Tous les articles par Laurent Bayart

SIMONE MORGENTHALER OU LA SONATE DU BONHEUR QU’ELLE DISTILLE EN FAISANT REVIVRE LE PASSÉ.

                  Écrivain, journaliste et chroniqueuse, elle a parsemé des petites étincelles d’étoiles lors de ses passages dans ses émissions de radio, mais aussi à la télévision qu’elle a illuminé de sa présence.

Elle a publié plus d’une quinzaine d’ouvrages et je viens  – pour ma part – de découvrir l’un de ses opus qui fut édité en 2025 : La brique au fond du lit. Souvenirs heureux liés à son enfance et au village de Haegen situé près de Saverne. Dans cet ouvrage, elle redonne vie à de nombreux personnages de sa jeunesse : les bûcherons, carriers, voituriers et autres forains qui enchantent ce doux passé d’une teinte sépia. Et, cette bouillotte devenue une brique brûlante qu’elle mettait au fond de son lit, afin de chauffer ses draps froids sinon glaciaux. L’hiver, à l’époque, venait se glisser aussi dans les maisons et autres chaumières. Un père disparu trop tôt dont elle avoue qu’il n’est pas un jour sans que je pense à lui. Immense amour et tendresse qu’elle ressent et qui font de Simone une singulière et attachante personne : C’est curieux comme les enfants ressentent avec évidence l’indicible. Philosophe et observatrice du monde, elle ressent l’infinitésimale et les ondes de cette nature enchanteresse. J’ai tant aimé les papillons. Et je les aime encore. Je trouve qu’il n’y a pas image plus légère, plus belle et plus poétique que de les voir gambader dans les airs.

Singulière destinée qui rend ce monde meilleur et lui offre un bouquet de tendresse dans un monde fracassé par l’ivresse de la vitesse et l’instantanéité des courriels, elle nous confie : J’étais enfant et nous marchions lentement. J’aimais cette lenteur que je recherche toujours et encore.

                                                                           Laurent BAYART

  • La brique au fond du lit de Simone Morgenthaler, La Nuée Bleue, 2025.

LAURENT BAYART A LA BIBLIOTHEQUE DE DIEMERINGEN, SAMEDI 13 JUIN A 11H.

(photo Baladia Abdellali)

Laurent Bayart proposera une nouvelle animation littéraire et musicale autour de son dernier livre « Le soleil danse sur mon jardin ». Il sera accompagné par Nicolas Meyer à la guitare électrique et Anthony Luttmann à la basse.

L’animation sera suivie d’une rencontre avec l’auteur et d’une séance de dédicaces.

  • Samedi 13 juin à 11h, à la bibliothèque municipale de Diemeringen, 40, Grand’rue, 67430 Diemeringen.

LES MOTS CHANTENT EN MON AME.

                  Cinquante et une années de mots et de passions, de phrases et de lettres qui dansent en moi dans une dactylographie de littérature effrénée. 

Ivresse intense qui m’accompagne depuis si longtemps…Un temps qui passe ou plutôt file… mais l’imaginaire reste comme un talisman, un chemin de croix ou plutôt de foi qui a bâti ma destinée. 

Écrire, plus qu’un verbe : une sente éclairée qui m’a emmené jusqu’à cette cathédrale imaginaire, une sorte de Compostelle où je me suis retrouvé.

Un stylo, à l’image d’un cierge que j’allume chaque jour et qui éclaire le tabernacle de ma vie.

Un ange gardien a déposé une plume à mes pieds, tel un signe ou un message sibyllin, pour m’indiquer, en un chuchotement, la route à suivre…

                                                      © Laurent BAYART

                                          12 juin 2026

LECTURE MUSICALE A LA BIBLIOTHEQUE DE LOHR.

Laurent Bayart proposera une nouvelle lecture musicale qui aura lieu à la bibliothèque municipale de Lohr dans les Vosges du Nord. Il sera accompagné par l’accordéoniste Fabien Christophel et proposera une pérégrination littéraire et musicale enjouée et originale.

rencontre et dédicaces de ses ouvrages à l’issue de l’animation.

  • vendredi 12 juin 2026 à 20h, salle Zanger, derrière la bibliothèque, 11, rue de Petersbach, 67290 Lohr.

JARDIN QUI M’ENCHANTE ET M’EMERVEILLE…

                                                   A Elisabeth et Didier, jardin de Betschdorf,

       Je suis une gommette ; coccinelle qui se régale de cet enchantement quotidien de côtoyer mon jardin, ivresse de frondaisons et d’arbres qui enchantent mon âme. Je me nourris de cette plénitude que m’offre cette litanie et psalmodie de verdure. Je me trouve dans le bonheur de l’instant qui s’égrène lentement. 

Un papillon de passage vient s’installer sur mon épaule. Est-ce un signe ? Une manière de me donner des nouvelles des airs, du vent et de l’espace ? Un merle vient se poser sur ma fourche-bêche et m’offre l’aubade de son chant.

Je suis dans l’infini du moment présent et me délecte de ces secondes d’émerveillement qui se fixent à jamais dans mon corps.

On appelle cela l’éternité, celle de la vie qui coule encore en nous à la seconde qui passe et pose une plume sur l’absolu et l’infini.

                                                   © Laurent BAYART

                                                              10 juin 2026

LES TROIS MOUSQUETAIRES QUI ETAIENT (EN FAIT) QUATRE…

                    Sur une photo de Marie Bayart,

       Fratrie de nos connivences suprêmes, nous sommes comme frères et sœurs, habités par l’envie d’aller enchanter le même chemin. Nos paluches se tiennent tels des garde-fous ou des mains courantes afin de nous protéger des aspérités du monde et de la vie. Nous sommes ensemble unis pour l’existence. 

Qu’importe ! Nos destinées sont liées à jamais.

L’affection que l’on se voue nous emportera – pour toujours – sur les chemins de demain.

Nos mains vieilliront mais le lien entre nous ne prendra jamais de rides et ne faiblira pas.

Nous sommes des mousquetaires au service d’un seul souverain : l’amour d’être toujours fidèle à nos liens.

Solides comme le chêne dont les branches nous emmènent vers le ciel et dont les racines nous tiennent profondément ancrés dans la terre féconde qui ensemence notre quotidien.

                                                  © Laurent BAYART

                                                         6 juin 2026

LAURENT BAYART INVITE DANS L’EMISSION DE RADIO JUDAICA « IL EST TEMPS DE CHASSER L’ENNUI ».

Laurent Bayart était invité dans la célèbre émission culturelle de radio Judaïca animée par Lionel Courtot « Il est temps de chasser l’ennui ». Il a parlé de ses cinquante ans d’écriture et de ses prochains projets, ainsi que ce ses animations littéraires.

Pour l’écrivain, pas d’ennui à chasser, Laurent reste bien occupé !

L’émission sera rediffusée aujourd’hui 3 juin à 9h et 23h puis proposée en podcast.

GOURMANDISE ROUGE…

                                    Pour Alphonse et Gustave,

       Par terre et à califourchon, on se délecte en friandises rouges qui poussent à hauteur de loupiots. On cueille et dépose ces voluptueuses et plantureuses fraises dans nos paniers, mais on en profite aussi- au passage – pour en savourer quelques-unes en les glissant dans nos glottes et autres palais ! Pas besoin de crème chantilly pour les accommoder ! Plaisir simple et naturel…et pas besoin non plus d’assiettes et de cuillères. Que nenni !

Savoureuses fraises et bonheur de la cueillette en goguette qui fait chanter nos estomacs rassasiés. Ils sont remplis…comme nos besaces !

Fruits rouges des champs…Élysées de la gourmandise.

On repartira rassasiés ! 

De retour à la maison, maman préparera une tarte aux fraises ! Mais, zut! On n’aura plus faim !

                                                  © Laurent BAYART

                                                         2 juin 2026

NOUVELLE CHRONIQUE DE LAURENT BAYART DANS LA REVUE BOURGUIGNONNE « FLORILEGE ».

Laurent Bayart publie un nouveau texte de sa chronique trimestrielle « Entre-nous doit dit » dans lequel il nous confie que « le chemin nous émerveille encore et toujours » Le poète nous rappelle que « nous sommes les pèlerins de notre propre existence et les coquillages des jacquets deviennent des étoiles qui se dressent, tels des catadioptres/candélabres de sanctuaire, sur notre route… »

  • Florilège, 19 allée du Mâconnais, 21000 Dijon.
  • aeropageblanchard@gmail.com

UNE AMITIE TRENTENAIRE…AVEC GEORGE ET CARMEN, LA ROUMANIE AU COEUR DE NOTRE AME.

….Et lorsque je regarde notre amitié, il me semble qu’elle est née il y a des milliers d’années-lumière, et non pas il y a trente ans, un dimanche de Pâques, pendant que les chrétiens célébraient cette fête en famille et que moi, étudiante amoureuse des lettres, mais surtout de la langue française, je me rendais au Rectorat de l’Université pour rencontrer un écrivain. Et avec son épouse, à qui j’ai timidement demandé une amitié épistolaire (qu’elle soit my pen friend) – la plus ancienne amie que j’aie encore aujourd’hui, ma Véronique.

Nous voici aujourd’hui dans une posture inédite, devant un texte à quatre mains, en écho ou en miroir, sans anadiploses.

Pour revenir à notre amitié que Laurent appelle « pépite d’or », moi, je la vois ici sous la forme d’une prosopopée. L’amitié est pour moi le Sel dans les mets, mais aussi le Sucre et le poivre, la coriandre, la cardamome, le romarin, le sésame, le safran ou d’autres épices, à doses différentes, comme les tons et les nuances des couleurs. Elle est le Sel de la vie, sans lequel nous ne pouvons vivre, sans lequel nous serions, comme en l’absence de musique, démunis, plus pauvres, faute de sentiment, privés du Beau, du Vécu, de l’Émotion de la vie. Celle qui fait vibrer nos âmes, qui y scintille doucement.

L’amitié est la Flamme de la vie, elle est une personne d’attachement et un objet transitionnel, qui laisse des traces indélébiles, qui compose des codes chiffrés incompréhensibles pour ceux qui lui sont étrangers.

                                                                    Carmen ANDREI, amie, écrivain et traductrice.