LE SITE EN CHIFFRES POUR 2018

Merci pour votre fidélité pour mon site, l’année écoulée ce sont 2.736 connexions qui ont été faites sur les différentes pages de ce journal numérique que vous tenez entre…les mains ! Merci pour cette fidélité littéraire ! A noter, que depuis la création du site, 398 articles originaux ont été rédigés par votre serviteur ! N’hésitez pas à faire abonner vos amis et connaissances à ma new letter, ils auront ainsi des nouvelles de l’écrivain cycliste dans leurs boites…mails !

HORS SERIE SPORT & VIE/ LA DANSE COMME ON N’EN PARLE JAMAIS.

 

Le dernier hors série du magazine Sport & Vie est tout simplement passionnant, dédié entièrement à la pratique de la danse, il sort totalement des sentiers battus pour nous emmener faire du « hors piste » !

On sait que depuis des temps immémoriaux, les êtres humains dansent comme si cette activité était indispensable à leur survie, et plus loin d’affirmer : Les êtres humains sont nés pour courir, disions-nous plus haut. Et s’ils étaient aussi nés pour danser ?  En effet, la danse se révèle être un langage de communication qui ne trompe pas, à l’inverse de la parole : La musique et le chant visent moins à transmettre des idées ou des messages que des affects et des émotions qu’on peut lire sur le visage des gens. De plus, elle permettrait de maintenir une cohésion de groupe, une osmose entre les individus. Bref, une  véritable communion sociale.

 Ce numéro traite de nombreux aspects de la danse, des thèmes passés souvent sous silence. Si le grand public est bien au courant des dérives liées à l’anorexie, il connaît moins les confondantes pratiques du dopage à faire pâlir cyclistes ou rugbymen ! Et là, on tombe littéralement sur les fesses ! (Loupée la réception !) Car ceux qu’on surnomme les athlètes de Dieu sont gavés aux stimulants, diurétiques, amphétamines, stéroïdes et drogues récréatives. Bref, c’est plutôt le pandémonium !  Cocaïne et cortisone permettent aussi de palier aux innombrables blessures engendrées par la pratique de la danse. Les compagnies de ballet professionnel rapportent un  taux de blessures annuel de 67 à 95% !La danse s’affirme donc comme une pratique sportive qui nécessite un entraînement de spartiate. En danse, on doit savoir quelle image on propulse dans l’espace, à chaque instant,ce qui différencie avec la pratique sportive du compétiteur dont seul le résultat du tableau d’affichage compte.

On y apprend que Cuba est l’endroit au monde où l’on danse le plus, que la Russie est une terre de danse grâce à Pierre le Grand, fondateur de Saint-Pétersbourg, puis de l’impératrice Catherine II qui lança la construction du Bolchoï (qui signifie grand théâtre) et Strasbourg, la ville où une épidémie de danse a rendu fou (lire Jean Teulé Entrez dans la danse).

Cette revue nous fait entrer de plain-pied dans la chorégraphie, sous la gouverne de son saint patron,  Saint Guy…On achève bien les chevaux !

                                                                                                              @ Laurent BAYART

* Sport & Vie, hors-série numéro 49 « La danse comme on n’en parle jamais ». 7,50 Euros.

 

LAURENT BAYART DANS LE NUMERO DE DECEMBRE DE LA REVUE ALSACIENNE DE LITTERATURE

Laurent Bayart a publié un texte de création dans le dernier numéro de la Revue Alsacienne de littérature sur le thème de « En tout sens » « La panne de… ». Il a fait paraître également des articles critiques consacrés aux derniers livres de Claude Luezior, Bruno Cortot, Jean Humenry et une note de lecture concernant la revue bourguignonne « Florilège ».

  • Revue Alsacienne de Littérature, numéro 130, BP 30210, 67005 Strasbourg Cédex.

 

BILLET D’HUMEUR / ACTE 66 / STRASBOURG OU DES FEUX QUI RONGENT LES CŒURS ET LES CORPS.

(photo Némorin, Erik Vacquier)

           Il y a des feux, il y a le feu en nous. Ce soir, les gobelets de vin chaud, ses odeurs d’épices et les lampions de la fête ont été chahutés par les urubus de la destruction aveugle. Obsession de toujours tuer. De répandre l’horreur dans les rues illuminées par la liesse. Rendez-vous des humanités joyeuses dans les ruelles de la ville. Les santons de la crèche ont été fracassés. Ce soir, le père Noël est accablé. Affligé par les enfants fous de l’apocalypse, habillés de noir. Le vieillard, tout en bonhommie, a déposé sa hotte et son manteau rouge. Bien trop lourds à (sup) porter. Feux comme des coups de pétard qui hachent les corps qui étaient – jusque là – en goguette. Coups de poignards lacérant le drapeau blanc où flottait la paisible colombe de toutes les paix. Les mots et les paroles sont impuissants,voire inaudibles face à l’abject. La cathédrale semble pleurer des larmes de grès. Sa flèche majuscule se veut être une ode à la tolérance, elle ne comprend pas ce qui se passe plus bas. Ses archanges en pierre, dans les voussures et les tympans du portail, prient dans la lumière/ tabernacle du crépuscule. Ce soir, une immonde gargouille a joué les oiseaux destructeurs et s’est pris de folie. Jusqu’où iront ces ombres ? Démons humains à toujours vouloir semer le désastre ?

Ce soir, les bougies et les cierges se sont allumés. Il faut l’ivresse du soleil pour redonner de l’âme à ces rues balayées par les cyclones de la mort. Notre Dame de Strasbourg prie dans sa robe rose de dentelles des Vosges.

Ami, écoute le doux chuchotement de cette prière qui vient apaiser nos âmes meurtries et éteindre les incendies allumés par les enfants aveugles du néant.

Ce soir, notre prière est plus puissante que leurs cris de haine.

                                                                                                               @ Laurent Bayart                                                                                            

                                                                                 Strasbourg / 11 décembre 2018

 

LIVRE / PASSEPORT POUR SEOUL

 

Patrick Maurus est (ou était) conseiller culturel à Séoul et maître de conférence, il a fait paraître, en 2002, un livre intéressant sinon passionnant sur Séoul. Occasion pour nous d’aller arpenter la capitale de la Corée du Sud par le biais de ce livre comme un sauf-conduit : la littérature. La deuxième partie est justement jalonnée d’extraits de textes d’auteurs qui « racontent » cette ville où coule le fleuve Han : Ah, vous ! Encore cette vieille rengaine du fleuve Han ! Et depuis quand les poèmes et les rivières ont-ils une nationalité ?… /…les poèmes sont écrits pour ceux qui ont des larmes et les fleuves coulent aussi pour eux…

L’auteur de citer en liminaire Walter Benjamin : le vrai problème dans une ville n’est pas de s’y retrouver, mais de s’égarer…et Maurus de rajouter, s’agissant de Séoul, que le touriste, qui sera perturbé par tous les noms illisibles que lui offre le manuscrit de la ville, le sera au point de ne pas s’apercevoir qu’il n’y a même pas de noms de rues…en rajoutant – à toute fin utile – un tableau de l’alphabet coréen ! Plus loin, il écrira comme une manière de description : Ville moderne, tentaculaire, kilomètres de barres d’immeubles, quelques beaux palais et musées…et de nous révéler l’origine du nom de Corée : De celui de l’avant-dernière dynastie, Koryo…./…Au nord, Choson (matin clair), au sud Han’guk (pays des Han). Et de compléter avec Sorabol, parlant de Séoul, signifiant plaine. Voici pour une petite leçon d’histoire et de linguistique. Toujours instructif l’origine des noms !

Voilà pour cette petite déambulation onomastique et littéraire dans les larges avenues de cette mégapole,  avec  l’aide d’une petite carte du centre, extraite de l’édition du Petit Futé de l’époque. Entre temps,  la ville a dû encore bien changer. Les métropoles étant comme des adolescents dont la croissance n’arrête jamais…

                                                                                                              @ Laurent BAYART

* Passeport pour Séoul, visite et aperçu littéraire proposés par Patrick Maurus, Actes Sud, 2002.

LIVRE / LE POINT (PRESQUE) FINAL DE JEAN D’ORMESSON

 

      Pétillant d’élégance et d’érudition, Jean d’Ormesson, décédé en décembre 2017, laisse une œuvre conséquente et notamment un dernier livre paru juste après sa mort, comme un petit clin d’œil adressé à ses lecteurs. « Et moi, je vis toujours » nous entraine dans l’incroyable maelstrom de l’histoire de l’humanité et des hommes, par l’intermédiaire de ce juif errant dont il emprunte les mots : Oui, c’est moi, mes enfants / Qui suis le Juif errant…/Chacun meurt à son tour/ Et moi, je vis toujours.

Et nous voilà partis dans une folle équipée universelle, avec ce Juif errant qui joue le rôle de passeur et personnage interchangeable à travers les siècles, en passant par la Mésopotamie, berceau de l’écriture : C’était une invention nouvelle : l’écriture. Les paroles ne restaient plus comme suspendues en l’air dans le temps : elles se fixaient dans l’espace sur le bois ou la pierre, plus tard sur du cuir ou sur des papyrus. Et nous voici plongés dans le tourbillon de l’histoire humaine avec ses guerres, génocides et ruines fumantes, Tacite résumant bien cette perversité à détruire : Où ils ont fait un désert, ils disent qu’ils ont fait la paix. Et plus loin, Jean d’Ormesson d’évoquer les grandes plumes et autres esprits du siècle des Lumières qui ont fait briller l’esprit français sur le monde.

Ce livre est tout simplement magistral, comme un point final posé sur une œuvre qui ne cesse de nous parler, car cet écrivain vit toujours en nous. Il offre aux inconnus, qui ont traversé le temps, une sépulture car –dit-il – je suis ceux qui ne comptent pas dans les livres – et pas même dans celui-ci. Je suis ceux dont personne ne s’occupe dans leur vie et dont personne ne se souvient après leur mort…

Dont acte. Le distingué allumeur d’étoiles nous offre une dernière bulle de champagne avant de s’éclipser.

                                                                                                              @ Laurent BAYART

* Et moi, je vis toujours, roman, de Jean d’Ormesson, éditions Gallimard, 2018.

LAURENT BAYART AU SALON DU LIVRE DE SOUFFELWEYERSHEIM

Laurent Bayart sera à l’espace culturel des Sept Arpents, les 1er et 2 décembre prochains,  à l’occasion de la 9ème édition du Salon du livre de Souffelweyersheim. Il présentera notamment ses deux derniers livres parus cette année : « J’ai mon voyage », récit d’un sédentaire (Orizons) et « Mot à mot », recueil de poésie publié par les éditions Alcyone.

  • Samedi 1er décembre de 14 h à 18 h et dimanche 2 décembre de 10 h à 18 h à l’Espace Culturel des Sept Arpents à Souffelweyersheim (Bas-Rhin).

LAURENT BAYART DANS LE NUMERO DE DECEMBRE DE FLORILEGE

Laurent publie un nouvel article dans sa rubrique « Entre nous soit dit » du dernier numéro de la revue bourguignonne Florilège (numéro de décembre) avec « Les toxiques fake news ou les fosses niouzes ». L’écrivain évoque la problématique des informations/ désinformations précisant que le vrai journalisme d’investigation se trouve en voie de disparition, sinon d’extinction,  avec la mainmise des réseaux sociaux qui publient aujourd’hui tout et n’importe quoi…

  • revue Florilège  n°173, décembre 2018, 19 allée du Mâconnais, 21000 Dijon.
  • aeropageblanchard@gmail.com

BILLET D’HUMEUR / ACTE 65/ RESTER DEBOUT

 

 

 

                                 (photo Némorin, Erik Vacquier)

        Sommes-nous encore capable de savourer la grâce de l’instant ? Nos pas s’en vont toujours plus vite vers demain. Nous ne percevons plus le paysage qui défile, tel un rouleau de décor de théâtre de marionnettes. Nous sommes devenus des trains/lucioles filant à grande vitesse,  traversant les mondes et les civilisations que nous ignorons avec superbe. Fourmis coureuses qui n’ont plus conscience de cette humanité qui constituait notre placenta protecteur. Nous l’avons percé. L’eau s’est échappée et la terre est devenue un territoire inconnu. Nous voyageons dans la vélocité de l’éphémère. Pris par l’ivresse des raccourcis qui désenchantent la planète et ne mènent  finalement qu’aux confins des impasses.

Nous sommes devenus étrangement absents. A envoyer sans cesse des mails à nos chats et des sms à nos chiens. Tandis que sur nos boîtes vocales, nos voix semblent être des apparences de lumières, à l’image de celles des étoiles qui arrivent jusqu’à nous par les sentes noires du cosmos, mais qui n’existent désormais plus…

Où sommes-nous donc passés ? Dieu nous cherche désespérément. Prenons le temps de nous asseoir sur ce banc avant qu’une tronçonneuse ne le découpe et qu’un bûcheron ne l’achève. Il devient urgent de se mettre en mode pause et de songer à notre sauvegarde.

Sinon, il nous faudra encore et encore marcher. Dans l’obligation de rester toujours debout jusqu’au bout. Les cimetières seront nos porte-manteaux. Nos âmes accrochées à la grande penderie du ciel.

                                                                                                                 @ Laurent Bayart

 

Ecrivain/Poète