LIVRE / UNE HISTOIRE D’AMOUR ET DE HAINE, COINCEE ENTRE VICTIME ET BOURREAU DANS L’ENFER D’UN CAMP NORD COREEN.

A première vue, on pourrait penser que ce livre publié par la coréenne du Nord Kim Yu-kyeong (un pseudonyme afin de protéger sa famille qui vit encore au pays), transfuge qui s’est réfugiée en Corée du sud, est un récit sur les camps situés dans ce pays asiatique « hermétique), ben non ! En tout cas, pas que…

Cette histoire, passionnante et haletante, commence –suite à leur arrestation à Pyongyang – au fin fond d’un camion/panier à salade de Wonho et de son épouse, musicienne. Le camp de l’humiliation raconte cette descente en enfer d’un couple arrêté et qui finit par se déchirer, se désarticuler et se haïr. Narration en forme de huis clos entre trois personnages phares : Han Wonho (le mari), Chae Min-kyu (l’amant, garde chourme, qui n’est autre qu’un sinistre Bowiwon,membre du Bowibu,services secrets du pays), et Su-ryeon, l’épouse.  Le kapo reconnaissant la prisonnière dont il était amoureux dans la vie civile…L’existence, ou plutôt l’enfer, s’organise dans ce camp de travail où les détenus sont humiliés quotidiennement. Wonho le sera doublement en étant cocufié par son épouse. Un enfant naîtra (Seon-pung), dans les limbes du doute, monstre et petit angelot. Les jours sont tellement fatigants qu’ils oublient que le temps continue à couler ; ils ont l’impression qu’il s’est immobilisé complètement ; à force de travailler d’arrache-pied…

On pense que la mort et le suicide achèveront la destinée de ces personnages, mais, suite à son évasion rocambolesque, le « mari » devenu conférencier en Corée du sud verra les ombres de son passé surgir pour laisser aux lecteurs un épilogue – finalement – plein de suspens, de rebondissements et d’amour. Un sentiment  que l’on n’aurait jamais imaginé ressentir au fil de ce récit, à la fois cruel et plein d’espérance. Tout simplement sublime. Une belle leçon que la vie nous donne, comme quoi la haine n’a pas  forcément toujours les derniers maux.

                                                                                    @ Laurent BAYART

Le camp de l’humiliation de Kim-kyeong, roman traduit du coréen, Editions Picquier, 2019.

LAURENT BAYART DANS LE DERNIER NUMERO DE FLORILEGE de mars

Laurent Bayart présente un nouveau texte de sa chronique régulière »Entre nous soit dit », intitulée « J’ai fait un rêve » dans la revue bourguignonne « Florilège ». Une des plus anciennes publications littéraires et artistiques de France.

  • revue Florilège, numéro 178, mars 2020, aeropageblanchard@gmail.com

LAURENT BAYART AU SALON DU LIVRE DE LA WANTZENAU dimanche 8 mars

Laurent Bayart sera présent, ce dimanche, toute l’après-midi, à la 5ème édition du salon du livre de La Wantzenau « Au fil de l’eau », organisée par la bibliothèque avec le concours de la Société des Ecrivains d’Alsace et de Lorraine. Il présentera ses derniers ouvrages et notamment son livre dédié au Val d’Ajol. N’hésitez pas à venir lui faire un petit coucou. Même pas peur du Corona machin mordicus virus, nenni les poignées de main, les bisous et autres salutations ! Dédicaces sans risques sinon le plaisir de la rencontre !

  • dimanche 8 mars 2020, de 14 à 18h, salon du livre de La Wantzenau, 15 rue des Héros, 67640 La Wantzenau.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 88 / LE CORONA MERDICUS VIRUS.

          Et tout d’un coup, comme une trainée de poudre, venue de Chine, un machin bidule viral nommé corona virus (dont le nom proviendrait de la couronne qu’ont les protéines qui les entourent) vient jeter l’effroi dans les chaumières qui se mettent à toussoter. C’est le branle-(très)bas-de-combat, voilà la peste noire du Moyen-Age qui ressort du permafrost des terres de l’antarctique, le châtiment divin qui nous tombe sur le râble, l’apocalypse et la troisième guerre mondiale qui se déclarent, sous forme d’une armada de bactéries microscopiques ! Et patatras, personne n’ose plus sortir de chez lui. On sort la bouche bâillonnée, protégée comme si on participait à une cavalcade médicale en blouse blanche. L’impolitesse vous fait grimper la température car le quidam ne serre plus les pinces aux amis qu’il croise, principe de précaution ! Plus de bisous. Nos lèvres portent le deuil de quelques joues. Les gens ne se disent plus bonjour, histoire d’éviter les postillons ! On ne veut pas terminer en clinique avec un goutte à goutte qui vous pend au nez…

Tant qu’à faire ! Les rendez-vous et manifestations sont annulés. Les rues se trouvent désertées.  La loi martiale du stéthoscope règne, comme un bruit de bottes.

Le Corona merdicus virus chasse l’humanité et ses bestioles humaines. Dans les cimetières, les morts se tordent de rire et font grincer leurs vieux os. V’là que les vivants se terrent ! Ils arrêtent de respirer, trop peur de l’infection pulmonaire. 

Un seul être qui tousse est tout est dépeuplé aurait déclaré un Lamartine, écrivant masqué… 

Sa plume ou plutôt son stylo ayant toussoté…

                                                                            copyright Laurent BAYART

                                                                                5 mars 2020

dedicaces de laurent bayart au cafe « CHEZ NARCISSE »AU VAL D’AJOL.

C’est dans ce lieu emblématique et magique, temple du punck-rock, que Laurent Bayart présentera son nouveau livre sur le Val d’Ajol « Il n’y a rien qui ne Val…d’Ajol ! » et ira à la rencontre de ses lecteurs ajolais. Il sera accompagné par le photographe du cru Florent Gury qui a réalisé la couverture. N’hésitez pas à venir pour cette signature, une occasion de siroter un café ou de déguster une bonne bière « maison » avec l’écrivain-poète ! Merci à Victor Grosjean pour son accueil !

  • le samedi 21 mars 2020 de 9h à 12h au café/salle de spectacle « Chez Narcisse », 10 rue du Dévau au Val d’Ajol.

le nouveau livre de laurent bayart « IL N’Y A RIEN QUI NE VAL…D’AJOL ! »

couverture originale de Florent Gury

Nouvel opus littéraire de Laurent Bayart qui publie chez Orizons à Paris ce chant d’amour pour ce coin de paradis des Vosges méridionales qu’est le Val d’Ajol, situé entre Plombières-les-Bains et Remiremont. Récit déjanté et décalé plein d’humour et de tendresse. galeries de personnages attachants, descriptions de paysages et de lieux emblématiques, évocations historiques, bons plans et adresses, spécialités à découvrir, événements et festivals…L’écrivain-poète, membre de la confrérie locale des Taste-Andouilles et gandoyaux vous fera aimer ce pays où il a décidé d’épouser celle qui allait devenir sa femme !

  • Il n’y a rien qui ne Val…d’Ajol ! de Laurent Bayart, éditions Orizons, Paris. 130 pages, 17 Euros ( + 4 Euros de port).

BILLET D’HUMEUR / ACTE 87 / RE-INVENTER LE MONDE AVEC TOI.

les pieds d’Alphonse et de son papy Lo…

L’art d’être grand-père, c’est prendre le temps des connivences. De poser les instants précieux sur le banc d’une gare et de regarder passer l’ivresse filante des trains, rapides, lents, supersoniques, brinquebalants, longs caravansérails de contenaires en partance vers d’improbables routes de la soie, et ses passagers pressés de partir/ de rentrer, d’aller là où le destin de l’agenda les convoque. Avec toi, majuscule de petit garçon, je voudrais refaire le monde. Mieux ! le ré-inventer et le ré-enchanter. Une gare comme un symbole de nos existences où, parfois, nous prenons certains trains, sautons dedans à pieds joints mais aussi, loupons nos destinées/destinations. La vie ne tient finalement pas à grand chose. A un fil ? Non, à la limaille des rails qui déroulent leurs grandes échelles à l’horizontal du sol. Parfois, certains croupissent dans des salles d’attente. Spectateurs/voyageurs plus qu’acteurs. Dans le hall, leurs trains ne s’affichent jamais sur les panneaux électroniques. Gare à vous, passants ! Ne loupez jamais votre train. Et puis, il y a les terminus. Le butoir des rails où tout se termine…Si on savait, que l’omnibus que l’on prend ne mène nul part…

Avec toi, petit garçon, je croque le temps comme une noisette. Les gares constituent des lieux symboliques où l’on médite et philosophe. Avec ton aide, je voudrais bien refaire le monde. Le ré-inventer et même le ré-enchanter ! Pour que demain, ton train soit léger comme une étoile.

Sur ce banc, nos pas emmêlés dessinent déjà la voie. Je t’offre le monde de demain tel que je voudrais qu’il soit.

Ne perds jamais le chemin du soleil. Dans tes yeux, je resterai – bien après ma mort – comme une lumière à regarder passer les trains avec toi.

Même si je ne serai plus sur ce siège, mon invisible main dans la tienne continuera à te montrer le chemin.

Seul l’amour demeurera comme un billet perdu sur ce banc.

                                                                           copyright Laurent BAYART

LIVRE /DES SOUVENIRS QUI « S’ENGRANGENT » OU JULIETTE, CADILLAC & COMPAGNIE DE CLAUDINE MALRAISON.

L’artiste plasticienne Claudine Malraison semble s’être prise du virus de l’écriture. En effet, elle avait fait paraître en 2017 un charmant petit ouvrage « La Grange aux souvenirs »* où elle racontait son enfance vécue dans l’ancien quartier des maraîchers de la Robertsau, près de Strasbourg. Joies et tragédies qui se déroulèrent dans une vieille grange, à l’image d’une armoire recelant des trésors de souvenirs. Voici que son nouveau livre intitulé Juliette, cadillac & compagnie nous propose une façon de suite. Cet élégant opus littéraire entraîne, à nouveau, ses lecteurs dans cette grange où sommeille une vétuste cadillac, lieu de rencontres, faisant office de chambre à coucher pour un frère-luciole donnant rendez-vous à ses conquêtes… sous le regard impassible du tableau de bord. La dernière en date, conviée à une partie de jambes en l’air gémissait, un pied dépassant par la fenêtre de la portière, une sandale Séducta suspendue à l’orteil…

Sous les yeux d’une gamine qui regarde vivre les grands et raconte au quotidien les frasques d’une drôle de tribu, l’auteur dresse le portrait de personnages haut en couleur. Petite fille aux jambes comme des allumettes à laquelle on administra l’extrême onction à la naissance parce que la sage-femme craignait que je ne survive pas. Galerie de personnalités où Gaspard, Eddy, Willy ou la Grosse Bertha font briller et griller de leurs frasques les photos sépia de l’album-souvenir, tandis que la disparition de Juliette – et son destin dramatique – laisse un trou béant à l’emplacement du cliché…

Agréable opuscule que l’on grignote à l’image du temps qui passe sous la pointe vorace des aiguilles d’une horloge.

                                                                            @ Laurent BAYART

La grange aux souvenirs, Editions Andersen, 2017. Voir mon article paru sur cette même page du site, paru le 3 janvier 2018.

– Juliette, cadillac & compagnie de Claudine Malraison, Le glaneur éditions, 2019.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 87 / LA VIE COMME UN JEU DE CARTES…

Jules qui se prête au jeu

Drôle d’éventail désarticulé de tes cartes que tu observes méticuleusement. Elles se trouvent dans tes mains comme des talismans. Choisis bien les bonnes, elles sont tes disciples en carton ! Tu verras, petit, la vie n’est pas un jeu même si ça en prend parfois les allures. On perd, on gagne…Avec ses batailles, ses rois et reines, ses jokers que l’on extirpe de ses poches, ses valets, trèfles, piques, carreaux et cœurs. Parfois, le tarot te dictera ton avenir et tu t’essayeras à un poker (menteur ?). A moins que tu ne te laisses entraîner par un bridge, une belote ou un rami avec tes amis. Et puis, plus tard, tu fonderas un foyer avec ton jeu des sept familles ! Les cartes mènent la danse de l’existence et tes doigts sont comme ceux de l’accordéoniste qui jongle sur les touches du clavier. Au restaurant, tu te régaleras d’un menu à la…carte. Et puis, loupiot, peut-être trouveras-tu un jour l’âme-sœur en piochant la carte du tendre ?

Oui, la vie ressemble parfois à un jeu de cartes. Tous les atouts sont dans tes mains. Allez, ne passe pas ton tour, joue et amuse-toi ! La vie est belle et le jeu en vaut la chandelle.

                                                                           copyright Laurent BAYART

LECTURE MUSICALE EN MODE ASIATIQUE AVEC LAURENT BAYART au fica vesoul !

Laurent Bayart fera son cinéma et présentera une lecture musicale en version inédite, et en plusieurs séances, lors de la vingt-sixième édition du Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul qui aura lieu du 11 au 18 février prochains au multiplex « Majectic » de Vesoul. Les textes « mis en voix et en espace » sont extraits du livre paru récemment, à l’occasion des vingt-cinq ans de ce festival  » V’Asie à Vesoul ! », impressions, ambiances et magie de cet événement où « chaque spectateur porte un nom ». Les photos ont été réalisées par Némorin, alias Erik Vacquier. Cette animation musicale sera réalisée avec l’artiste chinoise Louise Shao Zhongqin qui jouera du guzheng, un instrument traditionnel chinois. L’artiste proposera également une danse chinoise. Ne manquez pas ce rendez-vous exceptionnel !

  • Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, du 11 au 18 février 2020. www.cinéma-asie.com ou festival.vesoul@wanadoo.fr

Ecrivain/Poète