
Le temps passe et surtout file, nos ombres restent présentes dans nos existences, comme de divins fantômes et anges gardiens bienveillants.
Où êtes-vous donc passés, maman et papa ? La mort n’est qu’une présence invisible qui vient enchanter nos instants. Je sais que vous n’êtes pas absents et que vous continuez d’habiter les secondes qui nous habillent. Où vont nos vies lorsque tout se termine ? Je sais, depuis longtemps, que l’absence n’existe pas quand l’amour reste ancré en nous.
Petit garçon meurtri et blessé qui reste – toujours en encore – en moi, et habite mon âme.
Des années de blessure et de maladie mais je suis encore là, une canne tel un bâton de pèlerin ou celui de Moïse.
A défaut d’ouvrir la mer comme les pages d’un livre, il balise mon chemin.
Le petit garçon marche avec ce roseau et autre attelle, tel un stylo qui écrit sur le fil du chemin.
© Laurent BAYART 2 août 2026
