J’aurais, à nouveau, le plaisir des vous proposer une Lecture musicale et littéraire « VOYAGE EN MONTGOLFIERE DANS LE CIEL DU PERIGORD », au Salon du Livre de la Robertsau « De la nature du livre », le dimanche 17 novembre 2024 à 16h15 ( (rez-de-chaussée, salle peupleraie). Avec Nicolas Meyer, guitare et Anthony Luttmann, basse.
Venez nombreux pour cette balade musicale, littéraire et festive, autour du livre publié avec mon ami photographe Alain Tigoulet.
Au CINE de Bussierre, 155 rue Kempf 67000 Strasbourg.
Laurent Bayart, fidèle depuis sa création, sera à nouveau présent au salon « De la nature du livre » au CINE Bussierre de la Robertsau les 16 et 17 novembre prochains ! Il présentera ses derniers livres, et notamment son emblématique « Voyage en Périgord » réalisé avec le photographe Alain Tigoulet. Il proposera aussi son ouvrage autobiographique « Le monde n’est jamais aussi beau que quand on l’aime ! ». Venez nombreux à la rencontre de l’écrivain-bourlingueur !
CINE Bussierre, 155 rue Kempf à Strasbourg. Le samedi du 14 à 18h et le dimanche de 10 à 18h.
L’ivraie a jeté sa divine pamoison sur les feuilles des arbres qui jouent aux morts-vivants. Elles ont quitté les bras de leurs chênes, érables ou platanes pour aller virevolter dans l’air, se prendre quelques instants pour des oiseaux puis se poser délicatement sur le sol. Tapis de feuillée aux milles couleurs de rouille et d’or, comme un Halloween végétal qui ne ferait peur à personne, sinon à l’été qui prend un sérieux coup au morale ! Les arbres se dévêtent, peu à peu, de leurs parures pour devenir squelettes en bois et poser leurs silhouettes macabres sur la nappe blafarde du ciel.
Mais, la vie continuera toujours et encore à durer et perdurer, ces feuilles vont poursuivre l’inexorable processus du monde vivant.
Leur esprit en foliole enchantée va tout simplement se transformer et rejaillir plus loin, un peu plus tard dans le temps.
A l’envolée du printemps, les bourgeons des feuilles chanteront à nouveau le cantique de la vie.
Il en est ainsi, chaque année, le soleil en grand artificier et magicien pose ses vitamines et autres rayons lumineux sur cette nature où la mort n’existe décidément pas.
Sur le sol, agenouillés, les êtres humains prient et rêvent de devenir des feuilles dites mortes…car elles ne terminent jamais leur course dans des cimetières mais dans de magnifiques jardins qui sont des cours de récréation pour le monde végétal.
Le monde se délite indubitablement, les liens s’effilochent, se distendent dans le jeu des menaces et des tourments, des poings tendus et des torses bombés. La corde s’use et s’effiloche. Elle va bientôt lâcher et nous entraîner dans son irrémédiable chute ! Les missiles en érection dressent le bout de leur pointe tels des crayons à la mine bien taillée. Les êtres humains ne cessent de jouer avec le feu (atomique), d’attiser cette haine qui vient des temps primaires et ancestraux. Se brûlent et se consument dans l’adagio des allumettes qui craquent, faisant jaillir l’étincelle de leur poudre pour devenir fulgurance de flammes. Le frêle et minuscule bâton se fait torche pour devenir torchère…
Il faudra de toute urgence réinventer ponts et passerelles avant que l’être humain devienne un incendie, un brûlot à lui tout seul, se propageant sur la planète et répandant une concerto de feux, puis une immense étendue de cendres.
L’ivresse de vivre doit faire chanter le cœur des hommes. Nous en avions fait la promesse à nos enfants ! Félix Leclerc, en précurseur, éclaireur et baladin, le chantait si bien : Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère, les soldats seront troubadours…
S’il reste une flamme que ce soit celle de l’amour, ce brasier ardent qui fera de nous de lumineuses étoiles pulsant et tendant leurs ailes de gaze et de nébulosité comme des passerelles…
Quelques ponts pour continuer à s’émerveiller encore et toujours de la vie. Poursuivre le chemin pour me rendre jusqu’à toi, mon ami, mon frère…
Des traits d’union pour relier l’impossible à l’improbable. Et continuer d’espérer en regardant le ciel.
Je ne connaissais pas cette auteure contemporaine à succès, Agnès Martin-Lugand qui semble enfiler les best-sellers comme des perles sur un collier, et j’ai été subjugué par cette histoire simple mais immensément belle !
L’histoire ou plutôt la dramaturgie : Une famille harmonieuse, un couple bienheureux. Elle est galeriste et s’occupe de la promotion de « ses » artistes et lui, Xavier exerce l’empathique profession de vétérinaire, dévoué à ses animaux. Puis, tout bascule et sombre dans le chaos ou le K.O., avec l’accident de moto du mari. Terribles instants où l’homme se retrouve fracassé et meurtri en mille morceaux. Vie en pointillé, angoisse de la famille et d’Ava, l’héroïne de ce livre. Le couple part – lui aussi- en morceaux car Xavier refuse cette ligne de fracture et d’être entrainé dans cette irrémédiable chute. Où était passé le père aimant, drôle et attentionné ? Avait-il disparu dans l’accident ? Constance, La personne, qu’il a renversée se trouve dans le même hôpital dans un état très grave, violoniste, on ne sait pas si elle pourra à nouveau exercer sa profession…Un jeu de destruction et de haine aussi car le couple de protagonistes : Sacha, le mari de la victime et Ava se retrouvent dans les couloirs de l’hôpital pour d’improbables dialogues…Situations où les corps finissent par s’acoquiner en mal d’amour pour des instants à se rabibocher. Les extrêmes se touchant dangereusement…
Parfois, il nous arrive des épreuves dont nous n’avions pas idée mais qui nous redonnent, par un étrange jeu de « hasard », foi en la vie, en l’amour et nous remettent sur les « rails » : On s’est perdus tous les deux, on a oublié qui nous étions…On voulait juste survivre, même si on en paie le prix aujourd’hui…
Ce n’est -certes – pas écrit d’une manière littéraire et, souvent, parsemé de répétitions, mais les mots sonnent justes et vrais, nous touchent et nous émeuvent parce que l’amour y est toujours présent, comme un fil rouge. N’est-ce finalement pas l’essentiel, non ?
Cocorico ! Mon site d’écrivain m’a annoncé hier qu’il a passé le cap des 50.000 vues ! Une belle fréquentation pour cette « maison » virtuelle qui présente mes activités de littérateur et de poète. Ce site existe depuis quelques années déjà et présente mes animations, activités, textes, coups de coeur, projets, livres, bibliographie etc…
Merci à Thibaud, mon fiston, le webmaster, qui l’a créé et conçu ! Une belle entrée et fenêtre sur le monde qui me permet de partager au quotidien mes activités d’écrivain et cette passion qui m’habite depuis 49 ans !
Et n’hésitez pas à vous abonner et à me suivre, c’est gratuit !
Bernard Clavel (1923-2010), écrivain et conteur hors-pair, nous manque cruellement aujourd’hui. Ce raconteur d’histoires, comme l’étaient Henri Troyat ou Gilbert Cesbron, par exemple, nous enchantait par son art de la narration. Là, où aujourd’hui nos littérateurs sont souvent des professeurs ou journalistes, ceux de jadis avaient exercé de nombreux métiers, de fonctionnaire au départ, il se fit journaliste, apprenti boulanger (La maison des autres),chroniqueur mais aussi « hercule » de foire comme il l’a décrit dans un de ses ouvrages.
J’ai toujours – pour ma part – un immense plaisir à lire et relire cet écrivain jurassien et notamment « Bernard Clavel, qui êtes-vous ? », entretien écrit avec la journaliste Adeline Rivard. Passionnant et instructif à souhait. Lui qui était né dans « une maison sans livres » adorait raconter des histoires : Simplement, lorsque je suis las de marcher, je m’assieds un moment devant une page, et je raconte avec la main au lieu que ce soit avec les lèvres. Il fut un antimilitariste viscéral : Ancien officier, mon oncle avait consacré le plus clair de son existence à se battre pour des frontières. Préserver les nôtres ou les reporter jusqu’au Rhin, en établir d’autres en Afrique ou en Asie, bref guerroyer et se faire trouer la peau pour un trait de carte.
Homme de la terre et des humanités, précurseur aussi, il ne cessait d’affirmer : que le progrès n’est qu’un moyen qu’il doit se soumettre aux hommes et non les soumettre. A l’heure de l’Intelligence Artificielle, il convient de méditer face aux dangers qui menacent désormais l’être humain !
Les messages et les écrits de Bernard Clavel demeurent d’une incroyable lucidité et modernité. Écrivain du labeur et de la vie qui prétendait -fort justement- que l’art est un domaine où l’apprentissage ne s’achève qu’au tombeau.
Ils sont là, dans l’ineffable silence de l’instant et glissent, en inaudibles chuchotements, leurs paroles qui nous racontent ce qui se passe derrière les cloisons de l’invisible. Sourde présence où l’on perçoit le battement de leurs ailes qui sont comme des voiles se gonflant sous le souffle des étoiles du cosmos où chaque novae représente un sanctuaire qui chante l’éternité ; ode à la vie éternelle.
La voie lactée est une cathédrale, un sanctuaire et un repère pour les anges devenus cosmonautes de la foi. Ces ombres fécondes se glissent derrière la conque de nos oreilles pour nous parler de transcendance et de Dieu.
Voler d’une plume légère et allègre pour féconder le temps qui devient éternité.
Anges et gardiens qui restent à nos côtés et chantent l’amour qui nous vient de très loin, derrière l’infini du cosmos.
Sur une photo de Marie Bayart, avec la complicité de Gustave.
Petiot, tu l’apprendras – hélas- bien vite, les épreuves sont des filets qui essaient de nous entrainer dans leurs mailles, rets de gladiateurs pour nous faire plonger… Il nous faut apprendre la patience et le temps des apaisements intérieurs afin de faire chanter la jubilation qui se trouve en nous. Notre âme est en quête de ces instants d’apaisement. Vivre n’est pas un long fleuve tranquille, tu le comprendras bien plus tard! La sente est souvent escarpée, semée d’épines et de chardons…Mais l’aventure mérite largement son odyssée !
Traverser les ronces et continuer, coûte que coûte, car la vie reste belle malgré toutes ses chausse-trapes et autres crocs en jambes.
Au bout du chemin t’attend toujours le filin d’or d’un rayon de soleil.
Et, pérégrins, nous sommes un peu de ces orpailleurs du quotidien à chercher de l’or dans chaque instant qui passe…
Chemins escarpés parsemés de chardons et de ronces qui viennent écorcher nos corps meurtris. L’existence n’est pas toujours un long fleuve tranquille ! Qu’on se le dise ! Les ombres de la grande noirceur nous menacent à chaque instant. Les fourches de l’orage se trouvent au-dessus de nos têtes. Marcher, encore et toujours, pour parvenir enfin au bout de ce long tunnel où jaillit la lumière comme un serment de plénitude. Le soleil et sa luminosité apaisante ne se trouvent pas très loin…Marcher, encore et toujours, en écoutant la musique de son âme qui joue en sourdine un adagio de plénitude. N’écouter que sa foi et la certitude que de la sente jaillira un sanctuaire.
Croire que ce chemin de croix nous illuminera et nous fera parvenir à une cathédrale, comme celle de Compostelle, qui sait ?
La lumière au bout de ce tunnel est comme la parole d’un ami ou d’un frère, la promesse d’une main qui se tend en une fraternelle rencontre.
Au bout, il y a toujours une étoile pour vous attendre.