LAURENT BAYART REDIGE L’INTRODUCTION DU DERNIER ROMAN DE JEAN HUMENRY.

Publié aux éditions de l’Harmattan à Paris, le dernier roman de l’écrivain/ chanteur et auteur compositeur Jean Humenry paraît ces jours-ci.  « L’Etonnant voyage de Cornélius Quentin » est un ouvrage au rythme « de chevauchée fantastique délirante, aux dialogues soutenus et endiablés. Et l’on suit avec plaisir cette virée, presque rabelaisienne, d’un duo constitué d’un joueur de banjo et du mystérieux Cornélius ». Voici, un petit extrait de l’introduction que j’ai eu le plaisir de rédiger. Un roman de 280 pages avec la participation de Louis Bricard et de Sylvie Méheut.

  • « L’étonnant voyage de Cornélius Quentin », roman, de Jean Humenry, éditions L’Harmattan, 2017

(voir aussi, en complément, l’article rédigé sur ce livre dans les pages de mon « blog-notes » sur ce site)

LIVRE/ L’ETONNANT VOYAGE DE CORNELIUS QUENTIN OU QUAND JEAN HUMENRY BROUILLE LES PISTES…

Auteur compositeur et interprète, Jean Humenry fut révélé par Jacques Chancel et Guy Béart au début des années soixante-dix. Ainsi, il a produit un nombre impressionnant d’albums et a réalisé de très nombreux concerts durant une carrière de cinquante ans, vouée à la chanson française et à la beauté du texte.

Depuis quelques années, le musicien (qui était déjà poète) s’est mis à l’écriture, au roman et au récit. Prenant un peu le contre-pied du chanteur humaniste, voici qu’il vient de faire paraître un roman déhanché, une vaste fresque en frasques de pérégrinations sur les routes à la Kérouac et à la London. Comme une grande bouffée d’oxygène, hymne à l’errance et à l’échappée belle où l’humour joue de la gratte ou plus précisément du banjo, en compagnie de personnages au relief décapant, à la geste révolutionnaire et poétique. Nous voilà ainsi plongés dans une narration rocambolesque, rabelaisienne, sorte de joyeux polar où le seul crime de ces héros est d’aimer la vie comme la gomme d’un pneu le goudron…Ainsi, l’humour et l’absurde jouent de la bossa nova dans ce récit où la dérision dresse souvent son chevalet : Parfois, on s’arrêtait pour regarder le temps passer. Et on le voyait passer ! Il y a une sorte de musicalité dans ce rythme effréné où l’on se surprend en flagrant délit d’horizons rebelles et de poésie buissonnière.

Laurent BAYART

  • « L’Etonnant voyage de Cornélius Quentin » (roman) de Jean Humenry, éditions L’Harmattan, 2017.

LIVRE / LA VIE ROMANESQUE D’EDOUARD LIMONOV

C’est à un véritable personnage de roman que s’est intéressé l’écrivain Emmanuel Carrère (le fils de l’Académicienne Hélène Carrère d’Encausse) en rédigeant ce récit de la vie tumultueuse et rocambolesque d’Edouard Limonov. Voyou en Ukraine, idole de l’underground soviétique, clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire…Ecrivain/soldat, mercenaire, révolutionnaire, chef d’une bande de skinheads, poète des abysses, tôlard des hôpitaux psychiatriques de l’ex URSS, Barry Lyndon soviétique, érotomane dégingandé, caïd inspiré, responsable d’une feuille de choux Limonka qui émane du parti national bolchevik, dandy de l’élégance et du coutelas…Voici une destinée hors du commun qui régale – littéralement – l’écrivain. Pas facile de raconter pareil phénomène ! La prouesse est incommensurable, on y sent à la fois un zest de répugnance mais aussi une manière d’admiration devant cette sorte de héros, despérados qui peut être aussi considéré comme un salaud.

Les choses ont commencé à prendre un tour bizarre quand le communisme s’est effondré. Tout le monde s’en réjouissait sauf lui, qui n’avait plus du tout l’air de plaisanter en réclamant pour Gorbatchev le peloton d’exécution…

Limonov est d’une force de caractère inimaginable car écumant les prisons comme Lefortovo, Saratov et notamment Engels, l’écrivain (de son vrai nom) Edouard Veniaminovitch trouvera les ressources nécessaires pour ne pas « craquer » en se réfugiant dans la méditation : il apprend à se retirer en lui-même et à atteindre la zone où il est tranquille, hors d’atteinte.

Bref, ce livre/récit d’Emmanuel Carrère est tout simplement fascinant et passionnant car le personnage en vaut le détour. Parfois, et même souvent, il est inutile d’aller titiller son imaginaire, les personnages du quotidien offrant avec générosité l’inspiration des rendez-vous de l’histoire.

Laurent BAYART

* Limonov d’Emmanul Carrère, P.O.L. éditeur, 2011.

LAURENT BAYART DANS L’ANTHOLOGIE « LE PETIT LIVRE DE LA CONSOLATION »

Très belle aventure éditoriale, à l’esthétique remarquable, qui paraît ces  jours-ci aux éditions Salvator à Paris, avec l’anthologie de textes de l’auteur compositeur Jean Humenry pour laquelle j’ai eu le bonheur de participer avec une quinzaine de textes. « Le petit livre de la consolation » est ainsi un ouvrage qui donne la possibilité aux mots des poètes et des écrivains de diluer la peine et de consoler la tristesse. La poétesse Sylvie Méheut, l’écrivain Jean-Yves Bonnamour ont également apporté leurs pierres à ce bel édifice. A noter aussi la belle préface de Christophe Henning et un focus particulier pour Marie, ma fille, dont le poème écrit pour son collègue décédé m’arrache toujours quelques larmes…Bravo à toi aussi, Marie !

  • « Le livre de la consolation » de Jean Humenry, avec la collaboration de Sylvie Méheut, Jean-Yves Bonnamour et Laurent Bayart, Editions Salvator, juin 2017.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 50 / RETRAIT’ T’ES !

 

Avant le temps se prenait des envies de passer, d’aller vite…Quoi de plus normal, et puis, pfutt…il s’est mis à fuser et à filer !

En effet, après des années de « vie active » et même hyperactive, voilà qu’aujourd’hui, en ce 1er juillet 2017, je figure désormais sur la liste des « retraités ». Bizarre, ce terme de « retrait », comme si on se mettait soudainement dans la marge, dans la bande d’arrêt d’urgence, comme si…

Ahmed Ferhati, metteur en scène, à l’annonce de mon départ à « la retraite » m’avait écrit (avec bien d’autres complices que j’ai accompagnés depuis tant d’années dans mes fonctions au Conseil Départemental du Bas-Rhin, dans mon rôle de « passeur théâtral », mieux que « conseiller ») un petit mot bien sympa en ajoutant : «  en retraite, oui Laurent ! Mais pas en retrait… » J’ai trouvé ce courriel tout en justesse et finesse, car tant d’années à officier dans le domaine dramaturgique au sein du service culturel de la collectivité (26 ans) et 42 ans dans la littérature, l’édition et la poésie, à se mettre surtout au service des autres. Comment peut-on parler de « retrait » ?…Ce serait une forme de renoncement, d’abandon, bref, un vrai départ voire une fuite…Cela ne correspondrait finalement à rien. Un métier s’éclipse, certes mais pas la passion à l’instar d’un tatouage sur la peau qui a du mal à s’effacer.

La culture a toujours constitué mon viatique, ma planche de salut depuis tant d’années, que mettre ma valise sur la voiture et m’en aller serait presque une forme de débandade, de renoncement. Exil plus que voyage.

La retraite. Temps apaisé, de liberté, d’un espace qui désormais vous appartient entièrement et vous délivre d’une certaine manière de l’emprise des agendas, de l’apesanteur des calendriers, quoi que…

Instants de plénitude, de liberté où l’on devient un artisan du quotidien, à refaire un peu le monde à sa vitesse et ses envies, bref, à son aune. Temps des rencontres retrouvées, des rendez-vous à imaginer, de ce temps qui file et fuse certes, mais en étant guilleret et fécond. Libre, quoi !

Le 1er juillet est souvent une date qui fixe une litanie d’augmentations de tarifs, hausse des prix et caetera. Une belle augmentation de la « qualité de vie » la retraite, non ?

En ce qui me concerne, c’est surtout le premier jour d’un autre temps d’une (re)naissance…Et oui, « retrait t’es ! », presque nouveau né. Ca s’imprime sur une carte de visite, ça ?

Laurent BAYART

1er juillet 2017

Vendredi 30 juin / Lecture musicale à l’école élémentaire de la Musau

Fin de saison (scolaire) et dernier rendez-vous artistique avant l’été pour les deux compères, Fabien et Laurent, qui se retrouveront dans une classe de l’annexe de l’école élémentaire de la Musau à Strasbourg/Neudorf (67100) pour une rencontre impromptue avec les jeunes élèves de cette école. Une manière originale de faire partager leur passion commune en notes et en mots.

  • vendredi 30 juin à partir de 14 h à l’Ecole Elémentaire de la Musau à Neudorf (67100)
  • (photo Gilbert Mosser)

LAURENT BAYART DANS LE NUMERO 127 DE LA REVUE ALSACIENNE DE LITTERATURE

Paru aux premiers jours de l’été 2017, le numéro 127 de la Revue Alsacienne de Littérature a publié plusieurs notes et articles de lecture de Laurent consacrés aux ouvrages de : Claude Luezior, Nicole Piquet-Legall, Olivier Larizza, Louis Savary et Franziska Drareg. L’écrivain Claude Luezior, quant à lui, a rédigé un article sur le dernier opus de Laurent Bayart : « Les charmes du Val d’Ajol ». Notre ami fribourgeois d’écrire : L’écrivain nous prend par la main pour nous faire découvrir personnages et papotages (en lieu et place de tweets, pourquoi pas ?) dans des endroits improbables…

LECTURE MUSICALE AVEC LAURENT BAYART AU VAL D’AJOL

Rendez-vous exceptionnel, le samedi 24 juin à 17h, Laurent Bayart présentera son livre « Les charmes du Val d’Ajol » dans les lieux idylliques et inspirés de la Brasserie Burval au Val d’Ajol. Il sera accompagné par le virtuose du clavier et des bretelles : Fabien Christophel. Lecture et présentation de cet ouvrage emblématique sur ce « Val de la joie » qui a inspiré l’auteur. rencontre festive et conviviale autour de cette délicieuse « Val heureuse », la bière que l’on savoure au paradis des Vosges méridionales.

  • samedi 24 juin à 17h, à la Brasserie Burval, 24, avenue de la Méreille au Val d’Ajol (88340).
  • Tel. 03 29 65 18 17 ou 06 18 73 10 32.

LAURENT BAYART DANS LE NUMERO DE JUIN 2017 DE LA REVUE « FLORILEGE »

Laurent publie un nouvel article dans sa chronique « Entre nous soit dit » du numéro 167 de  la revue culture et artistique bourguignonne « Florilège ».  Son nouveau texte nous présente le monde « comme un grand bowling » avec humour, distance et dérision, l’écrivain-poète dresse sa vision de l’actualité du moment.

  • revue « Florilège »,  Stephen Blanchard, 19 allée du Maconnais, 21000 Dijon.
  • aeropageblanchard@gmail.com

EXPOSITION « FAIRE UN DETOUR, UNE QUESTION DE POINT DE VUE » DE MICHEL FRIZ, bibliothèque de Mundolsheim, « L’Arbre à Lire », du 6 au 27 juin 2017.

 

Photographe-cycliste, Michel Friz rédige de la poésie avec ses images. Humaniste en chambre à air et en chambre noire puisque notre ami est aussi photographe, il métamorphose l’instant en y mettant quelques pincées d’éternité. Sa bicyclette est une manière de porte-plume qu’il offre à la générosité de son regard. Ses pérégrinations à vélo sont toujours propices à la rencontre et à l’émerveillement. Il illumine les paysages de son regard d’observateur attentif du monde. Il fait ainsi partie intégrante de ce décor « grandeur/nature » qui lui sert de tableau pour y poser le pastel de ses couleurs en même temps que sa monture. Il pérégrine plus qu’il ne se déplace, voyage en passant subjugué par la beauté de ces rendez-vous qu’il provoque. Ne nous trompons pas, Michel Friz est un véritable poète qui nous remplit l’âme de ses haïkus photographiques. Il sublime l’instant en y posant l’or de sa tendresse. Paysage apaisé, serein, voilà toute la magie de ses photographies qui chantent le temps qui file au ralenti grâce à ses détours inspirés, là où d’autres se jettent, à corps perdu, sur les raccourcis pour aller plus vite…Mais pour y faire quoi ?

Ainsi, surprend t-il, à l’orée d’un champ, de joyeux mariés prenant la pose devant un autre photographe, officiel celui-là, un curieux pêcheur se délectant de la seconde qui s’écoule langoureusement et se moque finalement comme d’une guigne de son hameçon, il semble plutôt attendre l’âme sœur…Qu’en est-il également de ce bolide caisse à savon, cotillon jaune qu’il « flashe » goulument au détour d’une route ?

Prenez le temps de ce lumineux détour qu’il fait aujourd’hui à la bibliothèque de Mundolsheim, question de point de vue, il pose ses photographies entre les ouvrages, les bacs et les rayonnages, histoire d’y faire entrer ses paysages et autres personnages.

Michel Friz est une manière de lutin, il ré-enchante le monde avec ses images en semant des étoiles dans nos yeux. Ses photos racontent une histoire que chacun peut lire et se raconter à sa façon.

Le véritable talent étant de laisser à chacun le soin de poser son propre caillou sur le chemin.

Laurent BAYART

Samedi 10 juin 2017

(photo Michel Friz)

Ecrivain/Poète