Archives de catégorie : Blog-Notes

LIVRE/ L’AVENTURE QUI VOUS MENE EN BATEAU OU « ANTARCTICA BLUES » DE JENNIFER LESIEUR.

          Épuisée par sa vie parisienne, Jennifer Lesieur, l’auteure (plusieurs biographies à son actif, un Prix Goncourt de la biographie et le prestigieux Jack London !), embarque sur le MS Fram pour une croisière en destination de l’autre bout du monde : l’Antarctique. …l’endroit le plus froid, le plus venteux, le plus sec du globe. Un continent de 14 millions de kilomètres carrés, soit la superficie des Etats-Unis et du Mexique réunis, constitué d’un socle rocheux recouvert par 90% de la glace du globe…/…Si cette glace, d’une épaisseur moyenne de 2300 mètres, fondait, le niveau des océans augmenterait de 60 mètres…Voilà pour ce curriculum présenté en forme de superlatifs impressionnants. 

Nous nous trouvons non loin du passage de Drake et de la Terre de feu, du cap Horn et des Malouines ainsi que de la Géorgie du sud (…l’île est vierge de toute présence humaine, hormis quelques volontaires dans l’ancienne station baleinière de Grytviken. Elle grouille en. Revanche de faune…). Plus loin, faisant toujours référence à cette île, de rajouter, parlant des reliefs qui s’y trouvent : …la Géorgie du Sud est une élévation. Une main divine a dû empoigner un fragment des Alpes et le jeter là, en plein cœur de l’Atlantique Sud.

 Jennifer Lesieur nous conte l’histoire des navigateurs et autres explorateurs qui sont partis en quête d’aventure de l’extrême, dans ce cosmos blanc où l’homme devient une étoile abandonnée à l’infini. Terre où d’intrépides originaux qui n’ont pas…froid aux yeux se lancent dans d’improbables défis comme ce dénommé Pugh qui décide de faire un crawl d’un kilomètre au pôle Nord pour montrer l’ampleur de la fonte accélérée de l’Antarctique…/…Debout sur la banquise, il plonge dans l’océan, vêtu d’un slip de bain, d’un bonnet et de lunettes de piscine. L’eau est à -1,7 degrés….

Voilà un ouvrage passionnant qui nous parle de ces confins qui se trouvent si proches et si méconnus. Voyage au pays des tabulaires (une forme d’icebergs) qui dérivent et font du canoë, façon mastodontes !).  Une terre de paix (pour combien de temps encore ?) : En 1959, 12 nations ont signé un traité établissant l’Antarctique comme « terre de paix et de science ».

Magnifique déambulation dans ces terres de glace où, selon Charcot, celui-ci trouvait les lectures terrestres plus à même de préserver la santé mentale de ses hommes, plutôt que les boites de conserve…Dont acte !

                                                                    © Laurent BAYART

  • Antarctica blues de Jennifer Lesieur, Stock, 2024.

EMMENEZ-MOI AU BOUT DE LA TERRE…

                                             Avec la complicité d’une partition de Jeanine…

          Emmenez-moi au bout de la terre, là où le vent décidera de m’emporter en faisant de moi une curieuse éolienne soumise aux caprices du dieu des vents…Partir et glisser sur les méridiens en enivrante ritournelle. Devenir funambule des fuseaux horaires pour réinventer le monde au gré de mes voyages improvisés. La musique pose ses partitions comme une mappemonde qui prendrait ses aises sur une table et s’étendrait langoureusement à l’image d’un chat.

Peut-être que le vent s’est infiltré dans le soufflet d’un accordéon ? Et voilà le musicien devenu virtuose des pérégrinations ! Ses doigts qui pianotent marchent sur les touches comme sur un chemin.

Le linge qui sèche sur un fil tendu s’acoquine avec les pinces éponymes…afin que les mouchoirs, chemises ou draps ne prennent pas la poudre d’escampette et ne terminent pas dans la grande essoreuse d’un cumulo-nimbus.

Sur le clavier de l’accordéon, un courant d’air a glissé sa fausse note.

Et voilà qu’une clef de sol se prend pour un delta plane, tandis qu’un fa dièze fait du rodéo sur l’échine d’une vache.

Quant aux paroles qui s’envolent, elles ont décidé de faire le tour du monde, avec leurs mots volages, et d’entamer un « Vendée Globe » aérien.

Une partition en plein air, c’est de la musique qui a décidé d’inventer sa salle de spectacle !

Le jardin est devenu un vaste auditorium tout vert…

                                                               © Laurent BAYART

                                              8 février 2025

CINEMAS D’ASIE DE VESOUL / L’IVRESSE DES IMAGES QUI BOUGENT ET NOUS RACONTENT DES EPOPEES EN FORME D’HISTOIRES MAGIQUES…

         Fresques et frasques en version originale sous-titrée dans les steppes des ruelles de la capitale vésulienne où les maisons se sont transformées en yourtes et les ruelles en caravansérails. Mais qui donc a érigé un torii près de la (grande) Motte et posé un kimono au pied du… Sabot ?

Le Festival International des cinémas d’Asie déroule son tapis rouge et ses chameaux de Bactriane devant l’époustouflant paysage de montagnes, de collines et d’herbes folles qui font figure d’aquarelles sur l’écran blanc de projection. Chaque spectateur devient un nomade/ pérégrin qui déambule sur cette route de la soie imaginaire, déroulant ses bobines et autres pellicules pour nous faire rêver en intérieur/nuit et en rails de travelling !

Asie de l’imaginaire et de la création où l’on découvre de nombreuses pépites de réalisations cinématographiques qui enchantent les pupilles des festivaliers.

Et ne pensez pas, amis bourlingueurs, que cette noirceur qui pose son jet d’encre sur la salle est une éclipse solaire, c’est, tout simplement, un film qui va commencer…

Magie de l’image, le générique ouvre le rideau tel Moïse fendant les flots de la mer Rouge…Son bâton n’étant qu’une baguette de chef d’orchestre ou plutôt de réalisateur !

                                                                        © Laurent BAYART

  • 31ème Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, du 11 au 18 février 2025. 
  • www.cinemas-asie.com
  • Tel 06 84 84 87 46

LIVRE / « CHANT (OU REQUIEM ?) POUR EUROPE » DE PAOLO RUMIZ.

         Né à Trieste en 1947, Paolo Rumiz est considéré comme l’un des plus grands écrivains italiens contemporains.  Je suis tombé par « hasard » sur cet ouvrage, intrigué par le titre, paru récemment intitulé « Chant pour Europe ».

A l’heure où l’Europe (dont le nom proviendrait de l’akkadien Erèbe qui signifie l’ombre, l’endroit où le soleil se couche) se trouve à un moment critique, voire de bascule de son histoire, malmenée par l’actualité et les événements. Cet auteur majeur nous offre une ode sans concession à cette utopie qui semble prendre l’eau, à l’image de ces migrants qui meurent noyés dans leurs frêles embarcations (La Moya, navire centenaire) en voulant rejoindre ce rêve de liberté…

Pour ce faire, l’auteur nous esquisse une vaste fresque à la manière d’une odyssée homérique à sa recherche avec quatre Argonautes qui voguent sur cet esquif légendaire. Et cet écrivain, chantre du drapeau bleu étoilé, rappelle : Il ne connaissait pas d’autres terres capables de réunir le bouleau, le figuier et l’agave, les cathédrales et les refuges alpins, les archipels et les fleuves qui divaguaient, les synagogues, les phares, les minarets. 

Écriture magistrale et plaidoyer vibrant dans lequel, lucide, il martèle : Méfie-toi de l’esprit et des lumières du jour, si trompeurs ; seules les nuits te disent la vérité ». Et l’Italien de faire référence aux camps de réfugiés où à Leros, l’Europe a encore bu la tasse, avec le vent (qui) murmure parmi les buissons. C’est la voie des peuples perdus…/…Jus de fruits, chaussures d’enfant, une ligne avec son hameçon, des couches, des porte-monnaie, un moïse pour nouveau-né…Et plus loin, de rajouter : …et le fantôme d’un ferry s’éloignait de Leros, terminus des peuples.

Paolo Rumiz nous scande l’essentiel en nous remémorant que l’histoire est à l’image de notre vieille Méditerranée, comme un leitmotiv et une répétition sans fin. 

…Mais rappelle-toi : si tu ne veux pas que la mémoire se perde, laisse le vent passer entre les lignes.

                                                                    © Laurent BAYART

  • Chant pour Europe de Paolo Rumiz, Éditions Arthaud, 2024.

NOTRE DAME DES LUCIOLES.

                                            Sur un photo de Rémy Picand,          

De petites lucioles brûlent et dansent, immobiles, dans cette cathédrale devenue l’étoile de la foi, gonfanons de clarté qui brillent dans les ténèbres du cosmos. Lumières qui se jouxtent, se côtoient et caracolent comme des frères. Peut-être, s’agit-il de minuscules âmes sollicitant l’offrande d’une prière ? Que sait-on de l’invisible ?

Elles psalmodient dans le silence un oratorio de cantiques à l’adresse de la Vierge Marie. Soleil et ballerine, Majuscule Madone qui chante la gloire éternelle de son fils sacrifié.

Bougies, chandelles, candélabres, lumignons…qu’importe la flamme, l’essentiel étant la lumière qu’ils transportent jusqu’à nos corps !

A côté, un homme à genou contemple, avec dévotion, le ciel à travers les vitraux de la cathédrale de Notre Dame de Paris.

Un ange passe en lui offrant la lueur d’une espérance : Celui qui espère entendra toujours un cantique dans les grelots du silence…*

                                                               © Laurent BAYART

  • Le Magicien en manteau rouge, Laurent Bayart.

CINQUANTE ANS QUE LES MOTS M’HABITENT ET DANSENT DANS MA TETE (1975-2025).

                                          Sur une photo de René Roesch,

        C’était un jour sans queue ni tête (comme l’aurait dit Jacques Prévert). Cela devait être en septembre 1975, lorsque j’ai commencé à noircir une feuille de papier avec mon imaginaire, sans penser un instant que la route continuerait si longtemps. Et depuis…les mots n’ont jamais cessé de m’habiter et d’émerveiller ma vie en posant des pépites de soleil dans mes pupilles.

Ecrire, comme jeter un seau au fond de soi-même et le remonter, chaque jour, rempli à ras bord de mots de toutes les couleurs qui dansent une bossa nova endiablée en moi.

Merveille de la création qui m’habite depuis tant d’années et trace ma route jusqu’à aujourd’hui. Que serai-je sans ces mots qui sont des viatiques et les vitamines de chaque seconde ? 

Compagnons de chemin qui me font vibrer au diapason des instants que j’invente ainsi.

La lumière que l’on laisse fut aussi le titre d’un de mes ouvrages publié en 2004, mais cette luminosité est restée en moi depuis.

Ecrire, c’est allumer une bougie ou une chandelle qui m’éclaire désormais depuis si longtemps.

Un jeune homme, fou, ébouriffé et insouciant, a glissé sa carte de visite en mon âme de senior.

Son rire espiègle et taquin vibre encore en moi aujourd’hui.

Mes mots sont les siens pour toujours. Vieillir, mystère absolu, car on retourne sur ses pas, tout en avançant…

                                                   © Laurent BAYART

                                                29 janvier 2025

MYSTERE EN BLACK AND WHITE.

          Petite boule de poils noirs, Noëlle en black and white joue les mannequins devant mon appareil photo. La coquine, elle attend que le p’tit t’oiseau sorte de son nid avec le clic ! A moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’une souris ? Dans ce cas, gare à elle !

Elle prend la pose, telle une starlette, et me scrute avec ses pupilles pleines de mystère. Que voit-elle derrière ses yeux sibyllins de chatte, un rien sauvageonne ?

Noëlle, abandonnée en forêt et apprivoisée par nous, s’est installée en notre maison devenue une vaste chatière. Désormais, sur le paillasson figure l’effigie d’un félin et quand quelqu’un écrase de son doigt la sonnette, on entend la musique d’un ronronnement et d’un miaou ! 

Même le facteur nous prend pour des originaux, voire de drôles de matous ! Mais, que voulez-vous, nous on aime les félins !

Et, franchement, avouez que le monde est toujours plus beau lorsque c’est un chat qui le regarde avec ses yeux, comme des billes d’enfants taquins qui roulent et roulent jusqu’à nos cœurs.

                                                      © Laurent BAYART

                                             26 janvier 2025

ETINCELLES DE SOLEIL COMME DES VITAMINES POUR L’AME…

                                            Sur une photo de René Roesch, prise au Mont-Sainte Odile, Alsace.

         J’aime ces instants où l’infini se glisse en nos vies. S’asseoir et sursoir à la grande échappée de vitesse du monde, à courir encore et toujours dans la grande agitation de nos folles palpitations. Étincelles de lumière que nous offre le soleil qui, comme le chantait Laurent Voulzy, nous chuchote sur les cordes d’une guitare saltimbanque : Le soleil donne de l’or intelligent/ Le soleil donne la même couleur aux gens…

Se poser sur un banc et se délecter de la seconde qui passe devant le sanctuaire de Sainte-Odile et les cierges de montagnes vosgiennes, dressés qui encadrent ce lieu sacré et mythique.

Dieu chante un cantique en ce lieu magique où les étoiles viennent en pèlerinage. 

Ces bancs reposoirs attendent ses pèlerins de lumière.

Le ciel est une cathédrale dans laquelle tout un chacun se recueille, en ouvrant les yeux dans l’attente de quelque chose qui viendrait faire scintiller l’instant et transformer l’éternité en pépites d’or.

Sortir de la grande cécité et noirceur du monde, pour voir enfin l’ineffable devant nous.

La vie mérite bien ces moments de merveilles apaisées.

                                                               © Laurent BAYART

                                               24 janvier 2025

LIVRE / LES BOLIDES SUR MER OU L’AVENTURE DE L’EVENT DES GOBES…

          A l’aune de cet hyper événement médiatique qu’est « Le Vendée Globe », un ouvrage d’un navigateur vient mettre un grain (terme marin !) de poussière dans les rouages de cette grande machinerie : Stan Thuret, cinéaste-navigateur, skipper (le dauphin !) professionnel qui a, notamment, participé à plusieurs transats (et ce n’est pas de tout repos !).

Son livre « Réduire la voilure » pourrait presque s’apparenter à un vague (encore un terme marin !) pamphlet si le genre existait encore… Nous voilà partis avec lui dans cette aventure de la navigation extrême où Stan nous fait partager cette vie en mer où la mort est présente à chaque instant, plus proche que sur terre où elle sait se faire oublier. 

Plus en avant, il nous glisse en confident : Naviguer entre les étoiles et le plancton phosphorescent. Glisser sur les vagues qui rattrapent la lune à l’horizon. Mais face à ce déferlement médiatique, et cette course (à l’échalotte) où les navigateurs deviennent des pilotes de bolides flottants, il s’interroge sur le bilan carbone de cette armada de coques devenues des fusées qui glissent sur l’eau, notamment lors d’une conférence de presse pour annoncer cet « événement » : Alors on remplit des voitures et des trains. Nous ne sommes plus à une incohérence près. Plus loin, il en rajoute une couche : La musique commerciale. Le bourdonnement continu de la voix du speaker. Les DJ sur les bateaux. Les soirées privées. La présentation des skippers comme un show télévisé…

Récit passionné et passionnant dans lequel nous apprenons une foule de choses que le commun des mortels ignore, notamment concernant l’alimentation du marin des extrêmes : deux types de plats, lyophilisés ou appertisés. Ces derniers sont cuisinés comme les conserves ou les bocaux. Cette technique tient son nom de Nicolas Appert, qui découvre en 1795 ce procédé de stérilisation. Un peu de culture, les sportmans ! Grâce à cet humaniste des mers, on entre dans ce monde de la course où parfois ces pérégrins en voile tombent sur des Ofni, objets flottants non identifiés…Marrant aussi de découvrir aussi que la plupart des marins souffrent…du mal de mer !

Ce marin, à la recherche de l’essentiel, nous rappelle : Traverser un océan sur un voilier, aller faire ses courses à pied, prendre le vélo pour se rendre au travail : nous devons retrouver la vraie valeur de la distance.

Et de rappeler qu’avec nos voiliers de course à sept cent cinquante mille euros, nous sommes des punks.

Troubadour des océans, il rajoute comme pour enfoncer un clou (dans l’eau ?) : Il faut arrêter avec l’idéologie de la prochaine génération. Celle qui peut agir, c’est celle qui a le pouvoir aujourd’hui, qui a du temps, de l’argent…

Et ce philosophe des mers de rappeler : Magellan met 3 ans en équipage en 1519…/…François Gabart met 42 jours en 2017 en trimaran.

Et à l’heure où l’on nous sermonne avec l’édition 2025 du « Vendée Globe » où l’on nourrit le fantasme du marin solitaire autour du monde. Une course qui use et abuse fièrement du slogan : « En solitaire, sans escale, et sans assistance » …et Stan de rajouter, un rien sarcastique : sans assistance physique serait en réalité la bonne formule…/…l’usage de l’application WhatsApp en mer a explosé…

Suit un lexique explicatif des termes de la marine pour mieux nous familiariser avec ce jargon si particulier. Et, en guise de conclusion, Stan de s’interroger : Mais combien de marins ont pris le temps de se questionner sur leurs motivations ? Combien de marins ont pris le temps de se former pour essayer de comprendre scientifiquement l’océan… ?

Ah en fait, concernant l’édition 2025 du « Vendée Globe » c’est Charlie Dalin qui en est le vainqueur, mais c’est, sans conteste, la jeune navigatrice de 23 ans, Violette d’Orange qui a fait le buzz et restera finalement à jamais dans l’histoire ! 

                                                                    © Laurent BAYART

  • Réduire la voilure de Stan Thuret, récit, Robert Laffont, 2024.

LES PORTES NOUS OUVRENT LES CHEMINS Fermés…

         Qu’importe la porte qui se dresse comme une herse de châteaux devant nous, elle nous ouvre inexorablement les chemins fermés qui s’en vont en lacets dans la fuite du paysage. 

J’aime le vagabondage imaginé par ces portes qui sont posées sur nos murs comme des miroirs de glace sur lesquels patinent nos visages reclus. Elles cloisonnent nos maisons et font de nous des prisonniers de paillassons. Fuir par les fenêtres serait un parjure ! Ce sont les oiseaux qui s’en vont par les battants des croisées à la recherche d’une ivresse d’azur! 

Partir par une porte, c’est déjà une forme de noblesse de l’odyssée, une pérégrination qui s’affiche en majuscule, presque l’entame d’une aventure. Ouvrir le rideau rigide d’un battant ou d’une entrée pour s’éclipser…

Et tout au bout de l’horizon, aux confins du chemin, ouvrir une autre porte, celle dont la clef des champs est saupoudrée d’une poudre d’escampette magique.

Vivre, c’est s’en aller en passant par la douane d’une porte…

                                                                 © Laurent BAYART

                                                                     21 janvier 2025