Sanatorium Rhône Azur, 1965.
C’est un peu ma fée clochette, mon ange gardien qui reste éternellement avec moi…C’était un jour de 1965 que je garde précieusement en mon âme…Le temps s’est miraculeusement suspendu, voire arrêté,…Tu étais venue me rendre visite dans mon sanatorium de Rhône Azur à Briançon…Ô tante Lumière, bien nommée, ange gardien que je garde précieusement en mon âme de loupiot tuberculeux.
Petit gamin aux poumons remplis de taches blanches…La maladie avait posé son smog et son brouillard dans les alvéoles de mes bronches et autres bronchioles.
Comment pourrais-je oublier ce moment d’éternité que tu m’as offert en me rendant visite ?
Je sais, par d’étranges convictions et sensations que tu es restée avec moi.
Tu tiens aujourd’hui la main de ce petit garçon devenu senior. Les rides ont posé leurs lierres sur ma peau un peu parcheminée, mais le petit garçon continue toujours de t’étreindre.
L’éternité n’a jamais de fin lorsqu’on aime ses anges gardiens…
© Laurent BAYART
6 août 2026

