Sur un photo de Rémi Picand.

La vitesse folle des chronomètres moud et lamine nos cœurs. Nos sociétés sont devenues des autoroutes où tout un chacun file à toute vitesse vers une destination qu’il a déjà oubliée…Le goudron s’incruste en nos artères et nos horloges se mettent à tourner telles des toupies, avec leurs aiguilles acérées et leurs chiffres !
Courir après un rendez-vous dont nous avons oublié le sens et l’essence…
Que reste-t-il de nos folles pérégrinations d’un point à un autre ? La destination est devenue muette.
Ivresse de ce vagabondage dans lequel nous perdons un peu de nos âmes.
S’arrêter un instant, c’est suspendre le temps.
Et donner rendez-vous à l’éternité sur le banc-reposoir d’un chemin…
© Laurent BAYART
23 octobre 2026
