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Les nuages tricotent dans le ciel des instants légers en mode courant d’air. Ils écrivent des histoires volages sur l’écritoire de l’azur.
Écrire, c’est pousser les mots comme des nuages sur une feuille de papier et les faire tourner comme les ailes de moulins sur une feuille de papier.
L’écrivain devient un oiseau qui joue avec ses plumes en laissant sa signature comme un courant d’air qui s’est posé sur un point.
Laurent BAYART

photo de marie Bayart, avec la complicité de Camille
Regarde la beauté du monde comme si l’infini venait se poser dans la majuscule de l’instant. Admire les détails dans ses moindres minuscules. Entends-tu chuchoter une fourmi ? Vois tu un brin d’herbe imaginer le printemps ?
savoure la vie et admire la beauté du monde ! Demain, il t’appartiendra de le prendre dans tes mains
et de le transmettre à tes enfants.
Laurent Bayart
Le ciel danse au-dessus de ma tête et m’entraîne dans une folle ronde en mode bossa nova. Des oiseaux virevoltent allègrement et les nuages sont des tapis volants en forme de boules de coton. Prennent-ils mon chef « encasquetté » pour une branche levée vers les nuées ? Je m’enivre de leur folle envolée et les regarde dessiner des circonvolutions au-dessus de mon cuir chevelu. Je me régale de cette échappée de lumière qui fait entrer le soleil entre mes oreilles.
Le bleu de l’azur fait de la peinture sur mon visage.
Je suis heureux d’être un instant fixé dans l’espace.
Et mon âme se métamorphose en une plume emmenée par l’imaginaire et l’inspiration du vent.
© Laurent BAYART
27 février 2026
Avec la complicité de Gustave,
Les mots constituent nos rendez-vous journaliers sur les pages des livres. Ils dansent, avec leurs images, sur les feuillets devenus magiques, comme des dessins animés en nous racontant d’improbables histoires. J’aime nourrir mon esprit de ces aventures constituées de verbes et d’adjectifs. Enfants, gardez bien en vous, précieusement, cet émerveillement et jubilation des mots qui viennent enchanter votre esprit ! Lire est une forme de béatitude et de liberté.
A l’heure de l’Intelligence Artificielle, feuilleter le bréviaire d’un ouvrage, c’est créer son propre imaginaire dans notre quotidien.
Et puis s’en aller à la baguenaude et au vagabondage de ces rendez-vous qui viennent enchanter notre esprit.
Le livre nous parle et il suffit de l’écouter.
© Laurent BAYART
27 février 2026
Les gares nous racontent des histoires de partances et de destinations éphémères. Les panneaux électroniques scandent la poésie onomastique des voies ferrées et des villes traversées. Parfois, cités exotiques et lointaines qui nous font voyager avant même d’être partis.
Où vont les trains lorsqu’ils sont passés ? Quelles histoires racontent-ils avec le chantre/scribe d’un contrôleur, troubadour en casquette qui passe dans les allées. Les voies sont des liturgies de ballast qui chantent la romance des voyages.
Partir, c’est aller à la quête de l’horizon et apprivoiser les kilomètres à n’en plus finir.
De gare en gare, nous vadrouillons dans l’enchantement de nos découvertes.
Et ce billet dans la paume de la main, comme le sésame qui m’ouvre les portes de derrière l’horizon, là où le soleil a posé son œil rouge.
Voyager, c’est écrire sur les paysages.
© Laurent BAYART
26 février 2026

A Nemorin,
Nous sommes des ombres à traîner le soleil derrière nos visages, la lumière dans nos iris, telle une parole d’évangile illuminant nos âmes. Les anges accompagnent notre destinée dans l’inconnue de nos odyssées et le mystère des rencontres. La vie nous offre la béatitude et la compassion de l’instant. Les étoiles habillent l’éphémère de cet Amour qui vient de l’absolu. Que serions-nous sans ces visages de compassion et de tendresse qui enchantent chaque seconde ? Père éternel ou Divine Mater Dolorosa qui veille sur nous.
Je t’aime par ces rendez-vous de l’ineffable que tu m’offres chaque jour.
La musique de nos esprits remplit nos cœurs de jubilation et de béatitude, sans savoir pourquoi…On ne devine pas les rouages de l’invisible mais ils sont là comme des poussières de novae.
Continue de m’étreindre et de me tenir la main ! Car je sais que tu te trouves à côté de moi, dans les silences féconds des jours qui passent et s’effilochent dans les limbes du temps.
Ta sourde Présence vibre dans les silences de l’invisible.
Une seule parole me chuchote déjà une prière.
© Laurent BAYART
24 février 2026

photo Marc Meinau
Les mots sont venus en moi, il y a plus de cinquante ans, et ont enchanté ma vie. Ils ont mis des pépites dans ma tête et m’ont nourri de cette passion qui m’habite depuis si longtemps. Ils papillonnent allègrement dans mon esprit et offrent à mon âme une échappée de lumière.
Grâce à eux, je suis devenu un lutin de poète et de chantre à leur donner des rendez-vous quotidiens sur mes feuillets de papier ou sur les pages multimédias du monde de la magie électronique de mon ordinateur.
Les mots m’accompagnent chaque jour et seront là, au moment de partir pour toujours.
Gageons, qu’affranchis de leur écrivain, ils rédigeront un petit… mot pour me dire au revoir !
Car les adieux sont toujours éphémères. D’autres rendez-vous sont déjà programmés ailleurs, il suffit d’habiter quelque part dans la lumière d’une étoile.
© Laurent BAYART
22 février 2026
Quand la dramaturgie de la narration se déroule dans notre imaginaire, les mondes se mettent en marchent et basculent dans la féerie. Les personnages s’articulent et se mettent en mouvements devant nous. Les mots nous parlent et les aventures dessinent des arabesques dans nos têtes de loupiots émerveillés. Que d’histoires, d’aventures et d’odyssées merveilleuses se trament ainsi !
Les livres se mettent à parler en un trait de lumière.
Le miracle se produit à chaque instant. Le chahut et le tohu-bohu se suspendent d’une manière impromptue.
J’aime ces instants où le temps se suspend. Un livre ouvre ses feuilles colorées en faisant rêver les enfants.
Le (ra)conteur devient magicien.
© Laurent BAYART
21 février 2026

A Fabien Christophel,
Il pianote allègrement sur les boutons de nacre de son accordéon enchanté. Allégresse et plénitude de cette musique qui sort de son instrument magique. Il fait danser nos émotions et nos sensations. Guinguette qui s’installe en nous, dans une féérie de notes. Les accords sont au diapason de nos vibrations intérieures. L’accordéoniste fait danser notre cœur au rythme de la musique qui s’imprime dans nos corps…accordés à lui. Nos âmes dansent et retrouvent leurs plénitudes.
Nous devenons des notes de musique qui se sont échappées de leurs partitions.
Et, comme des papillons virevoltant dans l’air, nous dessinons des arabesques dans le ciel.
L’instrument et ses bretelles volent et planent au-dessus de nos maisons et de notre jardin.
L’accordéon est l’hirondelle qui annonce le printemps.
© Laurent BAYART
19 février 2026