Les gares nous racontent des histoires de partances et de destinations éphémères. Les panneaux électroniques scandent la poésie onomastique des voies ferrées et des villes traversées. Parfois, cités exotiques et lointaines qui nous font voyager avant même d’être partis.
Où vont les trains lorsqu’ils sont passés ? Quelles histoires racontent-ils avec le chantre/scribe d’un contrôleur, troubadour en casquette qui passe dans les allées. Les voies sont des liturgies de ballast qui chantent la romance des voyages.
Partir, c’est aller à la quête de l’horizon et apprivoiser les kilomètres à n’en plus finir.
De gare en gare, nous vadrouillons dans l’enchantement de nos découvertes.
Et ce billet dans la paume de la main, comme le sésame qui m’ouvre les portes de derrière l’horizon, là où le soleil a posé son œil rouge.
Voyager, c’est écrire sur les paysages.
© Laurent BAYART
26 février 2026

