« Nul n’est prophète en son pays » dit-on parfois, pas forcément ! Car LAURENT BAYART était à l’honneur, en tant qu’écrivain et organisateur de lectures musicales régulières à la bibliothèque de Mundolsheim, lors de l’emblématique et traditionnelle cérémonie « Des voeux du Maire ». Evénement qui s’est déroulé le vendredi 6 janvier dernier. Un bel hommage et beaucoup d’émotion et de gratitude pour l’écrivain/poète !
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LAISSEZ UN MESSAGE ET JE VOUS REPONDRAI…

Hier, j’ai passé trois coups de fil et suis tombé…trois fois sur le répondeur de mes interlocuteurs. Cela me fit une bien curieuse impression, moi qui avais envie de causer avec ces personnes qui me sont chères (chair !). Je me suis heurté à un mur virtuel. Des voix amies et connues qui m’ont signifié leur absence momentanée. Alors, j’ai « écrit » avec ma voix un petit message sonore, afin de signifier mon éphémère présence sur le fil téléphonique (Même, s’il n’existe plus à l’ère des satellites ! mais bon…) et mes velléités de communication.
Le monde se délite lentement peut-être ? Qui sait ? Les portables devenus insupportables parce-ce que omniprésents dans nos existences. Un appendice électronique comme une boite « à tout faire ».
Le soir, une seule personne me répondit. Mais, las, je n’étais pas assez rapide pour décrocher. Oups.
Mon interlocuteur me laissa un message sur ma boite vocale.
J’étais sans voix.
Mon répondeur ricanait…
© Laurent BAYART
9 janvier 2023
LAURENT BAYART DANS LE FONDS DES ECRIVAINS DU GRAND EST.
66 fonds encore sous droits, dont 12 auteurs toujours en vie, dont l’écrivain Laurent Bayart (48 ème année d’écriture). Une immense fierté de figurer dans ce fonds littéraire du Grand-Est ! Celui-ci se situe à la prestigieuse Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg. Une des plus importantes d’Europe.
Interbibly est une association professionnelle régionale de coopération entre les acteur du livre, de la documentation et du Patrimoine écrit en Grand Est. Chaque région dispose d’une structure similaire, dont le but est de conduire des actions en faveur de l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre (auteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques…). Interbibly est le centre de ressources pour la vie littéraire et le patrimoine écrit en Grand Est. Ses buts : Faire (mieux) connaître les auteurs régionaux auprès du grand public comme du public académique et valoriser le Grand Est comme territoire de création littéraire passée, présente et future.
UN JOUR DE JANVIER DANS MON JARDIN POTAGER…

Ivresse du labeur hivernal dans mon jardin potager. Travailler le 3 janvier, et besogner la terre qui chante étrangement au diapason de mes muscles, constitue une surprise de taille (haie) ! Étrange printemps qui vient jeter ses graines de douceur, avec un soleil qui rayonne comme un pinson sur une branche. Ou bien s’agit-il d’une hirondelle qui invente son propre printemps, faisant (déjà) fi d’un calendrier trompeur ? Je bêche et fais chanter ma terre qui m’offre un rendez-vous impromptu. Ce jour de janvier, je vois même, les yeux écarquillés, un papillon, les ailes en quadrichromie, esquisser des arabesques dans le ciel. Du jamais vu ! Des perce-neiges montrent leurs museaux de fleurs blanches. Je suis abasourdi. Knout out debout.
Aujourd’hui, le monde a la tête à l’envers. Ma fourche-bêche est un stradivarius qui joue sur les partition des mottes de terre.
J’aime le printemps lorsqu’il arrive à l’improviste dans mon jardin.
Mes salades dressent leurs oreilles, elles aussi, vaguement goguenardes.
Ma bêche représente un thermomètre qui affiche la température de la glèbe. Le malade va-t-il s’en sortir ? semble me demander un merle qui a endossé la blouse blanche de l’infirmière. A moins que cela soit une fauvette ?
Le printemps a mis le tapis du jardin en accordéon…
© Laurent BAYART
4 janvier 2023
LES CHIFFRES 2022 DE MON SITE.
Belle fréquentation de mon site d’écrivain en 2022, avec 5.004 connexions (4.192 en 2021), soit une augmentation de 11,80% l’année dernière. Merci de venir fréquenter régulièrement et « feuilleter » mes pages électroniques et n’hésitez pas à vous abonner à ma newletter. Vous recevrez ainsi de mes nouvelles sur votre boîte…mail ! Ce site est pour vous ; une cabane à création et à livres où se trouvent 860 articles originaux, 282 commentaires et 58 pages…Merci de l’enrichir régulièrement de votre présence et de vos visites !
www.laurent-bayart.fr
PETIT, QUE VOIS-TU DONC VENIR AU BOUT DE TES YEUX TENDUS VERS L’HORIZON.
Que disent les pythies et les prophètes des lendemains ? L’année change les chiffres du grand boulier, mais le monde reste balayé par les tempêtes et les rapaces qui zèbrent le ciel de leurs lourdes menaces. Le monde sera-t-il plus beau, plus serein, plus apaisé à l’aune de la nouvelle année ? Ne le laissons pas aux urubus ! Nous voudrions tant l’apaisement de l’amour et la félicité de cette sagesse et autre plénitude dont l’être humain manque cruellement. Une humanité comme un ruisselet qui coulerait dans la béatitude des jours (enfin) heureux. Retrouver le goût de l’essentiel pour aller vers cet Eden de paix et de béatitude. Petit, que vois-tu donc se profiler sous les pages/éphémérides du calendrier qui s’ouvrent en accordéon de papier sous tes yeux ? Nous avons tant besoin d’une planète où les armes ne seraient plus que des allumettes grillées, leur tête de soufre-douleur cramée…
Enfant des destinées de demain, que vois-tu donc venir à l’horizon ?
Il faudra que le monde soit plus beau car nous avons encore tant de belles choses à bâtir ensemble ! Il suffirait de l’imaginer un peu meilleur pour que la courbe d’un sourire se glisse sur les visages tourmentés.
Ça s’appelle tout simplement l’espoir, et les enfants en sont les plus fidèles messagers.
Eux seuls sont capables de mettre des soleils au bout de leurs pupilles.
© Laurent BAYART
28 décembre 2022
LES MOTS S’ENVOLENT A LA BIBLIOTHEQUE.

Je me rappelle les avoir un instant sorti de mes livres, tels des perruches, des moineaux, des colibris ou des mésanges. Prendre le grand air dans les jardins ou sur les cimaises de la bibliothèque, au son de l’accordéon. C’était hier, c’est déjà demain. Le temps passe et file mais l’enchantement demeure. Les mots apprivoisés ont pris leur envol, en poudre d’escampette, comme des papillons de papier. Rythme impromptu et musique en tourbillon qui me fait vibrer dans le partage des connivences. Je me trouve dans l’incandescence de l’écriture, au diapason de la création. Les verbes se glissent dans mes paroles pour aller vers l’autre, vers l’enchantement de la rencontre et de sa genèse. J’aime tant m’acoquiner avec les mots.
Je me rappelle qu’ils se sont extirpés un instant de mes livres, mais lorsque la soirée s’est terminée, comme de fidèles rapaces, ils sont revenus habiter et réenchanter les feuillets des quelques volumes que j’avais pris dans les mains.
Puis, le dernier morceau de musique échappé de l’accordéon, les mots ont remis -eux-mêmes – leur point final. Et, les ouvrages sont redevenus des volières qui se sont rangées dans les rayonnages de la bibliothèque.
Le silence est tombé doucement, telle la plume d’un oiseau qui se pose par terre ou plutôt sur la clef de sol…
Je me rappelle les avoir un instant sortis de mes livres…
© Laurent BAYART
26 décembre 2022
BELLES FETES ET EN MARCHE VERS L’ANNEE 2023 !
Moi, j’aime m’égarer dans la rencontre avec l’autre. Un sourire échangé, une parole et le monde devient plus beau.
Marcher ensemble dans la même direction, pour retrouver le goût de l’essentiel dans l’âme, c’est vivre de l’intensité et la jubilation d’avancer.
Chaque pas est un miracle sur le chemin.
Extrait, © Laurent Bayart
LAURENT BAYART DANS LE NUMERO D’HIVER DE FLORILEGE.
Laurent Bayart assure sa chronique trimestrielle dans la très belle revue bourguignonne Florilège, l’une des plus anciennes de France. Dans son billet « Entre nous soit dit », il nous confie que : « C’est dans le silence que je me raconte l’instant ». Texte intimiste et humaniste dans lequel il écrit -entre autre – : « Retrouver le goût de l’essentiel pour s’installer dans la lumière de l’instant. C’est vivre intensément en savourant la seconde qui s’égoutte dans l’horloge. Ruisselet, elle rejoindra l’océan des étoiles avec toutes les autres lucioles qui sont parties dans le grand silence.
- Revue Florilège, 189/ décembre 2022, 19, allée du Mâconnais, 21000 Dijon.
- aeropageblanchard@gmail.com
LES MOULINS A VENT M’EMPORTENT DANS LE CIEL…
Moi, j’aime ferrailler et jouter avec les ailes des moulins à vent. D’impressionnants géants s’élèvent et moulinent avec leurs estocs dans mon ciel, celui de Castille ou tout simplement d’Alsace ? Je suis dans l’ivresse de ces vieilles utopies qui nous font marcher sur l’eau et frétiller dans les nuées. Les nuages tournent autour de moi, comme des anges protecteurs. Je suis le chevalier Bayart de la Manche en quête des impossibles ordalies de l’existence pour un monde meilleur…Mais les ailes des moulins brassent des incendies et les flammes jouent de l’arpège dans l’actualité quotidienne qui chante l’apocalypse. Je voudrais être un Père Noël, Don Quichotte et retrouver le monde de la chevalerie et de l’essentiel. Les troubadours et autres ménestrels, tels des rois mages de l’Amour courtois des temps jadis. Je suis en mal de justice et le monde se trouve -hélas – truffé de moulins, mastodontes nucléaires qui nous menacent constamment de leurs yeux noirs, en nous faisant louper les rendez-vous du bonheur. Nous étions faits pour vivre libres, nous étions faits pour vivre heureux…scandait Aragon.
Un jour, peut-être un moulin tombera sous ma rapière ?
Qui sait, les poètes sont peut-être les derniers chevaliers, échappés d’un monde aujourd’hui disparu ?
Et déposer une crèche, telle une promesse d’espérance, sous le sapin d’un moulin.
© Laurent BAYART
16 décembre 2022







