Tous les articles par Laurent Bayart

LA VIE EST BELLE…

              Avec un petit clin d’œil adressé à Albert Strickler et à son « Petit Père« , sur une photo d’Emilie Bayart.

        Le temps se prend les pieds dans le tapis glissant (et volant) des jours, carpette en accordéon constituée d’un tissu de secondes, de minutes et d’heures qui passent…trop vite. S’asseoir sur l’instant qui se fige. Le savourer et s’en délecter car la vie est belle par l’amertume de l’éphémère qu’elle nous rappelle à chaque moment et par la sérénité qui s’en dégage.

S’installer dans cette existence et la croire éternelle… La vie est belle aussi par cette instantanéité qu’elle nous propose…

L’étoile de notre cœur pulse dans le cosmos.

Chaque jour est un instant précieux, comme une trace de pas que l’on laisserait sur une vague.

                                           © Laurent BAYART

                                      16 janvier 2026

L’AMERTUME D’UN CERTAIN GOUT DE LA FETE.

       Où est passé ce goût inné de la fête qui mettait un peu de liesse dans nos veines et un zest de braises dans nos vies ? Ivresse de réinventer le monde et de partager nos utopies et autres rêves, entre amis et connaissances. Connivences perdues à l’aune de l’Intelligence Artificielle qui commence à diligenter et régenter tous les rapports. Où est passé l’humanité qui se trouvait en nous et cette envie de nous émerveiller autour d’une table et d’un verre, de faire tourner le manège de nos folies? Que reste-t-il de ce goût de refaire les destinées et de pousser nos rêves jusqu’au bout de nos nuits ?

Le carrousel tourne désormais sans nous.

Nous sommes aujourd’hui trop vieux pour redevenir des adolescents rebelles et turbulents.

Et pourtant, la fête nous attend, il suffit tout simplement de l’apprivoiser…

                                                   © Laurent BAYART

                                             14 janvier 2026

AURORES EN FEUX DE BENGALE DANS LE CIEL.

                                   Sur une photo d’Émilie et de Thibaud Bayart, voyage en Laponie.

              Le ciel affiche ses couleurs en circonvolutions et en arabesques magiques, l’aurore aux doigts de fée apostrophe notre émerveillement. Nous sommes des enfants devant pareil spectacle ! Magnétisme des particules émises par le soleil. Divinités de couleurs qui se mettent à peindre le ciel du nord avec des pastels venant des confins et de l’infini.

Vision mirobolante qui émerveille nos pupilles.

Nos yeux se régalent en levant nos têtes.

Peut-être, avec un peu d’imagination, verrons-nous glisser un traineau avec quelques chiens venant de constellations lointaines ou un troupeau de rennes traverser cette immense étendue de nuages ?

Les nuées deviennent un immense cinématographe où les aurores boréales posent leur générique.

Avec, qui sait ?, avec le nom du réalisateur à la fin…

                                                   © Laurent BAYART

                                             12 février 2026

LIVRE / SYLVAIN TESSON OU LA QUETE DE VERTICALITé AVEC « LES PILIERS DE LA MER » 

         Lorsqu’on découvre et lit le dernier ouvrage de Sylvain Tesson, avec photos à l’appui, on se dit qu’il est complètement « allumé » ce gars-là ! « Frappé » à vouloir toujours s’inventer des défis et mettre sa vie sur des guillemets en trampoline périlleux ! Plutôt crever dans les congères que faire la vaisselle chez pénélope !  Son dernier livre nous donne le vertige : Les piliers de la mer raconte l’improbable ascension de ses points d’exclamation de roche qui se dressent par milliers devant les falaises côtières. On les appelle « stacks » en anglais.

On reste époustouflés par cette prouesse totalement gratuite et fortuite qui consiste à escalader ces véritables murs naturels, le plus célèbre d’entre-eux étant Étretat. 

Magnifique et sublime littérature de la crapahute, Sylvain Tesson est un être polymorphe et certainement, le plus talentueux de nos littérateurs contemporains. Pour revenir à nos stacks et les grimper, il faut être agile comme le crabe, adhésif comme le bulot, souple comme l’algue, déterminé comme la pluie. C’est un Victor Hugo de l’aventure et du vertige, Une étoile filante qui jongle avec la verticalité. On se dresse, à l’équilibre du danger. On reste immobile, le corps prolongeant la colonne dans son axe exact. On est ébahi d’avoir atteint le sommet, inquiet d’en descendre, conscient de l’absurdité de la position, de l’inutilité de l’effort, de la stupidité du projet, mais heureux de se tenir là où personne ne vient…

Où s’arrêtera donc Sylvain Tesson pour qui rien n’est impossible ? Peut-être fera-t-il un jour un bivouac sur le dos d’une nova ? Avec lui, la littérature se décline vers le haut !

                                                                    © Laurent BAYART

  • Les piliers de la mer de Sylvain Tesson, Albin Michel, 2025.

LIVRE / « SONGES D’AMOUR ET DE SOLITUDE » DE PIERRE ZEHNACKER.

         Pierre Zehnacker, écrivain alsacien, mais aussi peintre et sculpteur nous entraîne dans ses comédies de l’illusion amoureuse avec son ouvrage de courtes nouvelles : Songes d’amour et de solitude, élégamment présenté avec une de ses peintures à l’esthétique remarquable.

L’auteur a publié une bonne quinzaine d’ouvrages, de plus, l’artiste, peintre et sculpteur, a fait des études de lettres à Nancy, Lille et Strasbourg, avant d’enseigner au lycée. Écriture qui pose une étrange ambiance de malaise dans ces circonvolutions d’amours délétères, semées d’embûches et de chausse-trapes volages et autres adultères. Vices des sens qui tourneboulent les personnages dans une société où les verrous de l’apparence sautent sous la dynamite d’une certaine forme de libertinage. Batifolages entre collègues ou élèves et professeurs en déshérence, durant lesquels l’on profane les filles.L’écrivain nous brosse un portrait fracassé d’une société en déliquescence où le disciple d’Esculape n’est pas en odeur de sainteté : Consulter un médecin n’est pas dans mes cordes, j’ai peur des médecins. Je redoute leur regard plein de sous-entendus…

En anthropologue des relations amoureuses, l’auteur constate que la passion amoureuse est une puissance funeste et dangereuse, qu’elle vous saisit corps et âme, de sa main de fer, et inexorablement vous broie…

Nouvelles en clair/obscur qui nous offrent un tableau opaque des rapports amoureux où, finalement, tout est résumé dans cette réplique d’un protagoniste : Comment me direz-vous, pourrait-on progresser vers une lumière qui n’existe pas ?

                                                                   © Laurent BAYART 

  • Songes d’amour et de solitude, nouvelles de Pierre Zehnacker. Éditions Homme Libre.

JEU CONCOURS ORGANISé PAR LES EDITONS MAIA AUTOUR DE MON DERNIER LIVRE !

Les Editions Maïa qui ont publié mon dernier opus littéraire « Le soleil danse sur mon jardin », en mode littérature potagère, organise un concours original autour de mon dernier recueil où celui ou celle, qui répondra à la question posée sur mon livre, recevra un ou des cadeaux ! Idée originale d’un éditeur innovant et créatif !

A savoir, quel est le personnage clef et emblématique de mon ouvrage ? Chut…mystère et boule de terre potagère !


Voici le lien vers la page du concours :
https://www.editions-maia.com/gagnez-un-livre-inedit-et-redecouvrez-la-plume-de-laurent-bayart/

POTIRON N’TOURNE PAS ROND OU LE MONDE MARCHE SUR LA TETE !

 Ubu n’est pas mort, on le constate aujourd’hui au fil d’une actualité délétère, pesante et anxiogène à souhait. Les grandes puissances et empires se réveillent et lorgnent le bout de tissus des pays, territoires d’à côté ! Bruits de bottes mais pas de claquettes musicales. Les militaires semblent prêts à sortir de leurs casernes, histoire (de la refaire !) de prendre l’air (ou l’aire). La planète n’est pas nette, elle est même devenue folle à vouloir à nouveau remplir les cimetières ! Décidément, tout n’est donc qu’un éternel recommencement ?

Nous voudrions tant nourrir nos enfants et petits-enfants de folles espérances ou sinon de belles utopies.

Vivre pour des lendemains qui chantent mais ne déchantent pas…

Nous étions faits pour être libres, ni étions fait pour être heureux scandait Louis Aragon. 

Nous avons tant besoin de continuer cette route, les yeux fixés sur l’horizon, avec la signature du soleil, comme un paraphe de bonheur.

                                             © Laurent BAYART

                                           7 janvier 2026

LIVRE/ CHATS SUR ORDONNANCE DE SYOU ISHIDA OU QUAND LA MEDECINE SE MET A MIAULER…

       Nakagyô est une clinique psychologique originale située à Kyôto au Japon. Dans ce centre de soins, le docteur Nike, assisté de son infirmière Chitose, ne prescrit pas de médicaments mais des chats ! Chaque matou ayant sa particularité pour traiter certaine pathologie.

Et voici le lecteur entrainé dans une narration surprenante où chaque félin constitue une pharmacopée en vibrisses et coussinets. Syou Ishida nous régale avec un récit surprenant et doux comme une caresse de minou. Depuis fort longtemps on considère les chats comme la meilleure des médecines. La panacée. En d’autres termes, ils sont plus efficaces que bien des médicaments que l’on prescrit. Et pourquoi pas ? Et si c’était vrai ? Ceux qui ont un chat comme animal de compagnie en sont persuadés : nos minets ont d’incroyables vertus que d’autres animaux n’ont pas ! Et souvent, à la fin de cette drôle de thérapie, le patient n’est pas impatient de « rendre » son chat : – Je constate que le traitement a fonctionné…Il est temps de nous rendre le chat. Et puis, le médecin de distiller quelques recommandations étonnantes : Un pet ? Surtout pas ! Retenez-vous absolument de péter en sa présence, les chats sont sensibles aux odeurs. Ne vous en faites pas. Les chats suffisent à guérir la plupart des mots qui nous accablent.

Magnifique et magique petit ouvrage qui regorge de tendresse dans lequel on apprend -finalement – beaucoup de choses sur les chats : Il y a les animaux, et les animaux qui ont un nom. Un nom donné par leur humain. C’est à mon sens, un lien indéfectible qui se noue entre ces deux êtres. Et plus loin, de rajouter : Parfois la vie place sur notre chemin des individus, un chat ou un être humain, irremplaçables pour nous. On les aime pour toujours. Même s’ils nous quittent…

Il nous revient les mots du renard dans le Petit Prince de Saint-Exupéry, mais là, il s’agit d’une autre histoire…

                                                   © Laurent BAYART

  • Chats sur ordonnance de Syou Ishida, Le Livre de Poche, 2025.

MON SITE D’ECRIVAIN JONGLE AVEC LES VISITES, MERCI POUR VOTRE FIDELITE !

                  Belle affluence en 2025 avec 6.116 vues l’an passé (4885 en 2024), soit une progression de 25% et 1.231 visiteurs supplémentaires. Je rappelle que mon site d’écrivain contient de nombreuses infos, calendriers des animations, biographie, présentation de mes ouvrages, textes originaux, chroniques de livres et autres références.  Il contient à ce jour 1.221 articles et 446 commentaires. Bref, une belle interaction avec les lecteurs/visiteurs ! 

N’hésitez pas à vous abonner, c’est entièrement gratuit. 

BELLE ANNEE A V0US ET ON VA ESSAYER DE RE-ENCHANTER LE MONDE (AVEC NOS PETITS ENFANTS) !

Belle année à vous, et surtout gardons la foi en la vie, pour cela nous comptons sur nos enfants et petits enfants pour ré-enchanter le monde qui en a bien besoin ! Persévérons en bouquets d’énergie positive et continuons à croire en des lendemains qui chantent et enchantent !