SEANCE DE DEDICACES AU SALON DU LIVRE DE SCHILTIGHEIM « SCHILTIBOOK »

Laurent Bayart sera présent au Salon du livre de Schiltigheim « Schiltibook », le samedi après-midi du 28 mai, au stand des Editions du Tournerciel avec Albert Strickler. Il dédicacera son livre « Voyage en Périgord, entre lignes et courbes » publié par le photographe Alain Tigoulet.

  • Samedi 28 mai de 14h à 18h, Les Halles du Scilt, 15b, rue Principale, 67300 Schiltigheim.

J’AI JUSTE ETEINT LA LUMIERE OU DIALOGUE AVEC MON ANGE GARDIEN…

          C’est un peu la « part de l’ange » que je laisse dans la connivence de l’instant et dans la complicité des échanges impromptus. Seul dans mon potager, je parle à haute voix comme si j’étais relié à un invisible mobile, et me confie à celui ou celle (ont-ils finalement un sexe, nos anges gardiens ?) qui m’accompagne de sa bienveillance et de son amour. Des passants me regardent en esquissant un grand point d’interrogation dans leurs pupilles. J’essaie d’éteindre la lumière et d’atteindre les voix qui parlent entre les trilles des merles et des tourterelles. Je suis un lumignon qui cherche la lumière et reste irrésistiblement attiré par le soleil qui se trouve, comme un Dieu, dans notre incommensurable cécité. Est-ce toi, tante Lumière, mon gardien ou plutôt ma gardienne… ? Ou cet ange-gardien qui nous piste –durant toute notre existence – jusqu’à ce que nous nous transformions, en changeant de peau et de condition ? Qui sait ce qui habite le mystère et nous pousse à regarder toujours vers le Haut ?

Mon ange-gardien comme une étoile qui tisse son ombre derrière moi, tel un voile de tulle.

J’aime te savoir près de moi, te deviner, t’imaginer ?

J’ai aussi besoin de cette tendresse venant de l’autre côté des apparences, nourrissant mon espérance et ma foi.

Le reste n’est que poussière d’or que grignote mon âme.

                                                      © Laurent BAYART

                                                              25 mai 2022

APERO LITTERAIRE ET MUSICAL DANS LES JARDINS D’LA BIB.

Nouvelle édition de notre emblématique « Apéro littéraire dans les jardins d’la Bib » à Mundolsheim. Je serai en « goguette » de mots de de notes avec mon ami accordéoniste Fabien Christophel et en duo avec Louise Deichtmann pour y faire danser les arbustes, les fleurs et les feuilles des arbres près de la gloriette. Bonheur de se retrouver et de présenter mes derniers livres et d’offrir quelques impromptus de création. Venez nombreux pour ce rendez-vous convivial et chaleureux autour de vers et de verres !

  • le samedi 4 juin à 11h à la bibliothèque de Mundolsheim, 19 rue du Général De Gaulle. Tel 03 88 20 94 29
  • entrée gratuite (plateau) sur inscription.

LECTURE MUSICALE A LA BIBLIOTHEQUE DE DIEMERINGEN AVEC LAURENT BAYART, LE VENDREDI 27 MAI 2022.

photo de Marc Meinau

         Je vous propose une nouvelle lecture musicale enjouée et pleine de bonne humeur autour de mes derniers livres dont « Voyage en Périgord, Entre lignes et courbes », incitation à la pérégrination et à la découverte d’une région superbe et insolite, mais également Mes chroniques du monde qui est en train de naître, suite à la pandémie qui a touché la planète : « Le monde distant de nos baisers perdus ». En troubadour du quotidien, j’évoquerai aussi mes chats, mes rencontres, le goût du bonheur et de l’essentiel, dans les instants que l’on partage, et tant d’autres aventures. 

Je serai accompagné par mes amis musiciens de jazz Nicolas Meyer, à la guitare et par Etienne Cremmel à la trompette.

* le vendredi 27 mai 2022 à 20h30 à la bibliothèque de Diemeringen, entrée gratuite (plateau).

NOUS AVONS TOUS BESOIN DE SUPER HEROS OU POMPIER BON ŒIL !

photo de Jérémy Marques

                                                                           A Alphonse,

         Lorsqu’Alphonse se prend à visiter une caserne de pompiers, notre petit lutin se métamorphose en un super héros. Ah que cela fait du bien d’endosser la tenue des supermans du feu ! Même si l’uniforme en textile inflammable s’avère bien trop grand…Le monde a bien besoin d’enchantements et les enfants nous font rêver à nos…songes d’antan que nous avons remisés dans le grenier de l’oubli ! Les adultes renoncent, les enfants foncent… Car, nous voulions – nous aussi – être des chevaliers de l’impossible et des vengeurs à la Zorro, pour faire tourner en bourrique (ou plutôt en barrique !) tous les sergents Garcia et la soldatesque. Mais voilà, nous avons abandonné nos utopies pour l’attrait du raisonnement. Alors, si tous les enfants du monde se prenaient l’envie de devenir des mousquetaires, cette armée de petits lansquenets de la paix pourrait changer la destinée de la planète entière et enfin éteindre les incendies que nous avons –nous-mêmes- allumés…

Il est grand temps de poser des confettis sur l’algèbre et les calculs et d’y mettre la poésie de la fantaisie.

Sinon, il y aura vraiment le feu…

                                                                             Laurent BAYART

                                                                               10 mai 2022

LAURENT BAYART EN TRADUCTION ROUMAINE.

EPSON MFP image

Magnifique et superbe travail de traduction en roumain de Carmen Andrei, avec l’aide de Camélia Bastea, Gianina Onacà et Ionela Staret (Atelier de traduction et de création littéraire), qui continue à mettre en forme ses textes en vue d’une édition en Roumanie du « Petit précis de l’impolitesse ordinaire » publié par Laurent Bayart en 2012. Merci à Carmen, traductrice émérite et auteure également de nombreux essais.

Episode II de ce travail éditorial publié dans la très belle revue « Dunàrea de Jos » d’avril 2022.

DANS L’ŒIL DU PHOTOGRAPHE OU LES IMAGES DANSENT.

                                                      A Erik, alias Nemorin.

Tu as toujours été porté par les images, le monde t’apparaît dans l’œilleton de ton appareil photo. Ami, le temps passe et file, mais les fraternités et les connivences restent fixées à jamais dans le fil tendu et déroulé de ce film qui raconte – dans le fond – nos vies…Mémoires des vieilles fratries, quand le temps se prend à jouer de la bossa nova avec nos articulations. Nos combats nous ont épuisés, mais nous sommes encore débout, c’est tout ce qui compte, au final, non ? Ton jardin est un vaste labo où les couleurs vertes se posent sur la palette des fines pellicules de feuilles, de plantes et de fleurs. Les salades sont dotées d’oreilles pour écouter le bruissement de nos énergies fécondes. Shaman de la chambre noire renversée par la lumière et le soleil qui pose son prisme sur la girouette. Nous sommes des mêmes mondes, ami. Frère sans le sang mais avec l’hémoglobine de l’âme qui coagule sur nos existences et bonifie nos destinées.

Clic. La photo a posé son éternité dans nos yeux. L’amitié possède un temps de pose inimaginable. Et l’oiseau qui s’envole quand tu appuies sur le déclencheur nous rappelle que la vie est magique…Un ange passe.

Cigogne, hirondelle ou tourterelle ? Qui sait où vont se poser les oiseaux qui sortent des appareils photos ? 

Peut-être sur le bras/branche du photographe ? Arbre généalogique et album qui garde précieusement tous les clichés. 

Mémoire de nos éphémères éternités…

                                                                           © Laurent BAYART

                                                                                   8 mai 2022

LIVRE / UN MANIFESTE POUR CHANGER LE MONDE AVANT QUE LE MONDE NE NOUS CHANGE…

         Voilà un livre inclassable signé par Ariel Zweig qui dirige un fond d’investissement dans des PME innovantes. Il nous propose des textes comme autant de réflexions et autres pamphlets, diatribes sur ce monde qui s’effrite et semble louper son rendez-vous avec l’humanisme annonçant des jours meilleurs. Surprenants manifestes (au titre qui intrigue)  rédigés tel un ensemble de constats et d’états des lieux amenés à nous faire réfléchir, en faisant référence à notre rapport à la société et à ses valeurs. Le bonheur, la vie, la cruauté, les espèces menacées…Tout y est évoqué, comme l’amitié qui ne change pas la société. Elle l’adoucit. La rend vivable et éclaire le monde, à l’image de l’amour.

Ces textes sont accompagnés de citations qui nous révèlent et sont comme de petits messages destinés à attiser notre pensée : On ne vit plus. On « gagne » sa vie nous affirme E.M. Duboi…Et résonne, en une étrange prémonition, cette impromptue rencontre avec l’histoire : La grande plaine russe, du Pacifique à la Baltique, ouverte à tous les vents et à toutes les invasions, rend paranoïaque ce peuple de moujiks…/…Pologne et Lituanie ont cogné sur la steppe. Kiev, capitale du Grand-Duché des Rus, où naquit l’empire, éteinte en capitale…L’ouvrage publié en 2019 résonne aujourd’hui, en un bruit de casseroles rouillées, lorsque l’histoire se prend les pieds dans le tapis. J’aime bien aussi cette pertinente métaphore sur les turbulences climatiques : Et l’homme, comme un demeuré enfermé dans son garage, fait démarrer sa voiture dans un nuage de CO2. S’asphyxie en chantant…

Et de compléter par cette citation de Bertold Brecht : Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu.

Un ouvrage atypique qui pose les bonnes questions et nous incite à imaginer les réponses…

                                                                                Laurent BAYART 

L’Adieu à l’ancien monde, 12 manifestes pour un nouveau monde d’Ariel Zweig, Editions Carnets Nord, 2019.

L’ESSENTIEL SERA DANS TES YEUX

                                                                 Avec la complicité de Jules,

         Dans tes yeux, nous déposerons nos rêves les plus fous et allumerons quelques braseros d’étoiles.  Pupilles qui chanteront les soleils que nous ne verrons plus. Petit, lorsque nous habiterons le ciel et que nous ne serons plus en mesure d’apercevoir les paysages dont tu te délectes, nous vivrons dans les couleurs de ton iris et habiterons ton regard émerveillé. A toi, de refaire ce monde, de le ré-enchanter avec la magie de ton imaginaire et de tes folles inspirations. Nous serons tes oiseaux, anges gardiens et nos âmes feront de la chorégraphie autour de toi et papillonneront sous tes paupières. 

Le bleuté de l’azur comme un drapeau de paix et d’amour.

L’essentiel sera désormais fixé dans tes yeux et l’invisible éclairera le tabernacle de nos espérances. Tu seras ainsi notre cierge pour les lumières de demain.

Et peindre dans le ciel le cotillon blanc d’une colombe.

                                                                            © Laurent BAYART

                                                                                    1ermai 2022

BERNARD CLAVEL OU L’HUMANISME DE L’ACTUALITE …

Bernard Clavel (1923-2010) était un conteur et un littérateur hors pair, auteur d’une pléthore d’ouvrages dont j’étais fidèle lecteur. Touche à tout et curieux, il a publié dans de nombreux domaines de la littérature et fait aussi –durant sa vie – presque tous les métiers. Cependant, un livre atypique de son oeuvre m’a été donné de lire récemment, inspiré d’un tableau de Bruegel Le massacre des innocents dans lequel un village flamand est livré à la barbarie de soldats chargés de massacrer tous les enfants nouveau-nés de sexe masculin…

Cet ouvrage, paru en 1970, rend hommage à l’association Terre des hommes et à son fondateur Edmond Kaiser, pharmacien à Lausanne. C’est une ode à l’amour, au respect de l’enfant et un cri contre le nucléaire, décidément l’histoire semble poursuivre sa boucle infernale, jusqu’à se mordre le queue…Bernard Clavel était un humanisme, écrivant avec justesse : Savoir rester un enfant et avoir la force d’un homme, c’est le secret de la réussite. Quelle beauté et lucidité dans ses mots qui nous touchent encore. Et de rajouter : Depuis l’enfance, j’ai toujours eu besoin de guides, et c’est peut-être parce que je ne me suis jamais évadé de l’enfance que je continue sans cesse de les appeler à moi. Merveille de cette littérature qui aime tant l’être humain, Clavel rappelant qu’il y a encore des pays où les hommes savent s’embrasser.

Ce Jurassien était un révolté en constante rébellion face à cet instinct de mort et de destruction dont l’enfance fait toujours les frais. C’est cela, la civilisation : tout avoir à portée de sa main, ne rien avoir à portée de son cœur écrit-il encore. Ces mots résonnent toujours et encore en nous, dans les reflets et les tristes vibrations de l’actualité : Oui, la guerre, c’est la merde. La pire des merdes, le pire des vices, mais qui salit surtout ceux qui en sont responsables. Antimilitariste et pacifiste, il ne cessait de marteler que chaque canon qui sort d’usine, chaque vaisseau de guerre qu’on lance, chaque fusée qu’on tire, signifie –en fin de compte –un vol au détriment de ceux qui ont faim…

Et puis, il nous parle aussi de ce pilote américain : Claude Eartherly qui a lâché la bombe sur Hiroshima…Ce dernier rédige sa correspondance, précisant que ce n’est pas l’homme qui a reçu la bombe qui se plaint, c’est celui qui l’a lancée.Il se fera boucler dans un asile…

Cet ouvrage – qui n’a finalement pas vieilli – est un hymne à l’amour, à la tolérance et à cette enfance que l’on doit constamment aimer et respecter. Il en va de notre humanité et de son avenir.

                                                                                Laurent BAYART

Le massacre des innocents de Bernard Clavel, Editions Robert Laffont, S.A., 1970.

Ecrivain/Poète