LIVRE / LA BELLE ET TENDRE HISTOIRE D’UNE AMITIE « CHATOYANTE ».

Les belles et tendres histoires sont suffisamment rares  pour ne pas bouder notre plaisir. Découverte ces jours-ci du livre de l’auteure japonaise Hiro Arikawa « Les mémoires d’un chat ». Outre le superbe visuel de la couverture et le titre bien…alléchant, ce roman paru courant 2017 raconte une indéfectible amitié entre un jeune homme Satoru et un chat de gouttière qu’il baptise du nom de « Nana », après l’avoir recueilli et soigné, suite à un accident.

On part ainsi dans une série de voyages et de rencontres vers le passé du jeune homme qui – pour une raison que l’on découvrira à la fin – doit se séparer de son ami à coussinets. Pérégrinations en quête d’une vieille amitié ou parenté qui veuille bien s’occuper de son chat. Déchirements et retour vers le passé de Satoru que le lecteur découvre au fil des pages et du dénouement. Une magnifique et magistrale histoire d’amour et de fidélité qui remplit l’âme de bonnes ondes : C’est en énumérant les souvenirs de voyage qu’on se dirige vers le voyage suivant. Et plus loin, parlant de la mort et la séparation : Et on se retrouve tous ensemble avec les amis, un jour, au-delà de l’horizon.

Une belle littérature d’une auteure asiatique née en 1972 qui publie-là son premier roman, rendant hommage aux sentiments les plus nobles de l’être humain et de l’animal que réunissent fidélité et amour. Une belle leçon de vie !

 

                                                                                     @ Laurent Bayart

 

* Les mémoires d’un chat, roman, d’Hiro Arikawa, roman traduit du japonais par Jean-Louis de la Couronne, Actes Sud, 2017.

LAURENT BAYART EN TRADUCTION ROUMAINE

Plusieurs textes de « A pleins poumons » (Editions Andersen), ouvrage édité en 2015, ont fait l’objet d’une publication et traduction en roumain dans les Annales de l’Université « Dunàrea de Jos » de Galati sur le thème « Pratiques et créations littéraires, linguistiques et didactiques dans les espaces francophones et non francophones » en compagnie de plusieurs autres auteurs. La traduction est signée par Carmen Andrei, professeur et traductrice à l’Université de Galati. Elle a rédigé également un texte de présentation de l’écrivain-cycliste accompagné par une biographie et bibliographie.

« J’AI MON VOYAGE », LE NOUVEAU LIVRE DE LAURENT BAYART, VIENT DE PARAITRE !

Laurent publie son soixantième ouvrage ces jours-ci (eh oui !) avec un récit original et surprenant qui s’intitule « J’ai mon voyage », récit d’un sédentaire, paru chez Orizons à Paris.

Dans une société prompte à encenser le culte du voyage (réduit à une forme de déplacement), l’écrivain Laurent Bayart propose le dépaysement du sédentaire (qui reste assis), véritable « orpailleur du quotidien ».

Notre Sylvain Tesson en pantoufles vante les mérites de celui qui décide de regarder vieillir ses arbres et de prendre le pouls à son paillasson. Dans un récit puisé au fil de son expérience et de ses lectures, l’auteur, avec humour et dérision, nous propose une ode savoureuse à l’adresse de ces bourlingueurs de canapés. Sédentaires en tapis volant qui ont décidé de résister à la tentation des terminaux d’aéroports, des péages autoroutiers ou des aérogares, pour attendre et se délecter des grincements du vélo d’un facteur, venu glisser des cartes postales dans leurs boîtes aux lettres. Celles envoyées par des proches partis… en vacances !

N’hésitez pas à commander cet ouvrage surprenant et original, une autre manière de voyager !

  • J’ai mon voyage, récit d’un sédentaire, Editions Orizons, 140 pages, photo de couverture : Némorin.

LIVRE/ LA GRISANTE DANSE DE MORT DE JEAN TEULE


Avec une hallucinante dextérité et une narration effrénée, ludique et rondement menée, l’écrivain Jean Teulé (que je découvre) nous conte un incroyable épisode de l’histoire de la ville de Strasbourg. Nous sommes en juillet 1518, une étrange épidémie de danse (crise d’épilepsie ?) surgie comme une grotesque malédiction, laissant dépités les édiles de la ville : l’ammeister Andreas Drachenfels et le prince évêque Guillaume de Honstein, personnages dramaturgiques, voire ubuesques, qui ne savent plus à quels saints se vouer afin de catalyser les gestes de leurs administrés et de leurs ouailles. cité devenue nef des fous. La danse strasbourgeoise est comme une eau qui s’infiltre partout parmi les témoins. Ceux que les danseurs atteignent en perdent l’entendement, et entrent tout aussitôt dans la ronde à leur propre étonnement.

 En Saint-Guy et chorée, les membres inférieurs et supérieurs des habitants de cette cité sont pris d’une agitation frénétique et se mettent à danser jusqu’à ce que mort s’ensuive, sur les planches de l’estrade de la place du marché aux chevaux. La verve littéraire de Jean Teulé nous entraîne dans une grisante chorégraphie qui nous tient en haleine. Les tableaux et décors sont magnifiquement brossés et l’humour, la dérision et l’absurde se propagent comme la peste dans les rues. Pendant ce temps-là, le guetteur de la cathédrale attend l’attaque imminente de l’armée turque, comme d’autres attendront Godot quelques siècles plus tard. Le clergé potentat et richissime vend son paradis à prix d’or mais l’ombre menaçante de Martin Luther se profile…On tremble pour les privilèges des éclésiastiques.

C’est drôle à souhait, merveilleusement bien écrit et décrit, Même la musique de la messe à la cathédrale déclenche un gigantesque flash mob et autre techno parade…A l’arrivée, le lecteur entre lui aussi dans la transe/danse, Jean Teulé provocant un tollé grinçant qui nous met en émoi. Bravo pour cette fête déjantée de l’imagination, où les chroniques de l’histoire se mettent à faire danser aussi… les mots !

                                                                                                              @ Laurent BAYART

 * Entrez dans la danse de Jean Teulé, roman, Julliard, 2018.

LAURENT BAYART SIGNE LA PREFACE DU LIVRE DE CHARLOTTE DUBOST.

Quel bonheur pour Laurent Bayart de signer la préface du livre intitulé Viva citée d’une jeune poétesse, incroyablement douée, qui vient de remporter le Prix d’Edition Poétique de la ville de Dijon pour 2018. Charlotte Dubost pétille d’imagination et de talent, auteure atypique, elle surprend par sa maturité, sa curiosité et ses engagements divers. En effet, cette jeune femme est diplômée de recherche appliquée des arts du cirque, acrobate et jongleuse, elle a été aussi chargée de programmation artistique d’événements culturels, artiste bénévole pour le secours catholique, bourlingueuse elle a également effectuée un road trip solitaire en Asie de l’Est et trouve aussi le temps de publier quelques opus poétiques, souvent primés…Chapeau bas mademoiselle !

* Viva Citée de Charlotte Dubost, Prix d’édition poétique de la Ville de Dijon, Préface de Laurent Bayart, Editions Les Poètes de l’Amitié.

* la remise de son prix aura lieu le samedi 17 mars prochain à 15h à la médiathèque Champollion de Dijon.

LAURENT BAYART A LA 9EME EDITION DE LA FETE DU LIVRE DES AUTEURS DE MITTELHAUSBERGEN

Nouveau rendez-vous habituel en cette période de l’année pour l’écrivain-cycliste : la 9ème fête du livre des auteurs de Mittelhausbergen. Laurent Bayart sera présent le dimanche 25 mars prochain à partir de 10h jusqu’à 18h. Il viendra à nouveau en voisin et sera heureux de venir à la rencontre de ses lecteurs.

  • Mittelhausbergen (Bas-Rhin), espace sportif et culturel, rue des jardins, le dimanche 25 mars 2018.

LAURENT BAYART DANS LE NOUVEAU NUMERO DE LA REVUE FLORILEGE

Laurent Bayart est à nouveau présent dans la nouvelle livraison de la revue bourguignonne « Florilège », dirigée par l’écrivain Stephen Blanchard (Une des plus anciennes revues de France, cent soixante dix numéros parus !). Il signe un nouveau billet de sa chronique « Entre nous soit dit » avec un papier qu’il intitule  » Un rendez-vous comme un rituel » dans lequel il exprime son bonheur d’écrire depuis maintenant, quarante deux ans !  L’écriture a balisé mes sentes. Avec elle, je ne sens plus la brûlure des orties, ni l’amertume des ronces. Chemin faisant, des phrases ou des vers ont ensoleillé ma destinée.

  • Revue Florilège, mars 2018 (n°170), 19, Allée du Mâconnais, 21000 Dijon. aeropageblanchard@gmail.com

BILLET DE (MAUVAISE) HUMEUR / ACTE 55   / LE TANGO MORNE DES NIOUZES DE L’ACTUALITE.

Bon, ok, les feuillets de l’actualité n’ont jamais été parfumés à la lavande ni aux pétales de rose, mais depuis quelque temps ça sent toujours plus le rance, le vomi et l’étron. Les lecteurs/téléspectateurs, voire auditeurs, sont soumis à des pilonnements incessants de niouzes (terme anglaise qui signifie nouvelles) à faire pleurer de tristesse le plus récalcitrant des oignons. Le énième épisode du testament de Johnny avec ses règlements de compte (C’est le cas cas de la dire !), les frasques (désormais en béquilles) du millionnaire en crampons qu’est Neymar, les cartons du Paris Saint Pognon face aux équipes de la ligue canapé (Conforama pour la une et Domino’s pour la deux). Et pourtant les princes du foot font la nouba la veille dans les boîtes de nuit ! (Ah, il faudrait un Guy Roux pour chercher les joueurs à la sortie et leur « en coller une » et envoyer un pénalty dans la lucarne des fesses…), les indécents et incessants épisodes judiciaires des chourineurs d’enfants, les embrouilles nauséabondes des hommes politiques et j’en passe et des meilleures. Non des pires ! Bref, n’en jetez plus, l’homme contemporain est rempli à ras bord comme une benne à ordure ! A force de nous abreuver d’informations glauques et absurdes, on va avoir les burnes out comme dirait ma sœur…

Certains scientifiques avaient d’ailleurs déjà tiré la sonnette d’alarme et prévenu (encore un terme judiciaire) : le quotient intellectuel de l’homme moderne est en chute libre. Quant à son spermatozoïde, il se tortille comme un zombi en déconfiture. L’homme de Cro-Magnon était un intellectuel et l’homo erectus un philosophe érudit, comparé à ce que nous sommes devenus. Les journaliers du verbe nourrissant le contemporain au gel fortifiant de l’immense bêtise et connerie.

On rêverait presque d’infos enchantées. Mais ça intéresserait qui ? A part, les fous qui sont restés des éternels optimistes. Et, la presse/stress finirait en faillite, dans l’impossibilité de vendre ses feuilles de choux/papiers toilette. Ce qui –par les temps qui courent- serait dans le fond une bien bonne nouvelle…On y verrait un peu plus de lueur bleutée dans le ciel. Et puis, les météorologues nous annonceraient enfin le printemps ! Ca c’est de l’info.

                                                                                                                  @ Laurent Bayart

LIVRE/ LEVEAUX FAIT BŒUF AVEC « SEXE, DROGUE ET NATATION »

Ah, le titre est on ne peut plus « accrocheur », voulu par l’éditeur (communication oblige !), Amaury Leveaux ayant préféré celui (un peu niais) de « Plouf »…En tout cas, ce « Sexe, drogue et natation » a fait des vagues « tsunamidales » entre les lignes et les odeurs de chlore des bassins ! Ce n’est pas celui de Gainsbourg avec son célèbre « Sea, sex and sun » ! Même si ça y ressemble… phonétiquement parlant. Ce récit/témoignage d’un champion de natation au palmarès impressionnant : 4 médailles olympiques, 4 médailles au championnat du monde et plus de 40 aux différentes compétitions européennes, a donné la chair de poule aux édiles et autres athlètes des plans d’eau ! Et pour cause…

Le champion de natation, natif de Delle, près de Belfort, se livre sans tabou sur une jeunesse laborieuse avec une maman qui s’est retrouvée, seule, abandonnée par son mari et qui doit faire face à de grosses difficultés financières. Il est très vite repéré par un entraineur qui a du flair : Vincent Léchine. Et là, tout s’enchaîne en crawl et papillon. Le nageur-compétiteur est en mode combat : Moi, quand je ne gagnais pas, je faisais la gueule. Il est gentil, Pierre de Coubertin, mais je n’ai jamais pensé que l’essentiel était de participer. L’essentiel est de gagner. Celui qui avoue ne plus arriver à se débarrasser de l’odeur du chlore calcule qu’il a dû –durant sa carrière de compétiteur – « parcourir » près de 70.000 kilomètres dans les piscines !

Il parlera sans ambages du dopage (injections de testostérone pour certains !), de ses virées nocturnes hyper arrosées et de ses entrainements délicats le lendemain…de la drogue, des abus en tout genre et de ses noubas entre nymphettes et alcools en passant par la cocaïne, lui qui avoue qu’il grillait un paquet de cigarettes par jour…. !!!

Bref, on tombe sur les fesses en lisant cet ouvrage qui dépareille avec les images gnangnan des champions. Ce n’est – certes pas – de la littérature mais c’est intéressant, l’inverse n’étant pas toujours vrai !

                                                                                                               @Laurent BAYART

* Sexe, drogue et natation, un nageur brise l’ormeta de Amaury Leveaux, Fayard, 2015.

 

FOCUS/ A CAMILLE, PETITE FEE QUI VIENT D’ARRIVER…

 

Camille,

Te voilà enfin arrivée

Ballerine de l’espace

Petite fée si frêle

Au visage fluet

Que nous couvrons

De nos tendres baisers

 

Camille,

Des mois à t ‘attendre

T’imaginer

Te deviner par la lucarne magique

Des échographies

 

Soudain

Tu surgis

Comme un enchantement

Nouvelle étoile

Au firmament de notre ciel

Et de notre famille

 

Plus belle et gracieuse que rêvée !

 

Camille,

Je dépose quelques mots

Au-dessus de ton berceau

Comme on prendrait

Un bouquet de photos fugaces

Camille,

Peut-être que demain

Tu suivras le chemin

De ceux qui t’ont précédée

Danseuse, génie du bricolage,

Tricoteuse du multimédia,

Ingénieuse, animatrice,

Musicienne, guitariste,

Passionnée de cinéma,

Poétesse ou écrivain(e)

Et que sais-je encore !

 

L’avenir t’appartient

Et tu l’imagineras à ta façon

 

Camille,

Jour après jour

Tu t’affines

Et apprivoises la lumière du soleil

Ainsi que tous ces visages qui

Sont comme des anges gardiens

Bougies qui brillent autour de toi

 

Jules, ton grand-frère, te couve avec affectionEt Alphonse, ton cousin, qui t’a précédée de quelques semaines, t’observe avec les billes émerveillées de ses yeux

 

Camille,

Voilà que notre monde s’enrichit

D’une nouvelle lumière

Qui nous habite déjà

De Mundolsheim à Vesoul

Les distances ne sont plus

Que d’anecdotiques raccourcis

Les mondes se rejoignent

Aux confins des couffins…

 

Tu es notre passerelle/tourterelle

Notre petit pont vers l’avenir

Notre envie de poursuivre le chemin

A tes côtés

De ne jamais s’arrêter

Te voir grandir/mûrir, sourire…

 

Avoir un enfant, c’est mettre

Des fleurs de magnolias sur nos prochains calendriers.

 

Camille,

La vie est un généreux rendez-vous

Pour lequel nous sommes heureux d’être à l’heure

En ta compagnie

Merci de nous y avoir conviés !

Un jour de février…

 

Camille,

Sûr que les deux ailes de ton prénom

T’aideront à prendre ton envol…

 

Camille…

Merci, jolie petite fée,

De nous rendre la vie toujours plus belle

Avec deux L !

 

@ Laurent BAYART

20 février 2018

10h34

 

 

Ecrivain/Poète