LA GRACE DE L’ETERNITE DANS L’INSTANT OU HOMMAGE A ALAIN TIGOULET.

                                    A la mémoire de l’ami photographe,

              Le temps ne file plus lorsque l’objectif de l’appareil photo s’est suspendu dans la lumière de l’éternité. Nous passons ainsi, de l’autre côté des mondes et des apparences, où nos vies continuent d’une autre manière, invisibles, impalpables mais toujours prégnantes et présentes. 

Le cœur a cessé de battre et de psalmodier son incessant clic clac, tel un battement cardiaque, qui fixait le temps sur la pellicule des jours qui passaient sans penser un instant que tout reste éphémère…

Parti, évaporé, absent pour une durée indéterminée, l’être humain s’éclipse… La mort n’est qu’un leurre, un passage comme me l’avait signifié un jour le grand écrivain Claude Vigée, en parlant de l’étymologie de ce mot en hébreu, lors d’une rencontre.

Nous partons mais restons ici, dans le présent qui n’a plus de temps, ni de conjugaison. L’absence n’existe pas, car elle est constamment habitée…

Ne me cherchez pas, je resterai toujours à vos côtés ! Il suffit de me parler, de m’évoquer et mes ailes d’anges gardiens battront près de vous et laisseront s’envoler une plume dans l’air, comme un petit coucou complice ou un clin d’œil que je vous offrirai de l’autre côté des mondes.

                                                  © Laurent BAYART

                                                22 août 2026

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