Tous les articles par Laurent Bayart

L’OCEAN NOUS RACONTE SON HISTOIRE.

                                           Avec la complicité de Véronique,

              Tel un cosmos liquide dont les voies lactées et les novæ seraient des vagues, les coquillages et poissons des planètes, quant aux étoiles elles seraient tout simplement de mer…Le ressac et les embruns nous racontent des histoires de grand large, dont les pages seraient tournées par des mouettes et des goélands.

Contempler le livre de l’océan, c’est se plonger dans la contemplation et la sérénité.

Ivresse de cette immensité et cette beauté dont les marées rythment le tempo.

S’arrêter et suspendre le temps pour vibrer à l’aune de cette éternité qui semble avoir suspendu les grains du sablier.

Sérénité et quiétude qui nous emportent vers d’autres horizons et continents.

Notre âme est un voilier qui n’attend que l’appel du grand large et ses alizés.

                                                 © Laurent BAYART                                                    4 novembre 2026

INTELLIGENCE SACRIFICIELLE…

              Elle a pris la gouvernance du monde, c’est tellement plus simple et…pratique ! L’Intelligence Artificielle plus proche de l’indigence que de la lumière !

Cherchez vos fusibles et alertez les bébés ! comme le chantait, jadis, Jacques Higelin ! 

Nous voilà gouvernés par cette nef des fous venues des mondes du multimédia, bateau ivre qui s’en va se jeter sur les rochers et les brisants. Intelligence qui a pris le gouvernail du monde et nous évite ainsi de penser, de réfléchir et de cogiter. Pilote automatique qui nous dirige vers un néant que nous allons désormais habiter…

Intelligence de l’artifice qui va briser notre pensée et nous éviter de trop réfléchir…

Que deviendra le monde ainsi cornique, coaché voire « managé » ? Nous sommes devenus des pions, tartempion !

Et, la main sur le cœur, je garantis que ce texte a été rédigé avec mes propres méninges ! 

Foi d’auteur. Tant que les écrivains feront danser leurs doigts sur les claviers et utiliseront leur encre en mode feuille de papier, le monde sera encore enchanté !

Je persiste et signe. Point final.

                                                   © Laurent BAYART                                                     3 novembre 2026

LA CROIX COMME UN GRAIN DE BLE EN NOTRE AME.

                                          Sur une photo de Rémi Picand,

                            Elle s’érige en notre âme pour nous relier à l’éternité et à l’infini. Symbole de cet Amour qui nous transcende et nous permet de renverser les montagnes, de jongler sur la crète des vagues des océans et de marcher sur les braises. Elle est le feu qui brûle depuis tant de siècles et qui nous emmènera jusqu’au bout du chemin.

Que serions-nous sans cette espérance que nous offre cette croix dressée, tel un épi de clarté, dans le ciel ?

Son ombre posée sur le sol est comme une prière muette qu’elle nous envoie de l’indicible. Nos voix lui parlent dans le silence de la méditation.

Ce mât de bois, cocagne en essence sacrée, raconte l’histoire de notre humanité et aussi un peu la nôtre…

Retrouver l’essentiel en ces instants de paix et de sérénité, Dieu nous psalmodiant un cantique de lumière.

Cette croix, à l’instar d’une balise, pour nous montrer la sente…

                                                   © Laurent BAYART

                                                      2 novembre 2026

LIVRE / « LE SECRET DE LA VIE » DE ROMUALD LETERRIER & JOCELIN MORISSON.

                           Le titre est un peu énigmatique, voire prétentieux, mais cet ouvrage pose un espace d’échange et – somme toute – d’espérance, une manière aussi de susciter le débat par son point de vue original et atypique qui offre une fenêtre de réflexion très intéressante.

Romuald Leterrier et Jocelin Morisson nous expliquent  comment prolonger nos existences et les rendre plus fécondes… Surprenant, voir iconoclaste. Les auteurs nous rappellent que pour Jorge Luis Borges être immortel n’a pas d’importance. Hormis l’homme, toutes les créatures le sont, car elles ignorent la mort. Les auteurs font référence à l’ouroboros, le serpent qui se mange la queue qui représente cette éternité passant en boucle dont il convient de s’extraire. On apprend aussi que dans la nature, il existe, une plante qui se nomme « Pando », considéré comme l’un des organismes vivants les plus anciens de la planète. Ce dernier peut « vivre » entre 80.000 et 100.000 ans ! En outre, certaines méduses sont quasiment immortelles…Il est aussi spécifié que l’on pourrait influencer le futur et même les dés du hasard ! Basta, c’est ce qu’on appelle faire bouger les lignes ! Dialectique philosophique et scientifique, voire ésotérique : Une vie longue, dans cette perspective, n’est pas une fuite, c’est un chemin vers une responsabilité cosmique …/…Si je vis plus longtemps, ce n’est pas pour jouir indéfiniment, mais pour porter un projet de conscience sur plusieurs générations. Et plus loin de rajouter : Et si l’humanité apprend à vivre plus longtemps, ce ne sera pas parce qu’elle aura vaincu la mort, mais parce qu’elle aura appris à honorer la vie…

Les auteurs concluent les pages de cet ouvrage surprenant : …la possibilité de s’élever. N’est-ce pas aussi cela notre destin ? Sortir de la peur de mourir, pour entrer dans une conscience plus vaste du temps… ?

On reste dubitatifs, incrédules mais aussi séduits par cette nouvelle manière de penser.

                                                                        © Laurent BAYART

  • Le secret de la vie, rétrocausalité, synchronicités, alchimie, comment boucler le temps pour prolonger notre existence. De Romuald Leterrier et Jocelin Morisson. Guy Trédaniel Editeur, 2025.

TOUSSAINT DANS MON JARDIN IMAGINAIRE.

                                           A mes disparus, si présents…

              Souvent, je pense à vous, il ne m’est pas nécessaire, ni besoin d’aller arpenter les allées des cimetières et de me recueillir devant vos mausolées et autres pierres tombales. Vous revivez avec moi dans l’accompagnement de l’instant lorsque le temps s’est définitivement suspendu. Une simple prière, une évocation, une parole déposée dans le vent et vous revenez comme par enchantement, celui du lien qui nous unissait. Mais, êtes-vous donc seulement partis ?

Ma Toussaint à moi est peuplée d’êtres disparus mais qui m’accompagnent lorsque je pense à eux. C’est la magie de la vie et de la mort. La fine cloison qui les sépare est aussi mince qu’une simple et fine pellicule.

Votre présence me rappelle que la mort n’est finalement qu’un simple passage et que la vie continue…

Toussaint qui ressemblerait à une éternité qui ne durerait qu’un jour, mais infini.

                                                       © Laurent BAYART                                                        1er novembre 2026

SUR MON TAPIS VOLANT…

                                    Pour Alphonse et Gustave,

              Attention, décollage imminent…Allongés comme des pachas sur le tapis moelleux de l’appartement, nous attendons que les aiguilleurs du ciel (de notre salon) nous donnent l’ordre de décoller. Nous sommes prêts, couchés ou plutôt confortablement vautrés dans le velours cotonneux des fibres de notre nef de salon.

Nous sommes si bien… Même le chat se couche langoureusement sur notre vaisseau improvisé. Le matou veut prendre son envol avec nous ! Foi de miaou.

Le temps se révèle clément. Pas un seul nuage ne se profile à l’horizon dans le ciel du plafond où la lampe fait office de soleil improvisé.

Nous sommes prêts pour le décollage.

Mais… loupé, maman vient de nous appeler pour nous annoncer que le repas est prêt !

A table les enfants !

Notre vol est reporté à une date ultérieure, car l’hôtesse de l’air annonce l’arrivée…des plateaux-repas !

Le tapis volant se vide d’un coup de ses passagers…

                                                © Laurent BAYART

                                                     31 octobre 2026

LA TROUILLE DEVENUE CITROUILLE.

                     Les monstres se sont extirpés de leurs cimetières de…citrouilles. Ils veulent nous rendre blêmes de trouille, nous faire devenir blanc de frousse. Le monde a-t-il donc besoin de se faire peur ? la planète est déjà habillée en costumes d’Halloween alors… 

Les menaces s’accumulent et les missiles nucléaires sont ressortis de leurs socles dans les musées de l’horreur. Frankenstein s’est affublé d’un costume militaire et Dracula exhibe ses galons d’où l’hémoglobine dégouline…

Le monde est devenu citrouille.

Il suffirait d’un malencontreux hasard et d’un simple malentendu pour envoyer tout ce beau monde au cimetière !

Cucurbitacées cramées, explosées et carbonisées.

Oups, désormais les bombardiers ne lâchent plus de bombes mais des citrouilles !

La peur devient orange mécanique.

                                                       © Laurent BAYART

                                                           30 octobre 2026

ODE A MA CANNE, MON TRÉPIDANT TREPIED.

              Me voilà donc doté depuis quelques années de trois pieds, ma foi, Qu’importe, il faut bien continuer à enchanter le chemin afin d’éviter le fauteuil que l’on dit roulant… Basta, pas trop le choix ! L’essentiel étant que la marche puisse se prolonger et de rester toujours debout, tant bien que mal. 

Ivresse de poursuivre la sente malgré tout et de pouvoir aller jusqu’au bout du chemin. 

Canne qui n’est pas à sucre mais en bois et m’offre son assise, comme le dirait le bon Saint-François.

Canne, mon amie, ma compagne qui m’accompagne et me permet de gouter à l’ivresse de rester toujours et encore debout.

Continuer à être une étoile, certes brinquebalante et branlante mais qui brille et brûle, dans cette jubilation et ivresse de vivre. Ma lumière continuera sa route dans le cosmos pour arriver jusqu’à demain.

N’est-ce pas l’essentiel, dans le fond, de rester encore et toujours debout?

Ma canne ricane et continue à tracer mon chemin comme un point d’exclamation qui avance à…cloche-pied.

                                             © Laurent BAYART

   28 octobre 2026

ATTENDRE, C’EST ENCHANTER L’INSTANT.

                                    Avec la complicité de Gustave,

              Le temps s’arrête un peu et les horloges cessent de tourner lorsqu’on attend…Il suspend son vol comme dit le poète. Attendre, c’est tendre une toile sur l’instant, comme si l’on dressait une nappe sur l’herbe d’un pré pour un pique-nique improvisé. Le temps s’écoule si lentement que le rythme cardiaque se met à son diapason. Les aiguilles de la montre perdent leur impatience, elles cessent de tourner avec frénésie autour des chiffres du cadran.

Attendre, c’est comme si un peu de sérénité se posait dans nos veines et sur notre rythme cardiaque.

Le temps devient un lapsus de l’éternité.

Et je regarde par la fenêtre, sans savoir ce que finalement j’attends.

Mais l’essentiel est ailleurs : dans le bonheur de t’attendre…

                                                       © Laurent BAYART

                                                           25 octobre 2026

PAUSE QUI S’IMPOSE DANS LA BANDE D’ARRÊT D’URGENCE D’UN CAFE…

Sur un photo de Rémi Picand.

       La vitesse folle des chronomètres moud et lamine nos cœurs. Nos sociétés sont devenues des autoroutes où tout un chacun file à toute vitesse vers une destination qu’il a déjà oubliée…Le goudron s’incruste en nos artères et nos horloges se mettent à tourner telles des toupies, avec leurs aiguilles acérées et leurs chiffres !

Courir après un rendez-vous dont nous avons oublié le sens et l’essence…

Que reste-t-il de nos folles pérégrinations d’un point à un autre ? La destination est devenue muette.

Ivresse de ce vagabondage dans lequel nous perdons un peu de nos âmes.

S’arrêter un instant, c’est suspendre le temps.

Et donner rendez-vous à l’éternité sur le banc-reposoir d’un chemin…

                                               © Laurent BAYART

                                                     23 octobre 2026