
A Véronique,
Le temps passe et joue de la bossa nova dans nos corps, parfois fatigués et malmenés…La fatigue et la lassitude posent leur rouille dans les rouages de nos articulations. Que reste-t-il des étoiles que nous avions gardées précieusement au tréfonds de nos corps et de nos âmes ? Elles sont toujours là, invisibles mais présentes comme des tabernacles, à poser leurs lumières en nous, dans la majuscule de l’instant précieux, vécu intensément.
Nous sommes des novae qui filons sur l’éphéméride des jours.
Telles des scarifications rédigées au scalpel sur le tronc des arbres, cœurs percés par des flèches qui nous accompagnent sur notre sente et nos chemins de traverse.
Aimer reste le seul rendez-vous qui enchante nos vies.
© Laurent BAYART
2 avril 2026
