LIVRE / LE COUREUR CYCLISTE FACON HARALAMBON.


C’est un nectar de petit livre cycliste, façon analyse et décorticage de la geste cycliste, venant d’un ancien coureur professionnel, modeste compétiteur mais philosophe, voire écrivain à l’écriture qui sait merveilleusement décrypter et raconter le quotidien ainsi que l’épopée du vélocipédiste contemporain.

Olivier Haralambon narre avec une maestria étonnante cette vie de sportif de haut niveau où il parvient à faire chanter les muscles atrophiés, à jouer du violoncelle avec les gouttes de sueur de ces «brutes épaisses » qui ne sont finalement que de fins stradivarius montés sur des vélos et qui s’en vont vers les sommets des concertos de l’exploit.  En fait, je le répète, vous ne voyez rien. Vous les croyez des brutes, ils sont délicats comme des danseuses, plus subtils que bien des écrivains. 

Pépites d’écriture qui raviront les adeptes de la petite reine et qui se retrouveront dans l’alchimie des douleurs et des courses cyclistes : On s’étonne de leurs silhouettes juchées sur l’incertitude de ces roues fines. Parlant de la pratique du dopage, quasiment inévitable si l’on veut aller très loin, il la justifie en précisant qu’ils ne pèchent le plus souvent « que par un trop ardent désir de s’unir à Dieu ». Rajoutant, pertinemment, que les coureurs les plus mal payés ne se dopent pas moins que les plus riches…

Difficile de résister à la poésie de cette écriture rédigée par un «forçat de la route » qui sait de quoi il parle car il mouline tout en écrivant, au cœur du peloton, avec le cambouis de son encre.

                                                                                @ Laurent BAYART

Le coureur et son ombre de Olivier Haralambon, Premier Parallèle, 2017.

ARTS PLASTIQUES / LA JOYEUSE PEINTURE EN MOUVEMENT DE PIERRE KOENIG A LA BIBLIOTHEQUE «L’ARBRE A LIRE » DE MUNDOLSHEIM.

photo de Marc Beckendorf


         Il y a de la générosité et de la chaleur dans la poésie picturale de Pierre Koenig qui nous présente ses toiles à l’acrylique sur des tableaux souvent montés sur châssis et aussi sur des panneaux en bois. Joyeusetés naïves en multiples colorations ludiques qui viennent égayer d’un bouquet de fraîcheur le visiteur et autre « lecteur » de la bibliothèque qui se déguise – durant tout un mois – en musée d’art moderne ! 

Peintre autodidacte, il se laisse guider par son « instinct » de création, nous confiant qu’il « rentre dans ses tableaux » afin de se confondre avec ses personnages guillerets et fantaisistes qui semblent faire de leurs mouvements une gracieuse chorégraphie. Pierre Koenig nous offre ses oeuvres comme des instants de récréation et de plénitude où ses silhouettes filiformes virevoltent dans un décor de dessin animé. La femme y est idéalisée avec ferveur et passion. Son inspiration se décline en de nombreux sujets tels que des Alsaciennes en goguette, des musiciens, des couples, des danseuses, des chevaux, des chats, des arbres…Imagination débridée qui chante l’extase et l’enchantement de la vie sous toutes ses palettes. 

Ajoutons à cela que l’artiste est également écrivain et éditeur, ainsi a t-il fait paraître de nombreux romans, nouvelles et récits qui lui permettent de poursuivre sur la feuille de papier ce qu’il n’a pas pu déposer sur le chevalet.

Une œuvre atypique et vivifiante qui fait chanter et danser les cimaises de la bibliothèque. Venez voir et écouter cette belle symphonie de couleurs et de formes qui semblent faire la fête !

                                                                                 @ Laurent BAYART

Harmonies & traditions,peintures à l’acrylique de Pierre Koenig, durant tout le mois d’avril 2019 à la bibliothèque municipale de Mundolsheim, 19 rue du Général De Gaulle. Vernissage de l’exposition, mardi 9 avril à 18h.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 69 / LES SILENCES DE LA FOULE DES PASSANTS …

Qui habite encore sa présence ? Aujourd’hui, les passants dans les villes ne sont plus que des silhouettes errantes qui pianotent sur la tablette de ces drôles de petits livres qu’on appelle IPhone ou Ipad…Les pages n’émettent plus de bruits lorsqu’on les tourne. Elles meublent le domaine du virtuel numérique. Nous assistons à d’inaudibles chuchotements dans ces bulles de cabines individuelles. Nos contemporains semblent avoir déserté le quotidien pour poser leur absence aux pieds des murs, des cloisons des halls de métro ou des ruelles des cités. Leurs yeux sont vissés sur de petits écrans où défilent images et sms. Dialogues de l’instant qui s’enfoncent dans le sable des connexions éphémères.

Seul au milieu de cette foule de zombis, je me demande comment on a pu en arriver là ? Eprouver de la solitude au milieu d’une foule d’individus qui s’ignorent complètement ? On en rirait presque si cela n’était pas finalement, tout simplement grotesque.

Voilà que j’aperçois même deux amoureux, côte à côte, qui s’échangent un mail laconique, leurs mains scotchées à leur (inséparable) portable au lieu de tenir celle de l’autre…Roméo et Juliette, Tristan et Yseut, Bonnie and Clyde ? Version message électronique. Le désert gagne du terrain…

S’échangent-ils un doux serment d’amour ? Une promesse de mariage ? Leur texto faisant foi. Celle qui –dit-on- sauve ? Un Like à la place d’un baiser ? On aura –décidément – tout vu ou presque, non ?

@ Laurent BAYART

LAURENT BAYART A L’EDITION 2019 DE LA FETE DU LIVRE DE MITTELHAUSBERGEN.

Et c’est reparti pour la 10ème édition de la Fête du livre et des auteurs de Mittelhausbergen ! De très nombreux auteurs viendront dédicacer leurs ouvrages dont Laurent Bayart qui sera présent « en chair et en papier » voire « en os » aussi, durant la journée du dimanche 24 mars prochain ! Il présentera ses nombreux ouvrages et notamment ses dernières réalisations. Venez lui faire un petit coucou amical !

  • 10ème Fête du Livre de Mittelhausbergen, le dimanche 24 mars 2019, présence de Laurent, de 10 à 18h, à l’Espace Sportif et Culturel, rue des Jardins à Mittelhausbergen.

LAURENT BAYART DANS LA REVUE ROUMAINE DU CENTRE « MIHAI EMINESCU » DE BARLAD.


Belle surprise que la publication de ce texte écrit en mars 2000 par Laurent Bayart, lors d’une soirée Eminescu organisée par l’Association Culturelle Roumaine à l’ARES à Strasbourg le 10 mars 2000. Voici que cet article publié par la revue « Arheu » du Centre Mihai Eminescu de Bârlad, en Roumanie, n’a pas pris une ride pour signifier l’amour du peuple roumain pour son Victor Hugo national. Un bonheur que de voir ce texte publié aujourd’hui, 19 ans plus tard. Un grand merci chaleureux à Adriana et Gabriel Penciu pour cette magistrale parution dans cette si belle revue roumaine.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 68/ LA LUMIERE COMME LA GRACE D’UN RENDEZ-VOUS…

@ photo de Némorin, alias Erik Vacquier

Après tant d’années, j’aime encore lever les yeux vers le ciel, y déchiffrer quelques sésames d’étincelles afin de poser des poussières d’étoiles sur mon quotidien. Les oiseaux comme des lettres de l’alphabet qui courent dans l’azur.  Quel brouhaha dans cette typographie ! Les nuages sont de gros points gris livrés à l’ivresse d’un grand charivari lorsque le vent a décidé de sortir son ventilateur. Les voilà qu’ils font l’école buissonnière avec leurs visages joufflus et leurs ventres rondelets. 

Me nourrir de ce soleil qui me rend si heureux jour après jour. Enchantement de cette lumière qui pose la fécondité de ses gains sur tous les pores de mon épiderme. Rester avec toi, à chercher Dieu dans l’ivresse de t’aimer et regarder nos ombres s’entremêler dans l’herbe et se perdre à l’horizon. 

Le bonheur est dans l’instant qui prend son temps. 

Dans la seconde qui s’invente des envies de ralenti et qui rend l’horloge muette.

Les aiguilles trotteuses et nos âmes sereines sont toujours à l’heure aux rendez-vous qui ne sont pas encore fixés dans l’agenda.

@ Laurent BAYART

REVUE / NOUVEAU SPORT ET VIE OU UN VIVIER D’INFOS QUI VOUS « MUSCLE » LES NEURONES.

Toujours à l’affût des précieuses infos, news et articles de fond distillés dans cette publication qui traite du sport et de la santé (comme son nom l’indique) d’une manière originale, didactique et souvent interactive, avec les courriers de ses lecteurs qui font avancer souvent certaines idées reçues sur l’un ou l’autre sujet scientifique. En mode vulgarisation qui permet à tout un chacun de comprendre un chouia les enjeux.

Toujours aussi passionnant, le numéro de février nous fait connaître un sport congolais, le nzango, inconnu du quidam, puis nous découvrons un article très intéressant Une expérience de physiologie amusante » qui (dé)montre que l’on peut passer en quelques mois du statut de parfait inactif à celui d’athlète ! Ahurissant. Tout cela en se tapant la course cycliste Race Across America (RAAM), s’agissant de relier le plus vite possible à vélo les deux côtes des Etats-Unis, soit 4850 kilomètres, douze Etats traversés et environ 50.000 mètres de dénivelés positifs…Les experts apprécieront ! L’idée étant de montrer qu’on pouvait entraîner un parfait sédentaire dans l’aventure et le faire participer avec succès. Et puis, on a froid dans le dos en pensant à cette effroyable aventure arrivée à un jeune rugbyman australien de 19 ans, suite à un pari stupide (comme on en a fait souvent dans notre jeunesse !), celui d’ingurgiter une limace…Il contractera une méningite foudroyante après 14 mois de coma pour mourir à l’âge de 28 ans, tétraplégique. Et pour finir dans l’imaginaire, entre poésie et boxe, on se délectera d’un article sur Arthur Cravan alias Fabian Avenarius Lloyd, jeune artiste provocateur qui voua une admiration sans borne à son oncle Oscar Wilde. Dandy-boxeur, était-il un dur ou un tocard ? Cet écrivain – qui fréquenta les milieux dadaïstes de l’époque – entra tout de même dans l’histoire en affrontant Jack Johnson (il prit une sacrée dérouillée !), créant tout de même un mythe autour de sa personne, parlant de la boxe comme d’un prolongement de la poésie ! Ce poète aux gants bourrés de boucles de femmes laissera derrière lui l’empreinte d’un destin hors du commun, d’autant qu’il disparut à jamais au Mexique d’une manière énigmatique…

                                                         @ Laurent BAYART

Sport et vie, numéro 172, janvier/février 2019. Bimestriel.

LAURENT DANS L’OPUS PRINTANIER DE FLORILEGE

Joli numéro aux couleurs printanières de cette cent soixante quatorzième livraison de la revue « Florilège » éditée par les Poètes de l’Amitié de Dijon. Laurent Bayart publie un nouvel article dans sa chronique « Entre nous doit dit » avec un texte sur la présence inopinée des portables dans les salles d’attente qui remplacent, peu à peu, les bons vieux magazines : « Salle d’attente ou êtes-vous trans-portable ? ». Notre poète a également rédigé une note de lecture sur le dernier compact-disc, anthologie musicale, d’Olivier Hoffmann. Enfin, une note de lecture signée Hervé Robert revient sur le dernier recueil de poésie de Laurent édité par Alcyone « Mot à mot ».

  • revue Florilège, numéro 174 de mars 2019. 19 allée du Mâconnais, 21000 Dijon.
  • aeropageblanchard@gmail.com

LIVRE / LES DANSEURS FOUS DE STRASBOURG

Après avoir été subjugué par le livre/sensation de Jean Teulé, Entrez dans la danse, je viens de dévorer ce livre essai et autre récit de John Waller Les danseurs fous de Strasbourg, une épidémie de transe collective en 1518, avec en couverture un détail de l’œuvre Bruegel le Jeune Pèlerinage des épileptiques de Moelenbeek, datant de 1592.

L’auteur, historien de la médecine et professeur à l’université du Michigan, revient sur cet incroyable « délire médiéval » que constitua cet épisode de transe spontanée, décrit à l’époque  par le médecin humaniste Paracelse. Cette frénésie de danse commença le 14 juillet 1518 avec cette femme, entrée dans la postérité (chorégraphique), Frau Troffea qui se mit à danser sans pouvoir s’arrêter et entraina dans sa « ronde » folle de nombreux strasbourgeois. Mais la chronique nous révèle que cette étrange chorémanies’étendit bien avant aussi en Rhénanie à sept reprises…On imputa ce phénomène à un parasite qui se développe sur les épis de seigle humide (l’ergot de seigle), hypothèse farfelue comme d’autres qui avaient été avancées. Imagination, misère, extrême pauvreté, état de délabrement physique et mysticisme religieux font entrer dans cette danse de mort, ode à Saint Guy dont une chapelle est dédiée aux malades sur les hauteurs de Saverne (la grotte de saint Vit) et que des charretées de pèlerins aux pieds fous se mirent à investir, à l’image d’un pèlerinage de Lourdes pour danseurs en déshérence…

L’auteur, avec une abondance documentaire, nous explique que tout cela n’est pas le fait du hasard mais n’est qu’une suite logique d’autres événements remarquables dont cette tarentelle que l’on dansait en Italie afin de guérir les morsures de la…tarentule, cette grosse araignée passée dans la postérité grâce à la danse !

Au final, l’auteur met cette chorémanie sur une situation de grave détresse psychologique, liée à la malnutrition et à des régimes faibles en minéraux susceptibles de perturber la production d’un neurotransmetteur comme la sérotonine. Et de conclure, d’une manière surprenante, que si ces ancestrales croyances sont devenues obsolètes, ces phénomènes se sont mués au XXI ième siècle,  dans une société contemporaine bien cartésienne où de jeunes danseurs – psychotropes aidant – se mettent à trépigner des pieds durant des nuits et des jours, lors de Rave party, Flashmob ou autre clubbing (boite de nuit)les sonos et les amplis ayant pris la place des peurs moyenâgeuses et du châtiment divin…

@ Laurent BAYART

Les danseurs fous de Strasbourg, une épidémie de transe collective en 1518 de John Waller,La Nuée Bleue, 2016.

LAURENT BAYART AU SALON DU LIVRE DE LA KRUTENAU


Laurent Bayart participera au 5ème Salon du livre de la Krutenau-Strasbourg. Il dédicacera ses derniers ouvrages et viendra à la rencontre de ses lecteurs.

  • le dimanche 3 mars 2019, de 10h à 18, au Centre Créatif et Artistique Les Bateliers, 3, rue Munch à Strasbourg.

Ecrivain/Poète