Plusieurs textes de « A pleins poumons » (Editions Andersen), ouvrage édité en 2015, ont fait l’objet d’une publication et traduction en roumain dans les Annales de l’Université « Dunàrea de Jos » de Galati sur le thème « Pratiques et créations littéraires, linguistiques et didactiques dans les espaces francophones et non francophones » en compagnie de plusieurs autres auteurs. La traduction est signée par Carmen Andrei, professeur et traductrice à l’Université de Galati. Elle a rédigé également un texte de présentation de l’écrivain-cycliste accompagné par une biographie et bibliographie.
Tous les articles par Laurent Bayart
« J’AI MON VOYAGE », LE NOUVEAU LIVRE DE LAURENT BAYART, VIENT DE PARAITRE !
Laurent publie son soixantième ouvrage ces jours-ci (eh oui !) avec un récit original et surprenant qui s’intitule « J’ai mon voyage », récit d’un sédentaire, paru chez Orizons à Paris.
Dans une société prompte à encenser le culte du voyage (réduit à une forme de déplacement), l’écrivain Laurent Bayart propose le dépaysement du sédentaire (qui reste assis), véritable « orpailleur du quotidien ».
Notre Sylvain Tesson en pantoufles vante les mérites de celui qui décide de regarder vieillir ses arbres et de prendre le pouls à son paillasson. Dans un récit puisé au fil de son expérience et de ses lectures, l’auteur, avec humour et dérision, nous propose une ode savoureuse à l’adresse de ces bourlingueurs de canapés. Sédentaires en tapis volant qui ont décidé de résister à la tentation des terminaux d’aéroports, des péages autoroutiers ou des aérogares, pour attendre et se délecter des grincements du vélo d’un facteur, venu glisser des cartes postales dans leurs boîtes aux lettres. Celles envoyées par des proches partis… en vacances !
N’hésitez pas à commander cet ouvrage surprenant et original, une autre manière de voyager !
- J’ai mon voyage, récit d’un sédentaire, Editions Orizons, 140 pages, photo de couverture : Némorin.
LIVRE/ LA GRISANTE DANSE DE MORT DE JEAN TEULE
Avec une hallucinante dextérité et une narration effrénée, ludique et rondement menée, l’écrivain Jean Teulé (que je découvre) nous conte un incroyable épisode de l’histoire de la ville de Strasbourg. Nous sommes en juillet 1518, une étrange épidémie de danse (crise d’épilepsie ?) surgie comme une grotesque malédiction, laissant dépités les édiles de la ville : l’ammeister Andreas Drachenfels et le prince évêque Guillaume de Honstein, personnages dramaturgiques, voire ubuesques, qui ne savent plus à quels saints se vouer afin de catalyser les gestes de leurs administrés et de leurs ouailles. cité devenue nef des fous. La danse strasbourgeoise est comme une eau qui s’infiltre partout parmi les témoins. Ceux que les danseurs atteignent en perdent l’entendement, et entrent tout aussitôt dans la ronde à leur propre étonnement.
En Saint-Guy et chorée, les membres inférieurs et supérieurs des habitants de cette cité sont pris d’une agitation frénétique et se mettent à danser jusqu’à ce que mort s’ensuive, sur les planches de l’estrade de la place du marché aux chevaux. La verve littéraire de Jean Teulé nous entraîne dans une grisante chorégraphie qui nous tient en haleine. Les tableaux et décors sont magnifiquement brossés et l’humour, la dérision et l’absurde se propagent comme la peste dans les rues. Pendant ce temps-là, le guetteur de la cathédrale attend l’attaque imminente de l’armée turque, comme d’autres attendront Godot quelques siècles plus tard. Le clergé potentat et richissime vend son paradis à prix d’or mais l’ombre menaçante de Martin Luther se profile…On tremble pour les privilèges des éclésiastiques.
C’est drôle à souhait, merveilleusement bien écrit et décrit, Même la musique de la messe à la cathédrale déclenche un gigantesque flash mob et autre techno parade…A l’arrivée, le lecteur entre lui aussi dans la transe/danse, Jean Teulé provocant un tollé grinçant qui nous met en émoi. Bravo pour cette fête déjantée de l’imagination, où les chroniques de l’histoire se mettent à faire danser aussi… les mots !
@ Laurent BAYART
* Entrez dans la danse de Jean Teulé, roman, Julliard, 2018.
LAURENT BAYART SIGNE LA PREFACE DU LIVRE DE CHARLOTTE DUBOST.
Quel bonheur pour Laurent Bayart de signer la préface du livre intitulé Viva citée d’une jeune poétesse, incroyablement douée, qui vient de remporter le Prix d’Edition Poétique de la ville de Dijon pour 2018. Charlotte Dubost pétille d’imagination et de talent, auteure atypique, elle surprend par sa maturité, sa curiosité et ses engagements divers. En effet, cette jeune femme est diplômée de recherche appliquée des arts du cirque, acrobate et jongleuse, elle a été aussi chargée de programmation artistique d’événements culturels, artiste bénévole pour le secours catholique, bourlingueuse elle a également effectuée un road trip solitaire en Asie de l’Est et trouve aussi le temps de publier quelques opus poétiques, souvent primés…Chapeau bas mademoiselle !
* Viva Citée de Charlotte Dubost, Prix d’édition poétique de la Ville de Dijon, Préface de Laurent Bayart, Editions Les Poètes de l’Amitié.
* la remise de son prix aura lieu le samedi 17 mars prochain à 15h à la médiathèque Champollion de Dijon.
LAURENT BAYART A LA 9EME EDITION DE LA FETE DU LIVRE DES AUTEURS DE MITTELHAUSBERGEN
Nouveau rendez-vous habituel en cette période de l’année pour l’écrivain-cycliste : la 9ème fête du livre des auteurs de Mittelhausbergen. Laurent Bayart sera présent le dimanche 25 mars prochain à partir de 10h jusqu’à 18h. Il viendra à nouveau en voisin et sera heureux de venir à la rencontre de ses lecteurs.
- Mittelhausbergen (Bas-Rhin), espace sportif et culturel, rue des jardins, le dimanche 25 mars 2018.
LAURENT BAYART DANS LE NOUVEAU NUMERO DE LA REVUE FLORILEGE
Laurent Bayart est à nouveau présent dans la nouvelle livraison de la revue bourguignonne « Florilège », dirigée par l’écrivain Stephen Blanchard (Une des plus anciennes revues de France, cent soixante dix numéros parus !). Il signe un nouveau billet de sa chronique « Entre nous soit dit » avec un papier qu’il intitule » Un rendez-vous comme un rituel » dans lequel il exprime son bonheur d’écrire depuis maintenant, quarante deux ans ! L’écriture a balisé mes sentes. Avec elle, je ne sens plus la brûlure des orties, ni l’amertume des ronces. Chemin faisant, des phrases ou des vers ont ensoleillé ma destinée.
- Revue Florilège, mars 2018 (n°170), 19, Allée du Mâconnais, 21000 Dijon. aeropageblanchard@gmail.com
BILLET DE (MAUVAISE) HUMEUR / ACTE 55 / LE TANGO MORNE DES NIOUZES DE L’ACTUALITE.
Bon, ok, les feuillets de l’actualité n’ont jamais été parfumés à la lavande ni aux pétales de rose, mais depuis quelque temps ça sent toujours plus le rance, le vomi et l’étron. Les lecteurs/téléspectateurs, voire auditeurs, sont soumis à des pilonnements incessants de niouzes (terme anglaise qui signifie nouvelles) à faire pleurer de tristesse le plus récalcitrant des oignons. Le énième épisode du testament de Johnny avec ses règlements de compte (C’est le cas cas de la dire !), les frasques (désormais en béquilles) du millionnaire en crampons qu’est Neymar, les cartons du Paris Saint Pognon face aux équipes de la ligue canapé (Conforama pour la une et Domino’s pour la deux). Et pourtant les princes du foot font la nouba la veille dans les boîtes de nuit ! (Ah, il faudrait un Guy Roux pour chercher les joueurs à la sortie et leur « en coller une » et envoyer un pénalty dans la lucarne des fesses…), les indécents et incessants épisodes judiciaires des chourineurs d’enfants, les embrouilles nauséabondes des hommes politiques et j’en passe et des meilleures. Non des pires ! Bref, n’en jetez plus, l’homme contemporain est rempli à ras bord comme une benne à ordure ! A force de nous abreuver d’informations glauques et absurdes, on va avoir les burnes out comme dirait ma sœur…
Certains scientifiques avaient d’ailleurs déjà tiré la sonnette d’alarme et prévenu (encore un terme judiciaire) : le quotient intellectuel de l’homme moderne est en chute libre. Quant à son spermatozoïde, il se tortille comme un zombi en déconfiture. L’homme de Cro-Magnon était un intellectuel et l’homo erectus un philosophe érudit, comparé à ce que nous sommes devenus. Les journaliers du verbe nourrissant le contemporain au gel fortifiant de l’immense bêtise et connerie.
On rêverait presque d’infos enchantées. Mais ça intéresserait qui ? A part, les fous qui sont restés des éternels optimistes. Et, la presse/stress finirait en faillite, dans l’impossibilité de vendre ses feuilles de choux/papiers toilette. Ce qui –par les temps qui courent- serait dans le fond une bien bonne nouvelle…On y verrait un peu plus de lueur bleutée dans le ciel. Et puis, les météorologues nous annonceraient enfin le printemps ! Ca c’est de l’info.
@ Laurent Bayart
LIVRE/ LEVEAUX FAIT BŒUF AVEC « SEXE, DROGUE ET NATATION »
Ah, le titre est on ne peut plus « accrocheur », voulu par l’éditeur (communication oblige !), Amaury Leveaux ayant préféré celui (un peu niais) de « Plouf »…En tout cas, ce « Sexe, drogue et natation » a fait des vagues « tsunamidales » entre les lignes et les odeurs de chlore des bassins ! Ce n’est pas celui de Gainsbourg avec son célèbre « Sea, sex and sun » ! Même si ça y ressemble… phonétiquement parlant. Ce récit/témoignage d’un champion de natation au palmarès impressionnant : 4 médailles olympiques, 4 médailles au championnat du monde et plus de 40 aux différentes compétitions européennes, a donné la chair de poule aux édiles et autres athlètes des plans d’eau ! Et pour cause…
Le champion de natation, natif de Delle, près de Belfort, se livre sans tabou sur une jeunesse laborieuse avec une maman qui s’est retrouvée, seule, abandonnée par son mari et qui doit faire face à de grosses difficultés financières. Il est très vite repéré par un entraineur qui a du flair : Vincent Léchine. Et là, tout s’enchaîne en crawl et papillon. Le nageur-compétiteur est en mode combat : Moi, quand je ne gagnais pas, je faisais la gueule. Il est gentil, Pierre de Coubertin, mais je n’ai jamais pensé que l’essentiel était de participer. L’essentiel est de gagner. Celui qui avoue ne plus arriver à se débarrasser de l’odeur du chlore calcule qu’il a dû –durant sa carrière de compétiteur – « parcourir » près de 70.000 kilomètres dans les piscines !
Il parlera sans ambages du dopage (injections de testostérone pour certains !), de ses virées nocturnes hyper arrosées et de ses entrainements délicats le lendemain…de la drogue, des abus en tout genre et de ses noubas entre nymphettes et alcools en passant par la cocaïne, lui qui avoue qu’il grillait un paquet de cigarettes par jour…. !!!
Bref, on tombe sur les fesses en lisant cet ouvrage qui dépareille avec les images gnangnan des champions. Ce n’est – certes pas – de la littérature mais c’est intéressant, l’inverse n’étant pas toujours vrai !
@Laurent BAYART
* Sexe, drogue et natation, un nageur brise l’ormeta de Amaury Leveaux, Fayard, 2015.
FOCUS/ A CAMILLE, PETITE FEE QUI VIENT D’ARRIVER…
Camille,
Te voilà enfin arrivée
Ballerine de l’espace
Petite fée si frêle
Au visage fluet
Que nous couvrons
De nos tendres baisers
Camille,
Des mois à t ‘attendre
T’imaginer
Te deviner par la lucarne magique
Des échographies
Soudain
Tu surgis
Comme un enchantement
Nouvelle étoile
Au firmament de notre ciel
Et de notre famille
Plus belle et gracieuse que rêvée !
Camille,
Je dépose quelques mots
Au-dessus de ton berceau
Comme on prendrait
Un bouquet de photos fugaces
Camille,
Peut-être que demain
Tu suivras le chemin
De ceux qui t’ont précédée
Danseuse, génie du bricolage,
Tricoteuse du multimédia,
Ingénieuse, animatrice,
Musicienne, guitariste,
Passionnée de cinéma,
Poétesse ou écrivain(e)
Et que sais-je encore !
L’avenir t’appartient
Et tu l’imagineras à ta façon
Camille,
Jour après jour
Tu t’affines
Et apprivoises la lumière du soleil
Ainsi que tous ces visages qui
Sont comme des anges gardiens
Bougies qui brillent autour de toi
Jules, ton grand-frère, te couve avec affectionEt Alphonse, ton cousin, qui t’a précédée de quelques semaines, t’observe avec les billes émerveillées de ses yeux
Camille,
Voilà que notre monde s’enrichit
D’une nouvelle lumière
Qui nous habite déjà
De Mundolsheim à Vesoul
Les distances ne sont plus
Que d’anecdotiques raccourcis
Les mondes se rejoignent
Aux confins des couffins…
Tu es notre passerelle/tourterelle
Notre petit pont vers l’avenir
Notre envie de poursuivre le chemin
A tes côtés
De ne jamais s’arrêter
Te voir grandir/mûrir, sourire…
Avoir un enfant, c’est mettre
Des fleurs de magnolias sur nos prochains calendriers.
Camille,
La vie est un généreux rendez-vous
Pour lequel nous sommes heureux d’être à l’heure
En ta compagnie
Merci de nous y avoir conviés !
Un jour de février…
Camille,
Sûr que les deux ailes de ton prénom
T’aideront à prendre ton envol…
Camille…
Merci, jolie petite fée,
De nous rendre la vie toujours plus belle
Avec deux L !
@ Laurent BAYART
20 février 2018
10h34
BILLET D’HUMEUR / ACTE 54 / GLA GLA CIALE OU LA METEO COMPLETEMENT GIVREE !
On l’avait presque oublié sur le calendrier : l’hiver – qui ne fait désormais plus peur à personne – se met à faire grincer les dents, pincer les oreilles et frigorifier les orteils. On pensait (à tort) que la quatrième saison n’était presque qu’une aimable prolongation de l’automne ou la cinquième colonne du printemps… Les saisons ne sont plus ce qu’elles étaient mon bon monsieur ! Mais où sont donc passées les neiges d’antan ? Moufle de saperlipopette, voilà que le train « Moscou-Paris » (drôle d’image ferroviaire !) déferle sur les quais en provenance de Sibérie, nous dit-on… Les météorologues ont prédis une attaque massive. Une sorte d’Anschluss polaire ! Les ours éponymes vont venir nous envahir avec une artillerie de pingouins et de manchots ! La guerre (froide) est déclarée. A vos casemates emmitouflées. Ligne Maginot bien chaude…Alerte orange ou rouge, ou plutôt gla gla ciale. La température a du tempérament. Oups, on se voyait déjà à travailler torse nu au jardin, à bêcher la terre avec une bouteille bien fraîche à ses côtés. Glacée oui. Le frigo est dehors ! Et les bourgeons, éclater en valse de couleurs sur les branches des arbres. L’exubérante nature offre une symphonie de verdure et une palette de couleurs. C’est loupé/râpé. Les magnolias peuvent piétiner d’impatience sur leurs bancs de touche en compagnie des forsythias !
Le « Moscou-Paris » passe à toute berzingue et nous atomise de ses froidures en mode engelures…Nous qui rêvions plutôt d’un « Paris-Brest » sur la terrasse d’un café…Le thermomètre va se mettre à parler russe. Diantre, s’il y a bien une boisson pour ne pas se geler, c’est bien la vodka livrée…par un Orient Express dont les rails sont fixés sur la ouate des nuages…Histoire de jeter un froid sur un éphéméride pétrifié.
@ Laurent BAYART
24 février 2018












