Me voilà donc doté depuis quelques années de trois pieds, ma foi, Qu’importe, il faut bien continuer à enchanter le chemin afin d’éviter le fauteuil que l’on dit roulant… Basta, pas trop le choix ! L’essentiel étant que la marche puisse se prolonger et de rester toujours debout, tant bien que mal.
Ivresse de poursuivre la sente malgré tout et de pouvoir aller jusqu’au bout du chemin.
Canne qui n’est pas à sucre mais en bois et m’offre son assise, comme le dirait le bon Saint-François.
Canne, mon amie, ma compagne qui m’accompagne et me permet de gouter à l’ivresse de rester toujours et encore debout.
Continuer à être une étoile, certes brinquebalante et branlante mais qui brille et brûle, dans cette jubilation et ivresse de vivre. Ma lumière continuera sa route dans le cosmos pour arriver jusqu’à demain.
N’est-ce pas l’essentiel, dans le fond, de rester encore et toujours debout?
Ma canne ricane et continue à tracer mon chemin comme un point d’exclamation qui avance à…cloche-pied.
© Laurent BAYART
28 octobre 2026










