Tous les articles par Laurent Bayart

LES DISCIPLES D’EPIS CURES…

                                                   A ma dernière cure thermale,

                  Ici, le tempo est en peignoir, les brinquebalants et les clopins clopants, bras et surtout jambes ou articulations fracassées, esquissent de curieux pas de danse désarticulés. Arpèges de douloureuses déambulations, mais chacun porte en lui l’ivresse de croire en des jours meilleurs et à une certaine forme de noblesse, ainsi qu’une immense fierté d’être debout, même pantelants, même chancelants. 

Il suffit d’avancer mais ce n’est pas gagné ! Balancer ses pied en avant et arpenter les couloirs du centre de cure. Baignoires, piscines adaptées, jets d’eau, bulles en goguette et autres soins.   Lieu comme une cathédrale qui porte en ces murs d’improbables mikados d’échasses médicales. 

Le miracle c’est d’abandonner un instant, qui sa canne, qui ses béquilles, qui son fauteuil roulant…
Les blessures du corps comme un sanctuaire pour sublimer l’instant.

Nous sommes dans la dimension de l’impossible et pourtant, les êtres désarticulés avancent en souriant.

C’est peut-être cela le miracle ? Continuer à exister et poursuivre le chemin, en écrivant sa propre route…

                                                            Laurent BAYART

                                                               28 mars 2026

LE TEMPS PASSE MAIS CONTINUE DE POSER DES ETOILES DANS NOS YEUX…

                                                                       A Véronique,

            Que serions-nous sans cette conjugaison d’être deux, dans les rendez-vous quotidiens de nos étreintes partagées ? Dans ces jours qui se mettent au diapason des battements de nos cœurs, dans le tempo de nos baisers échangés et de nos mains qui se tiennent avec tendresse, toujours et encore. A poursuivre ce chemin qui enchante nos jours, malgré la caillasse de la sente et les ornières du chemin…Mais qu’importe, nous avançons à deux, et l’essentiel se trouve dans l’enchantement de marcher – toujours et encore – ensemble !

Les années passent mais nos pas se confondent pour ne plus former qu’une trace.

Et nos cœurs, comme des boites à musique enchantées, continuent de s’enivrer du bonheur d’être ensemble.

Que serions-nous sans cette conjugaison d’être deux ?

Aimer, c’est continuer de poser des étoiles dans nos yeux en y mettant la signature du soleil.

                                                               © Laurent BAYART

                                                27 mars 2026

CHRONIQUE DE LAURENT BAYART DANS LE NOUVEAU NUMERO DE LA REVUE « FLORILEGE ».

Nouveau texte de sa chronique trimestrielle parue dans le numéro de printemps de la revue bourguignonne « Florilège ». Laurent Bayart nous parle du « temps de l’indigence artificielle » et certifie avec force : « Je persiste et signe. Mon cerveau a rendu cette auguste copie ! Mon (humble) intelligence était loin d’être artificielle ! Foi de méninges essorées par ce texte généré par mon esprit ! »

Dont acte.

  • Stephen Blanchard, Les Poètes de l’Amitié, Florilège, 19, allée du Mâconnais, 21000 Dijon.

LES NUAGES TRICOTENT DANS LE CIEL.

Les nuages tricotent dans le ciel des instants légers en mode courant d’air. Ils écrivent des histoires volages sur l’écritoire de l’azur.

Écrire, c’est pousser les mots comme des nuages sur une feuille de papier et les faire tourner comme les ailes de moulins sur une feuille de papier.

L’écrivain devient un oiseau qui joue avec ses plumes en laissant sa signature comme un courant d’air qui s’est posé sur un point.

Laurent BAYART

Regarder le monde !

photo de marie Bayart, avec la complicité de Camille

Regarde la beauté du monde comme si l’infini venait se poser dans la majuscule de l’instant. Admire les détails dans ses moindres minuscules. Entends-tu chuchoter une fourmi ? Vois tu un brin d’herbe imaginer le printemps ?

savoure la vie et admire la beauté du monde ! Demain, il t’appartiendra de le prendre dans tes mains

et de le transmettre à tes enfants.

Laurent Bayart

LE CIEL DANSE AU-DESSUS DE MOI.

       Le ciel danse au-dessus de ma tête et m’entraîne dans une folle ronde en mode bossa nova. Des oiseaux virevoltent allègrement et les nuages sont des tapis volants en forme de boules de coton. Prennent-ils mon chef « encasquetté » pour une branche levée vers les nuées ? Je m’enivre de leur folle envolée et les regarde dessiner des circonvolutions au-dessus de mon cuir chevelu. Je me régale de cette échappée de lumière qui fait entrer le soleil entre mes oreilles. 

Le bleu de l’azur fait de la peinture sur mon visage. 

Je suis heureux d’être un instant fixé dans l’espace.

Et mon âme se métamorphose en une plume emmenée par l’imaginaire et l’inspiration du vent.

                                                   © Laurent BAYART

                                                27 février 2026

LES MOTS ET LES IMAGES DANSENT SUR LES PAGES DES LIVRES.

                                    Avec la complicité de Gustave,

        Les mots constituent nos rendez-vous journaliers sur les pages des livres. Ils dansent, avec leurs images, sur les feuillets devenus magiques, comme des dessins animés en nous racontant d’improbables histoires. J’aime nourrir mon esprit de ces aventures constituées de verbes et d’adjectifs. Enfants, gardez bien en vous, précieusement, cet émerveillement et jubilation des mots qui viennent enchanter votre esprit ! Lire est une forme de béatitude et de liberté.

A l’heure de l’Intelligence Artificielle, feuilleter le bréviaire d’un ouvrage, c’est créer son propre imaginaire dans notre quotidien.

Et puis s’en aller à la baguenaude et au vagabondage de ces rendez-vous qui viennent enchanter notre esprit.

Le livre nous parle et il suffit de l’écouter.

                                                     © Laurent BAYART 

                                                27 février 2026

OU VONT LES TRAINS LORSQU’ILS SONT PASSES…

       Les gares nous racontent des histoires de partances et de destinations éphémères. Les panneaux électroniques scandent la poésie onomastique des voies ferrées et des villes traversées. Parfois, cités exotiques et lointaines qui nous font voyager avant même d’être partis. 

Où vont les trains lorsqu’ils sont passés ? Quelles histoires racontent-ils avec le chantre/scribe d’un contrôleur, troubadour en casquette qui passe dans les allées. Les voies sont des liturgies de ballast qui chantent la romance des voyages.

Partir, c’est aller à la quête de l’horizon et apprivoiser les kilomètres à n’en plus finir.

De gare en gare, nous vadrouillons dans l’enchantement de nos découvertes.

Et ce billet dans la paume de la main, comme le sésame qui m’ouvre les portes de derrière l’horizon, là où le soleil a posé son œil rouge.

Voyager, c’est écrire sur les paysages.

                                              © Laurent BAYART

                                               26 février 2026

LA PIETA DE NEMORIN OU LE VISAGE DE L’INFINIE COMPASSION.

                                                                       A Nemorin,

           Nous sommes des ombres à traîner le soleil derrière nos visages, la lumière dans nos iris, telle une parole d’évangile illuminant nos âmes. Les anges accompagnent notre destinée dans l’inconnue de nos odyssées et le mystère des rencontres. La vie nous offre la béatitude et la compassion de l’instant. Les étoiles habillent l’éphémère de cet Amour qui vient de l’absolu. Que serions-nous sans ces visages de compassion et de tendresse qui enchantent chaque seconde ? Père éternel ou Divine Mater Dolorosa qui veille sur nous.

Je t’aime par ces rendez-vous de l’ineffable que tu m’offres chaque jour.

La musique de nos esprits remplit nos cœurs de jubilation et de béatitude, sans savoir pourquoi…On ne devine pas les rouages de l’invisible mais ils sont là comme des poussières de novae.

Continue de m’étreindre et de me tenir la main ! Car je sais que tu te trouves à côté de moi, dans les silences féconds des jours qui passent et s’effilochent dans les limbes du temps.

Ta sourde Présence vibre dans les silences de l’invisible.

Une seule parole me chuchote déjà une prière.

                                                                 © Laurent BAYART

                                                 24 février 2026