Sur une photo de Marie Bayart, forêt de Haguenau.

Nous marchons sur un tapis de feuilles mortes, de terreau et de caillasse éparpillés. Fratrie bienheureuse de notre enfance émerveillée et enchantée. Nous allons tout droit vers la ligne d’horizon qui court devant nous. Nous sommes un peu de ces pèlerins, hauts de trois pommes, en quête de cette cathédrale de Compostelle qui reste un point lumineux, telle une étoile dans l’infini.
Marcher au diapason de nos connivences vers le bonheur de se ressourcer et de se retrouver en forêt. Les arbres sont des candélabres qui illuminent notre sente.
Nous cheminons vers cette lumière qui viendra se glisser dans nos cœurs et nos âmes.
Et qui restera encore longtemps en nous après que la nuit se soit glissée dans le ciel.
© Laurent BAYART
16 avril 2026










