Tous les articles par Laurent Bayart

LIVRE / UNE LARME M’A SAUVEE OU LORSQUE LE CORPS SE TRANSFORME EN SARCOPHAGE…

         On se souvient du témoignage glaçant de Jean-Dominique Bauby, paru en 1997, « Le scaphandre et le papillon », où l’auteur racontait son expérience de locked-in syndrome, suite à une attaque cérébrale, il ne pouvait plus communiquer  avec le monde extérieur, qu’au moyen de clignotements de paupières…Ce livre, que je tiens dans les mains, raconte la même « mésaventure » (le terme est bien  édulcoré !) arrivée à Angèle Lieby, victime d’une polyneuropathie démyélinisante dite de Bickerstaff » Ceci pour dire cela…Vie heureuse, normale jusqu’à ce que…surgissent d’étranges picotements dans les doigts, puis l’intense étau d’une migraine et la plongée dans la grande noirceur du silence. Le corps devenant un sarcophage froid. Anne entendant et ressentant tout ce qui se passe autour d’elle, les conversations des médecins, les confidences et apartés des infirmières, ressentant la douleur des atteintes à son corps. Le personnel en blouse blanche ne donne pas cher de son avenir, enterrée déjà vivante dans sa chambre de réanimation, branchée à de nombreux appareils la reliant à la vie…

Elle raconte, avec tendresse et émotion, ce fil ténu qui la relie encore à l’existence et dont elle ne cesse de s’accrocher, avec une incroyable foi et persévérance ! Sans jamais jeter l’anathème sur ceux qui l’ont « enterrée » trop vite, sa famille et son mari, inoxydable anges gardiens continuent –par intime conviction – d’être persuadés qu’elle va échapper à l’ineffable. Anne narre ces moments où le temps devient immobile et ne passe plus (cela durera de juillet à décembre, date de sa « rédemption »). C’est curieux comme on se sent toujours, bêtement responsable de ses mauvais rêves. Elle hurlera intérieurement face au supplice de ce téton que l’on pince, manière de savoir si le patient réagit ou pas. Un peu, le « croque-mort » des pompes funèbres…

Jusqu’au jour où une larme coulera de sa paupière pour signifier qu’elle est encore là ! Beau et poignant témoignage, sur ce désir de vie loin du blockhaus du sarcophage qui enferme le papillon à jamais dans sa boîte d’allumette…

                                                                       Laurent BAYART

Une larme m’a sauvée, témoignage d’Angèle Lieby avec Hervé de Chalendar, Editions Les Arènes, 2012.

VIDEO lecteure musicale 05 mars 2022 a mundolsheim

Retour sur la belle lecture/présentation autour de mon nouveau livre « Voyage en Périgord » avec le photographe Alain Tigoulet et l’accordéoniste Fabien Christophel. Merci à l’équipe de TVM pour ce superbe reportage ! C’était le samedi matin du 5 mars 2022 à la bibliothèque de Mundolsheim.

LAURENT BAYART A LA BIBLIOTHEQUE DE SOULTZ-LES-BAINS CE VENDREDI.

Laurent Bayart proposera une nouvelle lecture musicale vendredi 25 mars à 20h30 à la bibliothèque de Soultz-les-Bains. Il offrira des extraits de ses nouveaux ouvrages dont « Le monde distant de nos baisers perdus » et « Voyage en Périgord », ainsi que d’autres pièces littéraires. Il sera accompagné dans ses déambulations littéraires par les musiciens jazz, Nicolas Meyer à la guitare et par Etienne Cremmel à la trompette.

  • vendredi 25 mars à 20h30 à la bibliothèque de Soultz-les-Bains
  • pour tout renseignement : 06 79 89 65 11

LAURENT BAYART TRADUIT EN ROUMAIN

Plusieurs pages et extraits conséquents du « Petit Précis de l’impolitesse » (édité par Les Petites Vagues en 2012) de Laurent Bayart ont été publiés dans la très belle et coquette revue roumaine « Dunarea de Jos », numéro du mois de mars (numéro 240). La traduction a été réalisée par Carmen Andrei, professeur émérite de l’Université de Galati et traductrice professionnelle avec ses élèves : Camelia Baştea, Gianina Onacă et Ionela Stareţ. Un superbe travail réalisé par Carmen Andréi, avec un grand article biographique et photo de l’auteur alsacien. Merci pour son superbe travail de traduction et d’édition !

LIVRE / TOUT LE BLEU DU CIEL POUR NOUS NOYER DANS L’ESSENTIEL.

Merci à Brigitte Picand de m’avoir fait découvrir ce livre !

         C’est un pavé (et parfois, la plage se trouve juste en dessous, ou du moins, le ciel !) de 830 pages, roman initiatique (d’ailleurs, Paulo Coelho y est souvent cité) comme un chemin, avec certes, quelques longueurs et répétitions, mais ce livre est – tout de même – un joyau, une petite merveille. Et parfois, il est bon de se laisser guider par une narration si puissante, singulière et originale. Récit dans lequel on y parle méditation et « pleine conscience » en envolée mystique.

L’histoire ? Un jeune homme de 26 ans, « condamné par un Alzheimer précoce (eh, oui, ca existe !), souhaite prendre le large pour un ultime voyage ». Emile pourrait mariner à l’hôpital, avec une batterie d’essais cliniques, jusqu’à la fin de ses jours, mais préfère se payer un ultime road-trip avec un camping-car dans les Pyrénées. Voilà qu’il lance une annonce afin d’avoir une personne qui pourrait l’accompagner pour cet ultime voyage. Et voilà que Joanne, surgie avec ses parts d’ombre et ses bagages bien lourds…

Mélissa Da Costa raconte, avec simplicité, ce retour à la vie et cette envie de mettre une majuscule dans un point final.  C’est magique, magnifique et sublime. Comment tu as attrapé ça ? – Je n’ai rien attrapé du tout. C’est une maladie orpheline génétique, c’est tout. Et les voilà partis, en couple dépareillé, Joanne devenant épouse et tutrice avant que son improbable mari ne perde le fil de sa mémoire, black out de plus en plus fréquent, et retour vers le passé…Rencontres pleines de tendresse et rendez-vous avec un enfant mort noyé qui revient pour enchanter ce voyage et dénouer les inextricables fils qui les retenaient. Il remplissait des pages et des pages de bleu. Rien d’autre que du bleu. On ne sait pas si c’était le ciel ou la mer qu’il dessinait…Cet enfant disparu, fantôme fécond, qui chante le silence de l’au-delà. Le noir du deuil laissant la place à l’immensité du bleu. Epoustouflant.

Ce livre est une ode à la vie et à l’existence, à ce chemin étranglé qui mène jusqu’au ciel : Si nous pleurons parce que le soleil n’est plus là, nos larmes nous empêcheront de voir les étoiles.

Et, notre destin n’est-il pas de les regarder à jamais ?

                                                                        ©  Laurent BAYART

Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa, Libraire Générale Française, 2020.

NOUS ETIONS FAITS POUR ETRE LIBRES, NOUS ETIONS FAITS POUR ETRE HEUREUX…

photo de Nemorin, Alias Erik Vacquier

Nous étions faits pour être libres, nous étions faits pour être heureux…psalmodiait le poète… Et puis, la folie destructrice et ses lourdes menaces ont pris le pas sur le trille des oiseaux et la légèreté volage du soleil. L’épée de Damoclès atomique est sortie d’un coup de son épais fourreau ; étui noir de l’apocalypse. Le monde interloqué avait oublié la précarité du vide, le chant des soldats/urubus noirs du chaos, la litanie des gens en kaki venus jeter leur ivraie dans les champs de coquelicots. Les corbeaux et autres corneilles se métamorphosant en avions, lâchant leurs fientes métalliques en bombes fragmentées. Les flammes ont remplacé l’astre héliotrope du jour.

Aimer ne suffisait plus à l’être humain. Il lui fallait, toujours et encore, cette inépuisable soif de territoires, des arpents de terre…Pour enterrer qui ? Le désir et la danse  de mort plus forts que celui de vivre ?

Nous pensions le temps des apaisements et du bonheur tranquille de n’espérer qu’en l’ivresse des papillons.

Le monde se réveille avec une gueule de bois d’avoir trop bu d’obus obtus.

                                                                              Laurent BAYART

                                                                                14 mars 2022

LAURENT BAYART AU SALON DU LIVRE DE MITTELHAUSBERGEN

Retour en mode salon du livre pour Laurent Bayart qui sera présent le dimanche 20 mars prochain à la « Fête des auteurs » qui aura lieu à l’Espace Sportif et Culturel de Mittelhausbergen, à partir de 10h. Venez lui faire un petit coucou ! Il sera heureux ce vous présenter ses derniers livres et notamment le dernier opus périgourdin réalisé avec le photographe Alain Tigoulet « Voyage en Périgord, Entre lignes et courbes ». A dimanche !

LAURENT BAYART DANS LE NUMERO DE FLORILEGE DE MARS

Laurent Bayart publie un nouveau texte dans sa chronique trimestrielle « Entre nous soit dit » du très joli numéro de printemps de la revue bourguignonne Florilège. Il nous avoue être  » amoureux du printemps ! » Il rajoute, lyrique, « La lumière reprend la main sur nos journées, en y accolant la cédille du soleil qui se met à nous réchauffer enfin ! » puis, faisant référence à son jardin : Ma fourche-bêche, dans la remise, est tel un stylo qui attendrait la feuille blanche pour y semer les graines et les plants de son imaginaire, en y apposant sa signature. »

  • revue Florilège, n°186/ mars 2022,
  • aeropageblanchard@gmail.com

Un nouveau livre (PERIGOURDIN) DE LAURENT BAYART

  • Attention : port offert pour le lancement du livre !

Un nouveau livre de Laurent Bayart vient de paraître « Voyage en Périgord, Entre lignes et courbes » avec de superbes photos d’Alain Tigoulet en quadrichromie.

Paysages de lignes et de courbes, de rencontres insolites où les images du passé et du présent se rejoignent pour constituer un fil d’or. Coups de foudre pour ces sites envoûtants, habités par l’âme de ses habitants.

Balades inattendues et poétiques qui vous captiveront tant il est vrai que ce territoire pittoresque, historique, sauvage et gastronomique vous donnera une irrésistible envie de découvrir ou de revisiter ces lieux, à pied, en voiture, en train ou en…montgolfière !

  • « voyage en Périgord, Entre lignes et courbes » de Laurent Bayart et d’Alain Tigoulet, Editions du Tournerciel, 2022
  • 92 pages, dos carré, cousu, au format 24,5 x20 cm.
  • Prix : 25 Euros – Port offert pour le lancement !

DES TEMPS MEILLEURS AU BOUT DES DOIGTS…

         Les doigts de tes mains tricotent quelques peurs et angoisses, bien compréhensibles, en ces jours de turbulences. La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille, nous l’apprenons chaque jour dans la grande école de la vie, mais continue, Alphonse, insouciant nautonier, à naviguer sur son  fil d’or. Cela en vaut largement la peine, même si tout cela se révèle être, parfois, bien compliqué…  Le temps file inexorablement mais les merveilles de l’amour accomplissent des petits miracles ! Et parfois, Alphonse, les doigts peuvent se mettent à former des prières à l’adresse du Dieu de tous les doudous qui protègent les petits garçons de trois pommes. 

Tes doigts jonglent à nouveau avec tes jouets et ont remis les autorails et tgv en « marche » ! Super. La voie est de nouveau libre.

Tes nounours et autres peluches attendaient impatiemment l’arrivée de tes trains pour repartir en voyage avec toi !

Dans des pays que notre imagination n’arrivera jamais à inventer !

Et les gares que nous traverserons sont comme des soleils posés dans des tunnels. 

Il ne fait jamais nuit lorsqu’on aime !

                                                                              Laurent BAYART

                                                                                 5 mars 2022