre imaginaire, ligne de partage des eaux sur une table où nos livres sont à…l’ouvrage. Ils nous parlent par notre intermédiaire. Nous sommes devenus des shamans et autres médiums à faire sortir les récits de leurs boitiers, sanctuaires en papier broché.

 Nous nous trouvons dans la jubilation de l’instant, dans nos indicibles connivences et amitiés. Moments denses et intenses qui nous font vibrer à l’unisson. Fraternité de se retrouver ensemble et de faire vibrer les mots sur la corde de nos voix. 

Ces pages nous racontent ainsi leurs histoires et devenons, à notre tour, des personnages de livres.

Ainsi, depuis de nombreuses années, nos rendez-vous sont fixés dans nos agendas, devenus, eux-aussi, des opuscules !

Et nous repartirons, les yeux émerveillés avec l’envie -toujours et encore – de faire chanter nos tables de chevet où attendent de fantastiques pyramides de livres !

Que l’ivresse de lire continue à nous faire tourner la tête et les pages !

                                                               © Laurent BAYART

                                                15 juin 2026

SIMONE MORGENTHALER OU LA SONATE DU BONHEUR QU’ELLE DISTILLE EN FAISANT REVIVRE LE PASSÉ.

                  Écrivain, journaliste et chroniqueuse, elle a parsemé des petites étincelles d’étoiles lors de ses passages dans ses émissions de radio, mais aussi à la télévision qu’elle a illuminé de sa présence.

Elle a publié plus d’une quinzaine d’ouvrages et je viens  – pour ma part – de découvrir l’un de ses opus qui fut édité en 2025 : La brique au fond du lit. Souvenirs heureux liés à son enfance et au village de Haegen situé près de Saverne. Dans cet ouvrage, elle redonne vie à de nombreux personnages de sa jeunesse : les bûcherons, carriers, voituriers et autres forains qui enchantent ce doux passé d’une teinte sépia. Et, cette bouillotte devenue une brique brûlante qu’elle mettait au fond de son lit, afin de chauffer ses draps froids sinon glaciaux. L’hiver, à l’époque, venait se glisser aussi dans les maisons et autres chaumières. Un père disparu trop tôt dont elle avoue qu’il n’est pas un jour sans que je pense à lui. Immense amour et tendresse qu’elle ressent et qui font de Simone une singulière et attachante personne : C’est curieux comme les enfants ressentent avec évidence l’indicible. Philosophe et observatrice du monde, elle ressent l’infinitésimale et les ondes de cette nature enchanteresse. J’ai tant aimé les papillons. Et je les aime encore. Je trouve qu’il n’y a pas image plus légère, plus belle et plus poétique que de les voir gambader dans les airs.

Singulière destinée qui rend ce monde meilleur et lui offre un bouquet de tendresse dans un monde fracassé par l’ivresse de la vitesse et l’instantanéité des courriels, elle nous confie : J’étais enfant et nous marchions lentement. J’aimais cette lenteur que je recherche toujours et encore.

                                                                           Laurent BAYART

  • La brique au fond du lit de Simone Morgenthaler, La Nuée Bleue, 2025.

LAURENT BAYART A LA BIBLIOTHEQUE DE DIEMERINGEN, SAMEDI 13 JUIN A 11H.

(photo Baladia Abdellali)

Laurent Bayart proposera une nouvelle animation littéraire et musicale autour de son dernier livre « Le soleil danse sur mon jardin ». Il sera accompagné par Nicolas Meyer à la guitare électrique et Anthony Luttmann à la basse.

L’animation sera suivie d’une rencontre avec l’auteur et d’une séance de dédicaces.

  • Samedi 13 juin à 11h, à la bibliothèque municipale de Diemeringen, 40, Grand’rue, 67430 Diemeringen.

LES MOTS CHANTENT EN MON AME.

                  Cinquante et une années de mots et de passions, de phrases et de lettres qui dansent en moi dans une dactylographie de littérature effrénée. 

Ivresse intense qui m’accompagne depuis si longtemps…Un temps qui passe ou plutôt file… mais l’imaginaire reste comme un talisman, un chemin de croix ou plutôt de foi qui a bâti ma destinée. 

Écrire, plus qu’un verbe : une sente éclairée qui m’a emmené jusqu’à cette cathédrale imaginaire, une sorte de Compostelle où je me suis retrouvé.

Un stylo, à l’image d’un cierge que j’allume chaque jour et qui éclaire le tabernacle de ma vie.

Un ange gardien a déposé une plume à mes pieds, tel un signe ou un message sibyllin, pour m’indiquer, en un chuchotement, la route à suivre…

                                                      © Laurent BAYART

                                          12 juin 2026

LECTURE MUSICALE A LA BIBLIOTHEQUE DE LOHR.

Laurent Bayart proposera une nouvelle lecture musicale qui aura lieu à la bibliothèque municipale de Lohr dans les Vosges du Nord. Il sera accompagné par l’accordéoniste Fabien Christophel et proposera une pérégrination littéraire et musicale enjouée et originale.

rencontre et dédicaces de ses ouvrages à l’issue de l’animation.

  • vendredi 12 juin 2026 à 20h, salle Zanger, derrière la bibliothèque, 11, rue de Petersbach, 67290 Lohr.

JARDIN QUI M’ENCHANTE ET M’EMERVEILLE…

                                                   A Elisabeth et Didier, jardin de Betschdorf,

       Je suis une gommette ; coccinelle qui se régale de cet enchantement quotidien de côtoyer mon jardin, ivresse de frondaisons et d’arbres qui enchantent mon âme. Je me nourris de cette plénitude que m’offre cette litanie et psalmodie de verdure. Je me trouve dans le bonheur de l’instant qui s’égrène lentement. 

Un papillon de passage vient s’installer sur mon épaule. Est-ce un signe ? Une manière de me donner des nouvelles des airs, du vent et de l’espace ? Un merle vient se poser sur ma fourche-bêche et m’offre l’aubade de son chant.

Je suis dans l’infini du moment présent et me délecte de ces secondes d’émerveillement qui se fixent à jamais dans mon corps.

On appelle cela l’éternité, celle de la vie qui coule encore en nous à la seconde qui passe et pose une plume sur l’absolu et l’infini.

                                                   © Laurent BAYART

                                                              10 juin 2026