Avec la complicité de Gustave,
Le temps s’arrête un peu et les horloges cessent de tourner lorsqu’on attend…Il suspend son vol comme dit le poète. Attendre, c’est tendre une toile sur l’instant, comme si l’on dressait une nappe sur l’herbe d’un pré pour un pique-nique improvisé. Le temps s’écoule si lentement que le rythme cardiaque se met à son diapason. Les aiguilles de la montre perdent leur impatience, elles cessent de tourner avec frénésie autour des chiffres du cadran.
Attendre, c’est comme si un peu de sérénité se posait dans nos veines et sur notre rythme cardiaque.
Le temps devient un lapsus de l’éternité.
Et je regarde par la fenêtre, sans savoir ce que finalement j’attends.
Mais l’essentiel est ailleurs : dans le bonheur de t’attendre…
© Laurent BAYART
25 octobre 2026

