Tous les articles par Laurent Bayart

HOMMAGE/ FELIX, UN AMI QUI S’EN VA…A QUATRE PATTES…

 

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Félix, Il jouait bien le jeu avec moi, sur le portrait, via le cadre du site que vous voyez au-dessus des rubriques, comme un visuel-talisman. C’était notre compagnon, notre ami, fidèle comme le sont toujours les animaux. Ah, si les humains pouvaient l’être à la manière de nos amis dits « inférieurs » !

Félix, avec le temps et même sans le temps, on s’attache à nos amis à moustaches. Tu étais mon complice, et souvent tu prenais la pose sur les photos des affiches de mes lectures-spectacles. Tu faisais le comédien en coussinets.

Félix, tu avais participé, avec tes deux autres compères à moustaches, au livre que nous avions réalisé –Claire-Elise et moi – « L’Antre-chats», histoire de vous rendre hommage à tous les trois…Sans oublier Albert, le furet de la maison, parti en éclaireur, le museau fouineur, de l’autre côté des apparences…

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Félix, tu vas me manquer, toi qui posais le séant sur le lavabo, qui me regardais me raser à travers le prisme du miroir. Tes yeux mystérieux et profonds semblaient m’interroger.

Félix, je pleure un peu en écrivant ces mots, fichtre un animal…mais quel animal !

Félix, le « bienheureux », incapable d’un seul coup de griffes qui exprimait –en pattes de velours- toute la gentillesse du monde.

Adieu Félix, tu vas nous manquer, mais je sais que le paradis est enchanté par tous les êtres que l’on a aimés et que ses jardins fourmillent de chats qui affûtent –gaillardement- leurs griffes sur l’écorce des arbres de l’Eden. Le canapé du salon est désormais tranquille…

Je t’aimais, Félix, comme un petit garçon, j’ai la nostalgie de tes lumineuses vibrisses qui viennent aujourd’hui chatouiller la barbe de Dieu. Gageons que tu serais bien capable de le faire ronronner… Sacré Félix !

                                                                                                                   Laurent BAYART

                                                                                                                        11 avril 2015

LIVRE / « RAGING BULL » DE JAKE LAMOTTA OU LA BOXE COMME L’ART DE LA MISE AUX POINGS.

Personnellement je n’aime pas la boxe en tant que sport que je ne regarde jamais, par contre, les autobiographies et les biographies de champions du « noble art » (expression attribuée à Lord Byron et Tristan Bernard) figurent parmi les récits de sportifs les plus captivants. Ainsi, j’avais vibré en lisant les mémoires de Mohammed Ali, Mike Tyson ou Marcel Cerdan. Des existences chahutées, bousculées mais d’une rare intensité. Adrénaline assurée.

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Ce livre écrit par Jake LaMotta est probablement le meilleur du genre. Parcours chaotique d’un jeune délinquant américain d’origine italienne. Meurtre (présumé, comme on dirait aujourd’hui…), prison, femmes, mafia…Les ingrédients de la bande annonce sont multiples et la sauce pimentée ! Le rectangle du ring constituera sa planche de salut grâce à la rencontre providentielle avec un prêtre. Vinrent les combats et les titres de champion du monde, avec cette hargne venue du tréfonds de lui. Et cette singulière constatation : Pour paraphraser Clausewitz, le sport, comme la politique est « une continuation de la guerre par d’autres moyens ». Et la boxe illustre bien cette rhétorique. Pus loin : l’adversaire, on s’en rend compte en lisant les biographies de boxeurs, c’est soi-même…/..se détruisant hors du ring par tous les moyens possibles, alcool, drogues, bonne chère, filles, paresse, tricherie, mépris ou sous-estimation de l’adversaire. Par ailleurs, souvent issu d’un milieu très modeste, le champion qui se met à gagner de l’argent est vite (mal) entouré

Voilà un livre remarquable à tous points de vue, palpitant et bien écrit. Il nous entraîne – grâce à l’écrivain Patrice Carrer, aidé par son ex-associé Joseph Carter et Peter Savage- dans l’univers du « taureau furieux » âgé aujourd’hui de 91 ans…Comme quoi, parfois, prendre des coups et en donner conserve !

                                                                                                                     Laurent BAYART

* « Raging Bull » de Jake LaMotta, 13E note Editions, 2013. Ouvrage réédité, la première édition datant de 1970.

VENDREDI 24 AVRIL / LAURENT BAYART A LA BIBLIOTHEQUE D’OERMINGEN.

OermingenSuite de ses pérégrinations littéraires et musicales dans les communes alsaciennes, Laurent BAYART sera à la bibliothèque municipale d’Oermingen, en Alsace Bossue, pour un nouveau spectacle littéraire en compagnie de sa compère accordéoniste Jeanine Kreiss. Soirée enjouée et bonne humeur garantie !

* soirée annoncée également sur le portail d'Alsatica /http://www.alsatica.eu/

LIVRE EN PREPARATION / UN BOL D’AIR « A PLEINS POUMONS ! »

Probablement le livre le plus personnel et universel qu’a écrit Laurent Bayart, puisqu’il raconte d’une manière très pudique, et non dénuée d’humour, ses années de sanatorium et de tuberculose pulmonaire détectée in-extremis en 1964…

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Il décrit ainsi ce parcours semé d’épreuves, cette traversée du feu, ces années « d’exil » de ce petit garçon de sept ans qui vit son monde basculer. Plus tard, au bout d’un long chemin rempli d’ornières et d’embûches, un homme se mettra debout pour livrer d’autres combats…Tout ce qui ne vous fait pas mourir vous rend plus fort !  Ce témoignage se révèle courageux car rares sont les récits ayant trait à cette maladie dévastatrice, contractée à la suite d’une vaccination… Des pages précieuses rédigées sur les feuillets noirs des plaques radiographiques où les mots s’impriment en blanc comme de la craie sur la page d’une ardoise.

  • A pleins poumons, récit, de Laurent Bayart, Editions Andersen, parution fin avril 2015.

LIVRE / A CHACUN SON TOUR…DU MONDE !

 

          L’être humain a la bougeotte, c’est inscrit dans son ADN. Anthropologue, Jean-Didier Urbain (ça ne s’invente pas !) le spécifie bien : Que feraient les Français après avoir touché le pactole ? Deux grands rêves se détachaient (lors d’un sondage) : faire le tour du monde et s’acheter une maison avec un jardin. Eternelle dualité entre le nomade et le sédentaire…

Le livre « Ils ont fait le Tour du monde » raconte merveilleusement bien, avec de nombreuses photos, cette ligne de fracture des eaux, ce glissement vers le grand saut d’un voyage pour s’inventer de nouveaux horizons, cette envie de partir et de faire du yoyo avec les méridiens. L’ouvrage dresse le portrait de 32 « blog-trotters », intrépides voyageurs qui fuient le quotidien laborieux et les habitudes pour prendre le temps de farnienter dans de nouveaux paysages : à pieds, en vélo, en solex, en camion, en caravane, en moto…Bref, qu’importe la monture, pourvu qu’on ait l’ivresse !

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Et ne vous inventez pas de futiles excuses, chaque bourlingueur quitte son espace vital pour s’engager dans le « vaste monde », même si souvent nous avons affaire à des cadres à la situation (financière) aisée car il faut tout de même un solide pécule pour partir ainsi…

Nous découvrons des familles, cinq ou trois enfants, s’en aller au gré des courants d’air, des rois de la débrouille comme Sarah qui fait en solo un tour du monde des concerts et autres événements, sans débourser un centime ! Elle réussira ainsi à se faire inviter (le jour même) pour une finale de Coupe du Monde de foot ! Alexandre, en émule d’Antoine de Maximy (J’irai dormir chez vous, s’invente un J’irais tester pour vous…et envoie ses improbables vidéos par Internet, tour du monde sur le pouce avec Thomas qui fait du stop ou ces artistes qui trimballent en vélo assisté un…piano, proposant des concerts impromptus au gré de leurs étapes. Sans oublier ce couple gay qui souvent voyage incognito pour ne pas trop se faire remarquer, sauf en Urugay…Ca ne s’invente pas !

Le livre se terminera par une foule de détails pratiques : formulaires administratifs, scolarité des enfants, vaccins, maladies…sans oublier l’inévitable dépression post-voyage. Le retour dans le quotidien est souvent difficile pour ces princes de la bourlingue…

                                                                                                                      Laurent BAYART

* Ils ont fait le tour du monde, 32 portraits de blog-trotters de Sandrine Mercier & Michel Fonovich, Editions de la Martinière, 2013.

 

BILLET D’HUMEUR / ACTE 20 /L’ART DE FAIRE VOLER LES AVIONS EN PAPIER…

                 En ces temps chargés, n’hésitons pas à feuilleter l’actualité d’improbables compétitions, celles par exemple de ces pilotes d’éphémères lignes et autres espaces aériens. Ainsi, les qualifications pour le championnat du monde d’avion en papier nous délestent un peu et nous inondent le cœur de bonne humeur !

imgresElles ont eu lieu à l’Ecole polytechnique de Palaiseau dans l’Essonne. Le béotien apprendra ainsi qu’il existe trois disciplines : la distance (le lancer le plus loin possible), la durée (la plus longue en l’air) et l’acrobatie…Et voilà que l’on nous affirme que 37.000 étudiants issus de 83 pays s’affrontent dans 613 épreuves*…On reste confondus lorsqu’on découvre que le record du monde de distance est détenu par l’américain Stephen Kreiger avec 63,19 mètres…Quant à ces « quafifs », ces mirages miniatures doivent être conçus sur place. Autrement dit, il faut impérativement se « plier »… au règlement. L’un des vainqueurs du jour affirmant : Ce que j’aime, c’est qu’on ne sait jamais ce qui va se passer, chaque avion est différent, il a son vol propre. A signaler que les concurrents sont entourés de juges habillés en stewards et commandants de bords, agréablement « ceinturés » par des pom pom girls déguisées en hôtesses ! Bref, nos jeunes élèves n’hésitent pas à s’envoyer en l’air avec de bien curieuses cocottes…en papier ! Leurs « jets » restent toutefois modestes avec, pour le meilleur, 22,15 m…

                                                                                                                      Laurent BAYART

 * L’Equipe, vendredi 20 mars 2015.

 

 

LAURENT BAYART REFERENCé COMME ARTISTE INTERVENANT POUR LES BIBLIOTHEQUES ET MEDIATHEQUES.

Laurent BAYART est référencé sur le site de la Bibliothèque Départementale du Bas-Rhin comme artiste intervenant.

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Avec plus de trois cents lectures musicales « Musique et Poésie », bourlingues et pérégrinations dans les communes du Bas-Rhin, le saltimbanque poète continue de faire tourner les pages des livres pour qu’elles s’envolent vers les spectateurs-lecteurs !

http://biblio.bas-rhin.fr/artistes/laurent-bayart/

PROJET « TOUS EN PISTE (cyclable) ! » / C’EST OK POUR LE BON A TIRER !

Nouvelle étape et troisième rencontre pour la conception du livre « Tous en piste (cyclable) ! » avec la venue de Laurent Bayart, vendredi 13 mars, au Lycée Gutenberg.IMG_20150313_142955

Echanges avec l’équipe BTS chargée de la conception et réalisation de l’ouvrage. Corrections et ajustements de la maquette. Acte solennel ensuite avec les signatures des différents bons à tirer.

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Ca y’est le livre est définitivement en piste ! avec une impression prévue fin avril dans les impressionnants ateliers du Lycée, dans le coeur bouillonnant de la centrale !  Ca commence à sentir bon l’encre…et le cambouis !

LAURENT BAYART SIGNE LA PREFACE DU DERNIER LIVRE DE STEPHEN BLANCHARD

Laurent BAYART vient de signer la préface du nouveau livre du poète bourguignon Stephen BLANCHARD « Débiles visés ».  L’auteur est le président-fondateur (depuis 1974) des Poètes de l’Amitié qui publie la revue « Florilège » à Dijon.

Il signe-là son dix-septième ouvrage et Laurent d’écrire, à son propos, Stephen Blanchard reste un observateur attentif du monde, des êtres et de ses éléments, en balayant avec humour cette toile d’araignée qui couvre son invisible réseau autour de la planète et qui finalement empêche les individus de vivre et de communiquer…

* « Débiles visés », poèmes, de Stephen Blanchard, éditions France Libris.

FOCUS / A MA MAMAN OU ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

Maman, las de trainer un cœur éreinté, tu as décidé de prendre la poudre d’escampette à presque 96 ans…et de le laisser s’arrêter de battre. Endormie peut-être dans un beau rêve, celui de retrouver ton amoureux Emile, parti depuis si longtemps de l’autre côté du miroir.

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Maman, nous ne prononcerons plus ce nom qui symbolise tout l’amour que l’on peut porter en nous. Mais tes enfants, tes petits-enfants et ta famille continueront à te parler au-delà de cette fausse absence car ceux qui meurent restent toujours à nos côtés. Je le sais depuis longtemps. Ce sont peut-être nos anges-gardiens. Qui sait ?

Maman, ce ne fut pas toujours facile, il a fallu en mener des combats ! Mais le temps efface les souffrances et les épreuves, et lève tous les obstacles qui se sont dressés devant nous. Les routes semées d’embûches constituent souvent les plus beaux chemins de croix. Toi, tu t’es arrêtée à la dernière station, celle de la médicale B à l’hôpital Civil.

Maman, le temps nous bouscule, nous chahute, nous emporte dans un tourbillon dont nous ne sommes pas maîtres. Mais qu’importe ! Que restera-t-il de tout cela ? Ces moments d’affection et de tendresse que personne ne pourra effacer. Ces souvenirs qui reviennent comme on puise l’eau au fin fond d’un puits où nos visages s’impriment et se remettent à vivre la genèse de nos printemps.

Maman, aujourd’hui, je suis bien démuni mais il me reste les mots pour te dire tout cela. Peut-être les emporteras-tu avec toi ? Les emmèneras-tu jusqu’à papa et tante lumière ? Je sais que tu n’es pas partie, tu glisses simplement aujourd’hui dans cet espace qui ne nous appartient pas.

Maman, je voudrais te dire adieu mais finalement, je sais que ce n’est qu’un simple au revoir. Tu es devenue une petite Alice au pays des merveilles, dans un jardin où les lapins blancs et les jeux de carte s’amusent pour toujours. Et Dieu, comme un joker, nous offre le jeu que nous n’avions pas en nos mains. Un jeu où les cartes battent éternellement comme des cœurs et jouent pour toujours dans un beau jardin, celui qu’on appelle le paradis.

Au revoir, maman, ton cœur arrêté sur le bord du chemin, tu as pris désormais la grande route…

                                                                                                                      Laurent BAYART