LECTURE MUSICALE A LA BIBLIOTHEQUE DE LAMPERTHEIM AVEC LAURENT BAYART/ dimanche 22 aout a 16h

Laurent Bayart présentera en avant-première et en exclusivité, en mode lecture musicale, son nouveau livre « Le monde distant de nos baisers perdus » en compagnie de son compère accordéoniste Fabien Christophel. Ambiance enjouée, saupoudrée d’humour, de tendresse et de poésie où il sera question de ce monde curieux et masqué dans lequel nous vivons désormais…en gestes barrières et en distanciation sociale. Le tout agrémenté d’une rasade de savon hydro-alcoolique ! Une séance de dédicace suivra ce petit rendez-vous chaleureux et convivial.

  • dimanche 22 août à 16h à la bibliothèque municipale de Lampertheim, ou dans la gloriette de la place, 1, place du Général de Gaulle, 67450 Lampertheim. entrée gratuite (plateau).

BONNE FETE A MARIE OU UNE ETOILE DE MER (MERE) DANS LES CIEUX.

Marie, un des plus beaux prénoms du monde et de l’histoire, et je profite de ce quinze août pour faire un coucou à ma fille…Marie ! Nous avions choisi, à l’époque ce prénom simple et beau, parce que nous écoutions en boucle la chanson éponyme de Mannick, parce que je me délectais de celle de Jean Humenry, Dame du rocher, parce que nous adorions tout simplement ce prénom si lumineux, porté par les étoiles et la grâce divine, parce qu’un jour, rencontrant Frère Roger à Taizé, il m’avait confié en me dévisageant (il lisait dans les yeux) que vous êtes un protestant…marial ! Parce que, parce que…Pourquoi faut-il toujours se justifier en ce monde ? Croire est une espérance qui porte notre regard au-delà de l’horizon, au-delà des jours qui passent et s’égrènent, au-delà de tout… 

L’étymologie de Marie viendrait de Myriam, signifiant « goutte de mer » et de merit qui voudrait dire aimée…

Moi, j’aime ce prénom par son extrême simplicité et le mystère qui s’y dégage, voilà tout et j’en profite aujourd’hui pour te souhaiter une belle fête, ma fille ! Que la Vierge te protège à jamais et t’offre la sérénité et l’amour infini de la mère de Jésus.

Le quinze août, un jour pas comme les autres lorsqu’on porte dans son cœur l’étoile (de mère) de cette femme bénie entre toutes les femmes…

Bonne fête à toi, tout simplement...

                                                      ©Laurent BAYART

                                                                                15 août 2021

LIVRE / EPOUSTOUFLANTE HISTOIRE DANS LE GRAND NORD CANADIEN.

         Issu de la communauté innue du grand nord canadien, Michel Jean nous offre un récit, original et poignant, qu’il tire de la vie de son arrière grand-mère (Kukum voulant dire « grand-mère » en langue innue) Almanda Siméon vivait sur les rives de Pekuakami, le majestueux lac Saint-Jean, au Québec. Narration qui sent les territoires infinis et les animaux sauvages des confins où la vie s’articule autour de la nature et des traditions ancestrales de chasse, comme en un rituel sacré : On pense que marcher, comme respirer, est ce qu’il y a de plus simple à faire. Après tout, il suffit de mettre un pied devant l’autre. Mais dans le bois, cela exige beaucoup d’adresse car le moindre bruit effraie le gibier. 

Plus loin, Les sapins parfumaient l’air (Des nuits sous la tente, cette odeur fraîche et épicée est une des choses qui me manquent le plus). Mais, l’inexorable marche en avant du monde et de sa modernité chamboule la vie paisible dans ces terres vierges, et même le langage, véhicule de toute culture, est mise à mal : La langue est menacée aujourd’hui, car pour bien parler l’innu-aimun il faut l’apprendre sur le territoire. De nos jours, les jeunes lui préfèrent le français que l’on enseigne à l’école. 

Belle écriture dans laquelle on fait référence à la nourriture des neiges qui n’est autre que le sirop d’érable…Mais, un jour les autochtones ne peuvent plus remonter la rivière pour rentrer chez eux :Notre rivière, sur laquelle dansaient des hommes armés de longues piques munies de crochets de métal…/…La Péribonka, étouffant sous le poids des troncs, vomissait la forêt dans le lac. 

Puis, ce fut l’arrivée des trains des hommes d’affaires américain à l’ambition vorace…La « civilisation » vient bousculer l’existence buissonnière. Et plus loin, le point final et de non-retour : Résidences délabrées, rues de terre battue où les jeunes traînaient tard les soirs d’été. L’alcool et la violence…

Les Indiens finiront finalement par être des étrangers à leurs propres terres. Les voleurs et agioteurs aux doigts crochus, tristes conquérants des mondes perdus, mettront k.o les indéracinables érables et autres épicéas…

                                                                        ©  Laurent BAYART

* Kukum de Michel Jean, éditions dépaysage, 2019.

CINEMA / HOMMAGE / UN SOLEIL S’EST ETEINT…Mort du cinéaste Marc Haaz : 8 mai 1988 – 30 juillet 2021

Photo de Jean-François Maillot.

Marc Haaz, né le 8 mai 1988 à Besançon, réside à Frotey-les-Vesoul, est scolarisé au collège Jean Macé, puis au lycée des Haberges. Ces enseignants remarquent son goût prononcé pour la culture : membre du Jury Jeune du Festival International des Cinémas d’Asie, organisateur de performances théâtrales et de combats à l’épée. 
Il poursuit ses études de cinéma à Metz et suit des cours d’arts dramatiques.
À partir de 2009, il travaille dans la production cinématographique et apparaît dans des séries télévisées sur Arte.

En 2010, il intègre officiellement le FICA. Ses compétences multiples et ses qualités exceptionnelles le conduisent à en devenir le directeur de la technique.
En 2012, il fonde OSPROD Studios.
En 2011 et 2012 deux de ses courts-métrages Night Shadows et La Note du Pianiste sont sélectionnés au Festival de Cannes au Short Film Corner.
En 2021, Métronome, son dernier court-métrage retient l’attention de plusieurs festivals internationaux.
Il doit distribuer John Denver Trending d’A. Roz Condez (Philippines), ainsi qu’Entre deux trains de Pierre Filmon, dont la sortie salle est prévue le 10 novembre 2021.

Très engagé dans le monde associatif : Rêves, Vesulium, FICA, Ecole de danse, … il est aussi organisateur de spectacles. 
Marc Haaz est un être solaire tant il a des qualités humaines, professionnelles, culturelles et une fidélité en amitié sans faille, C’est une perte incommensurable pour Vesoul, la Haute-Saone, le monde associatif et le monde du cinéma.

ci-joint, un petit extrait du livre « V’Asie à Vesoul ! » dans lequel, Marc dansait le rock’n roll dans le hall du Majestic, talent pluridisciplinaire, il manque déjà cruellement…

Et tout d’un coup, voilà qu’au détour d’une allée, deux Ficassiens se mettent à effectuer un pastiche de la Fièvre du samedi soir ou de Flashdance…A moins qu’il ne s’agisse d’une danse asiatique improvisée. Ce jeune (ou John) Travolta débridé n’est autre que Marc Haaz. Mais où sont les ombrelles, les éventails et les rubans chinois ? Quid des kimonos ? A moins que cela ne soit tout simplement qu’un rock’n roll endiablé ? En tout cas, bravo les artistes !

Laurent Bayart, V’Asie à Vesoul ! 2019.

 

UN ARTICLE SUR LE NOUVEAU LIVRE DE LAURENT BAYART

Chroniqueur au long cours certes, comme on peut le découvrir sur son site, généreux dans l’effort telle son âme de cycliste, volubile et gouleyant à la Rabelais, cet auteur de plus de soixante livres bondit et rebondit sans cesse, ne laissant jamais le lecteur tranquille, surprenant l’ami qui oserait esquisser une petite torpeur ou le complice qui effeuille distraitement les pages. 

Cela dit, le géniteur de ces baisers perdus et autres effleurements, déboussolé en notre monde qui devient si distant est un homme de coeur qui souffre avec nous dans cette liturgie de la dévastation. Il évoque à juste titre le très célèbre et regretté médecin, théologien, musicien et humaniste alsacien Albert Schweitzer, prix Nobel de la paix, son respect de la vie et la grâce de l’instant qui ont fait de nous des êtres majuscules sur le fil tendu de l’horizon…

Extrait d’un article de Claude Luezior publié sur le site de la revue e-littérature-net, 9 août 2021

http://e-litterature.net/publier3/spip.php?article1533

LE NOUVEAU LIVRE DE LAURENT BAYART : AU CŒUR BRULANT DE L’ACTUALITE.

Un livre brûlant d’actualité que l’écrivain a le bonheur de partager avec vous et qui paraît ces jours-ci ! Le monde distant de nos baisers perdus raconte, sous forme de brèves, en mode chroniques littéraires, la société dans laquelle nous sommes désormais astreints à vivre. Celle des masques, des gestes barrières et de la distanciation…Avec humour, dérision et beaucoup de tendresse, L’auteur raconte l’improbable quête d’amour et d’humanité, ce besoin de se retrouver dans l’ivresse des rencontres et des  rendez-vous incertains, lorsque les lèvres sont devenues aveugles et les visages muets… en ces temps pandémiques bien « compliqués ».

Merci à Nemorin, alias Erik Vacquier pour la superbe photo de couverture (qui raconte l’essentiel) en pleine page et à Daniel Cohen, responsable des éditions Orizons à Paris, pour sa confiance !

Le monde distant de nos baisers perdus et autres effleurements, chroniques, de Laurent Bayart, Editions Orizons à Paris, 185 pages, 19 Euros (+ 7 Euros de frais de port).

LIVRE / LA CULTURE FRANCAISE, RADEAU DE LA MEDUSE ?

    Belle réédition en ces temps d’appauvrissement culturel, que cet ouvrage brûlot et pamphlet de Gérard Blua qui signe et saigne une salutaire réédition augmentée, d’un ouvrage publié en 2003.  La culture française à la dérive constitue un remarquable et salutaire état des lieux d’une langue qui s’appauvrit et se réduit à la peau de chagrin des raccourcis en mode textos, sms et autres espérantos des mondes de l’Internet.

Chantre et troubadour de la langue française, notre Don Quichotte des lettres a bien du labeur avec nos moulins contemporains qui nous font tourner…en bourrique ! Il nous avoue avec tendresse et un zest de poésie que l’orthographe est l’habit des mots, un habit cousu de mille joyaux, n’en ôtez pas un seul. Les mots sont l’âme du verbe dont seules la diversité et la pluralité facilitent, simplifient l’expression de ma pensée. Quel vibrant plaidoyer pour un monde qui n’a pas sa langue…dans la poche !

Le livre foisonne d’exemples et de constats jusqu’à cette  fameuse et problématique écriture inclusive, née de la volonté de faire changer les mentalités de l’égalité homme/femme par le langage. Et là encore, si certaines améliorations pouvaient être salutaires et comprises – que la préfète ne soit plus seulement la femme du préfet -, comment en est-on arrivé à rendre illisible un texte ? et cela est devenu dans certains endroits obligatoires quoique contraire à l’avis de l’Académie Française qui, sur le sujet, y voit un «péril mortel » pour la langue française. 

Gérard Blua, en lanceur d’alerte (terme à la mode !) nous rappelle l’importance primordiale de notre langue, manière de défendre notre civilisation et notre identité culturelle, comme un précieux bagage à transmettre aux générations futures.

                                                                   © Laurent BAYART  

La culture française à la dérive, essai, de Gérard Blua, réédition augmentée, Editions Maïa, 2021.

BILLET D’HUMEUR / ACTE 179 / UN BESOIN DE REENCHANTER NOS VIES …

photo de némorin, alias Erik Vacquier.

          Il suffit de se laisser emporter par le souffle de l’indicible qui chuchote le cantique de l’invisible dans nos oreilles. Chercher le merveilleux dans l’apparence trompeuse du quotidien qui brouille nos existences. Des ange-gardiens y foisonnent et viennent nous effleurer de leur bienveillance venue des outre-mondes. Nous ne savions pas que nous ne sommes finalement pas seuls… L’humanité n’est jamais aussi belle que lorsque nous nous abandonnons à la dérive, sur la coque d’une feuille morte imaginaire qui court avec l’onde et le fluide des eaux vives, en son électricité liquide. Légèreté des instants enchantés. Et, voici que je devine plus que je n’aperçois quelques divines présence venant coudoyer ma peau, jusqu’à la caresser sans l’étreindre. Ombres fécondes qui racontent l’inépuisable puissance de la vie. 

Dieu ne cesse de nous envoyer ses messagers en oriflammes d’amour, dans le drapé de l’éphémère.

Il pose ainsi quelques cotillons d’éternité, histoire de nous offrir un avant-goût de la grande aventure qui nous attend, lorsqu’il sera temps de partir en voyage dans l’immense bulle lumineuse d’une étoile…

                                                                   © Laurent BAYART 

                                                       30 juillet 2021

CARNET ROSE / BIENVENUE A GUSTAVE !

Gustave, Petite luciole

Sortie de la grande nuit

Viens nous enchanter

De tes petits gazouillis

Dont on entendait déjà

Le chuchotis à travers

La fine cloison du ventre

De ta maman

Les voix que tu percevais

Durant des mois

Se sont transformées en visages

Pour venir tracer des sourires complices devant toi

Les bras se sont levés pour te prendre

Et t’étreindre comme en un couffin

Quel bonheur de faire enfin ta connaissance !

Comment vas-tu Gustave ?

Elle était bien ta boite-box

Dans laquelle tu as grandi durant tout ce temps

Avant de te présenter à nous ?

Il te plaît ton prénom ?

– Eh, dis donc, ils sont tous sympas

Les membres de ma famille !

Réunis autour de moi

Pour notre première rencontre

Comme un collier de perles

De minois bien sympas

Bonjour maman !

Coucou papa !

Salut Frérot !

Je crois qu’on va bien s’amuser en duo

On va tous apprendre à s’aimer désormais

A s’apprivoiser

Mais ça a déjà bien commencé !

Dis Alphonse, tu me prêtes ton train ?

Moi, je te donnerais un peu de lait en rab

En échange !

Ca te va ?

Maman en a encore plein

Dans sa buvette

Viens frangin, on va trinquer

Avec un bon coup de blanc

Après tout

Y’a pas que les adultes

Pour s’improviser un apéro !

La vie va être super belle

Tous ensemble…

Moi, je m’appelle Gustave !

                                                             Laurent BAYART, dit Papilo

                                                                     17 juillet 2021

LITTERATURE ASIATIQUE / LES ANNEES DOUCES OU LA SACOCHE DU PROFESSEUR.

          Encore une belle découverte asiatique aux éditions Picquier – qui décidément regorgent de petites merveilles littéraires – en lisant le roman d’Hiromi Kawakami, romancière et essayiste japonaise, l’un des écrivains les plus populaires en son pays. Une véritable pépite dont on dit qu’elle a su s’imposer dans le monde littéraire japonais par la tonalité très particulière de son style, à la fois simple et subtil. 

Cet ouvrage joliment intitulé Les années douces raconte avec finesse et intelligence les rencontres improbables d’une jeune femme avec son vieux professeur de littérature, septuagénaire et veuf,  dont le théâtre se situe dans un café sous le talisman de l’emblématique saké…Cela pourrait être un récit sulfureux mais Hiromi Kawakami le pétrit de grâce et d’une incroyable tendresse qui illumine cette narration d’une dizaine de textes comme des récits à part. Parcours se transformant en inexorable passion amoureuse qui ne dit pas vraiment son nom…sans jamais tomber dans le trivial de la vulgarité.

On se délecte, au fil de la lecture, comme dans La cueillette des champignons où la femme du vieux professeur déguste un champignon hilarant…Le médecin m’a appris avec nonchalance qu’une fois que le poison s’était infiltré dans le sang, les soins n’étaient pas d’une grande efficacité, pour ne pas dire pratiquement inopérants.Plus avant :…et tout en regardant de travers ma femme qui riait de son côté dans le living, j’ai infusé du thé très fort. Elle a avalé son thé en riant, moi, j’ai bu dans la colère. 

On évoque aussi l’expression tashô no en qui signifie plusieurs vies, vivre en se réincarnant dont l’origine se situe dans la pensée bouddhiste, selon laquelle tous les êtres vivants se réincarnent plusieurs fois.

Le maître, vieux professeur, disparaîtra et laissera à la jeune femme sa serviette comme un petit héritage de tendresse. Et Tsukiko  d’implorer à l’absent :Je voudrais tant vous revoir. Vous voulez bien n’est-ce pas ? D’en haut le maître me répond. Oui, un jour, sans faute.

Le vide de l’absence remplit le cœur et l’âme de la jeune femme. Sublime écriture qui, elle aussi, ne meurt pas…

                                                                  © Laurent BAYART

* Les années douces, roman traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu, de KAWAKAMI Hiromi, éditions Philippe Picquier, 2003.

Ecrivain/Poète