Laurent Bayart était invité dans la célèbre émission culturelle de radio Judaïca animée par Lionel Courtot « Il est temps de chasser l’ennui ». Il a parlé de ses cinquante ans d’écriture et de ses prochains projets, ainsi que ce ses animations littéraires.
Pour l’écrivain, pas d’ennui à chasser, Laurent reste bien occupé !
L’émission sera rediffusée aujourd’hui 3 juin à 9h et 23h puis proposée en podcast.
Par terre et à califourchon, on se délecte en friandises rouges qui poussent à hauteur de loupiots. On cueille et dépose ces voluptueuses et plantureuses fraises dans nos paniers, mais on en profite aussi- au passage – pour en savourer quelques-unes en les glissant dans nos glottes et autres palais ! Pas besoin de crème chantilly pour les accommoder ! Plaisir simple et naturel…et pas besoin non plus d’assiettes et de cuillères. Que nenni !
Savoureuses fraises et bonheur de la cueillette en goguette qui fait chanter nos estomacs rassasiés. Ils sont remplis…comme nos besaces !
Fruits rouges des champs…Élysées de la gourmandise.
On repartira rassasiés !
De retour à la maison, maman préparera une tarte aux fraises ! Mais, zut! On n’aura plus faim !
Laurent Bayart publie un nouveau texte de sa chronique trimestrielle « Entre-nous doit dit » dans lequel il nous confie que « le chemin nous émerveille encore et toujours » Le poète nous rappelle que « nous sommes les pèlerins de notre propre existence et les coquillages des jacquets deviennent des étoiles qui se dressent, tels des catadioptres/candélabres de sanctuaire, sur notre route… »
….Et lorsque je regarde notre amitié, il me semble qu’elle est née il y a des milliers d’années-lumière, et non pas il y a trente ans, un dimanche de Pâques, pendant que les chrétiens célébraient cette fête en famille et que moi, étudiante amoureuse des lettres, mais surtout de la langue française, je me rendais au Rectorat de l’Université pour rencontrer un écrivain. Et avec son épouse, à qui j’ai timidement demandé une amitié épistolaire (qu’elle soit my pen friend) – la plus ancienne amie que j’aie encore aujourd’hui, ma Véronique.
Nous voici aujourd’hui dans une posture inédite, devant un texte à quatre mains, en écho ou en miroir, sans anadiploses.
Pour revenir à notre amitié que Laurent appelle « pépite d’or », moi, je la vois ici sous la forme d’une prosopopée. L’amitié est pour moi le Sel dans les mets, mais aussi le Sucre et le poivre, la coriandre, la cardamome, le romarin, le sésame, le safran ou d’autres épices, à doses différentes, comme les tons et les nuances des couleurs. Elle est le Sel de la vie, sans lequel nous ne pouvons vivre, sans lequel nous serions, comme en l’absence de musique, démunis, plus pauvres, faute de sentiment, privés du Beau, du Vécu, de l’Émotion de la vie. Celle qui fait vibrer nos âmes, qui y scintille doucement.
L’amitié est la Flamme de la vie, elle est une personne d’attachement et un objet transitionnel, qui laisse des traces indélébiles, qui compose des codes chiffrés incompréhensibles pour ceux qui lui sont étrangers.
Le temps nous prend les pieds dans son tapis roulant, volant parfois si vite aussi…A l’aune supersonique d’une vie qui passe à la vitesse de la lumière.
Un jour à l’université de Galati en Roumanie : rencontre avec une jeune étudiante qui deviendra une amie et, bien plus tard, une professeure émérite, écrivain et traductrice. Et le temps passant, faire connaissance avec son amoureux…George, devenu notre compère aussi. Le temps glisse et file si vite mais l’amitié reste comme une pépite d’or qui fait vibrer et palpiter nos cœurs.
Amis qui ont marqué nos destinées d’une pierre blanche. Que serions-nous sans le talisman de l’amitié ?
Nos existences ne seraient que des étoiles sans lumière, des nébuleuses vides comme des méduses d’océan.
L’amitié nous offre une certaine forme d’éternité, car à l’instar de l’amour, elle nous permet de demeurer toujours fixée en nous, au plus profond de notre ADN.
La main offerte en partage et la bise sur la joue, ce sont comme des étoiles que l’on fixerait à jamais dans notre âme.
Cette amitié est un soleil qui donne à notre chemin l’envie d’aller jusqu’au bout de l’horizon.
Où sont passés les voyages d’antan ? Aujourd’hui, le train à (très grande) vitesse fuse et file sur le tapis (roulant) de la campagne verdoyante où – voyageurs volages – vous n’avez plus le temps d’apercevoir les vaches devenues des gommettes tachetées, perdues dans le paysage évanescent.
Le voyage est devenu un simple déplacement. Le bourlingueur se transforme en cosmonaute terrestre qui ne côtoie plus l’espace mais le sol à ras les pâquerettes. Où est passé la malle-poste si chère à Victor Hugo qui écrivait dans la lenteur du kilomètre parcouru comme un pensum, une besogne ?
Les trains fusent de gare en gare. Le temps de s’asseoir et d’ouvrir l’éventail d’un livre que vous voilà déjà arrivés !
Les rails s’en vont à l’infini en quête du butoir d’une gare.
Et déjà, une autre destination s’affiche sur les panneaux électroniques.
Le livre se referme, l’ordinateur aussi et déjà, le paysage change d’adresse.
Laurent Bayart, écrivain et poète, sera présent l’après-midi du 7 juin, dans le cadre de la manifestation organisée par le Ministère de la Culture « Rendez-vous au jardin ». Il présentera son dernier livre « Le soleil danse sur mon jardin » et proposera une aubade littéraire en forme de mise en voix de ses textes « potagers », ainsi que de ces autres ouvrages.
Dimanche 7 juin 2026 à partir de 14h, Le jardin d’Elisabeth et Didier, 11, rue du Stade, 67660 Betschdorf.
Laurent Bayart, comme d’habitude à cette période, proposera une animation littéraire et musicale « Jardin en goguette » en « extérieur/jour » à la bibliothèque de Mundolsheim. Il proposera des extraits de son dernier livre « Le soleil danse sur mon jardin » et autres textes inédits rédigés pour la circonstance.
Il sera accompagné par le maître jardinier de l’accordéon Fabien Christophel et par la maraîchère Louise Deitchmann à la voix et en duo avec l’écrivain.
Samedi 6 juin 2026 à 11h, entrée libre (plateau)
bibliothèque municipale de Mundolsheim, 19 rue du Général De Gaulle, 67450 Mundolsheim. Tel : 03 88 20 94 29
Les oiseaux prennent la poudre d’escampette en jouant avec les vents et autres courants d’air de leurs ailes qui sont devenues des voiles de bateau. Le ciel propose son ivresse d’azur afin de nous faire voyager au gré des alizés.
Oiseaux vous êtes les anges gardiens des cieux, sans votre présence, les nuages ne seraient que de tristes moulins cherchant leur Don Quichotte ailé. Le monde a besoin de ces gens de plumes qui émerveillent le firmament. Comme les étoiles du cosmos, vous venez apporter votre lumière et la grâce de vos ballets aériens.
Moi, j’aime vous regarder et lever ma tête vers vous. Un seul vol au-dessus de ma tête remplit mon cœur de plénitude.
Voilà que dame Bécassine, tel un phare de lumière, illumine mon jardin potager de sa présence en rouge et noir, comme le chantait Jeanne Mas…
Elle tend ses bras comme pour une mirifique cueillette magique, pêche miraculeuse de légumes bien vitaminés, élevés à l’air pur et frais d’un ciel en goguette, avec l’arrosoir naturel des nuages.
Bonheur d’être accompagné par cette donzelle qui n’épouvante vraiment personne et certainement pas les quelques étourneaux, corneilles, merles et autres tourterelles qui vadrouillent et baguenaudent dans ce territoire de verdure où la sérénité se décline en vert…mais pas contre tous !
Bécassine constitue une douce présence qui m’offre une certaine forme de plénitude et de sérénité. Le monde se révèle si beau et apaisant lorsque ces phares habillés de tissus viennent se fixer dans l’harmonie de cette verdure.
Les épouvantails sont les anges gardiens de nos jardins.