L’AMOUR ESPERE TOUT ET NOUS EMPORTERA DANS SON MAELSTROM DE TENDRESSE…

photo de Némorin, alias Erik Vacquier

                                                             

A Mathilde et Maxime,

         Que seraient nos vies, en cette période de turbulences et de sécheresse intérieure, si nous n’avions pas l’amour ? La barbarie et la violence ne représentent que de lilliputiennes larmes dans l’océan, devant l’incommensurable puissance de ce fleuve qui renverse tout sur son passage.  Amour (un nom de cours d’eau) à soulever les montagnes et les mers. Fétus de paille, nous sommes faits pour le grand et immense embrasement qui vient brûler nos âmes et dévorer nos cœurs pour aller vers l’autre. Me revient cette lettre de Saint Paul à l’adresse des Corinthiens qui résonne comme un cantique dans le tabernacle du cosmos : J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne sert à rien…

On devrait faire apprendre ce texte fondamental et essentiel aux écoliers mais aussi et surtout à tous ceux qui vont se marier. 

C’est le code civil de l’essentiel qui ne peut être gravé que dans le marbre de nos destinées.

Ne jamais oublier que Dieu et ses anges gardiens n’arrêtent pas de nous faire comprendre, dans le chuchotement et le non-dit de la prière, que l’amour ne passera jamais et restera comme une voix qui résonne encore, longtemps après notre disparition qu’on appelle pudiquement la mort… Vibrations de l’infini posées sur l’absence.

Aimer le plus beau verbe de notre vocabulaire qui pose son infinitif sur la conjugaison de nos existences.

                                           © Laurent BAYART

                                          25 avril 2022

LIVRE / LE MONDE SELON KIM JONG-UN OU QUI EST ROCKETMAN ?

          Ce livre, rédigé sous forme « d’enquête exceptionnelle » menée sur la Corée du Nord qui suscite phantasmes et interrogations, est publié par Juliette Morillot et Dorian Malovic, spécialistes de la péninsule coréenne. Ce pays (au relief essentiellement montagneux) défraie régulièrement la chronique avec ses tirs répétés de missiles et ses essais sous forme de provocations à l’adresse de la communauté internationale. Les auteurs rappellent cette haine viscérale de l’Amérique qui date de la guerre de Corée (1950-1953). On nous précise que 900.000 tonnes de bombes ont été larguées durant ce conflit, soit deux fois plus que durant la Seconde Guerre Mondiale. Dont acte. Ceci pour expliquer cela… Kim Jong-Un ayant fait, à son arrivée au pouvoir, le serment d’améliorer la vie de son peuple en lançant des réformes économiques, financières, industrielles et agricoles. On se souvient qu’au début des années 2000, une effroyable et surréaliste famine sévissait : un étrange silence régnait dans les campagnes…/Tous les animaux du pays ont été mangés. Les rats, les souris, les oiseaux, les insectes…Aujourd’hui, on prône les vertus nutritives de plusieurs variétés d’algues, représentant un enjeu stratégique alimentaire. Kim Jong-Un veut développer aussi le pays à la vitesse d’un cheval parcourant 10. 000 li par jour, une expression initiée par lui, en référence au cheval mythique Chollima qui, lui, parcourait   1 000 li en une journée. 

Outre des arsenaux nucléaires considérables, ce pays possède aussi (et ça, on le sait moins) une cyber-armée secrète forte de plus de 10.000 Hackers. De quoi donner des frissons aux ordinateurs de la planète…

Un ouvrage instructif et intéressant, même si les auteurs, qui avaient prédits un cataclysme nucléaire avec l’arrivée de Donald Trump, se sont largement trompés, l’ancien président ayant même réussi à apaiser les tensions et à rencontrer plusieurs fois « Rocketman »…Mais ça, c’est déjà de l’histoire ancienne. Tout le monde peut se « trumper »…

                                                                       © Laurent BAYART

Le monde selon Kim Jong-Un, Guerre ou paix ? de Juliette Morillot et Dorian Malovic, Robert Laffont, 2018.

LECTURE MUSICALE A L’EGLISE PROTESTANTE DE MUNDOLSHEIM.

J’aurai le plaisir de proposer une lecture musicale et de présenter quelques-uns de mes ouvrages le samedi 30 avril prochain à 16h, à l’église protestante de Mundolsheim. Je serai accompagné par mon ami et complice accordéoniste Fabien Christophel. Le week-end sera consacré aux photographies de Baladia Abdellali que je remercie de m’avoir invité. De nombreuses animations seront prévues durant ces deux jours intenses et riches.

  • samedi 30 avril 2022 à 16h à l’église protestante de Mundolsheim, entrée libre.

QUAND LES HOMMES VIVRONT D’AMOUR, IL N’Y AURA PLUS DE MISERE…

photo de Nemorin, alias Erik Vacquier.

Il va falloir retrouver le sens de l’essentiel, faire fi du vagabondage des gâchettes et des canons, de cette fuite en avant (vraiment ?) qui pose un monocle noir sur l’œil rouge du soleil. Le bruit des armes et celui des larmes résonne comme des culasses d’orgues de Staline. Le monde se réveille avec une immense gueule de bois. Nous ne voulions pas l’apocalypse pour nos enfants, le réchauffement climatique des arsenaux nucléaires et tutti quanti.  Le printemps et ses hirondelles sont en mal de lendemains qui chantent. Je t’aime, mon amour. Les temps sont à la réconciliation des jours arrachés et à recoudre nos blessures sur le tissu des cicatrices. Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère, les soldats seront troubadours et nous, nous serons morts, mon frère…chantait le chantre de l’Isle d’Orléans, Félix Leclerc, mais aussi Gilles Vigneault et Robert Charlebois, sur des paroles sublimes du Québécois Raymond Lévesque.

Il est grand temps que les prédictions des poètes se réalisent enfin…

Les entendre, mieux, les écouter ! Et glisser dans l’amour afin que l’éternité nous apprivoise de ses tendres baisers.

Le temps d’une chanson qui ressemblerait à un hymne national ou plutôt… universel.

                                               © Laurent BAYART

                                                                       16 avril 2022

LIVRE / UN PETIT CHEF D’ŒUVRE QUI NOUS VIENT DU TATARSTAN.

          C’est un livre fleuve à l’image de l’Angara qui coule aux confins de la Sibérie, écrit par une (jeune) auteure née à Kazan au Tatarstan en Russie (non loin de Tambov) : Gouzel Iakhina. Nous sommes en 1930 et elle nous raconte la vie de Zouleikha, mariée à quinze ans à un homme (Mourtaza qui mourra assassiné) bien plus âgée qu’elle et soumise comme une esclave. Arrive ce qu’on appelle la « dékoulakisation » menée par Staline (koulak : riche propriétaire paysan), c’est-à-dire la déportation en Sibérie, d’abord, dans des wagons puis en péniche (qui finalement coulera)…Interminable voyage dans les confins durant lesquels beaucoup périront. Cela fait longtemps déjà qu’il a remarqué que les gens meurent pendant les arrêts. Peut-être que les roues, avec leur roulement bruyant, éperonnent les cœurs fatigués ; que le balancement des wagons apaise. 

Rondement menée, la narration nous entraîne dans ce grand charivari humain où l’homme ne constitue qu’un fétu de paille face aux grands bouleversements et aux totalitarismes, les terres étant « réquisitionnées », les biens et les céréales volés comme des « impôts alimentaires » par la « horde rouge ». L’histoire sort ainsi son rouleau compresseur et lamine ses propres enfants. Ainsi, la gare de Kazan est, pour toute la Russie, une fenêtre vers la Sibérie…en vue de l’établissement d’une colonie perdue dans les limbes du vaste empire soviet. 

Dans ce récit « fleuve », Zouleikha rencontrera sa destinée par le biais de personnages qui marqueront le récit, tel le commandant Ivan Ignatov, mais aussi le médecin humaniste Wolf Karlovitch dit Leibe,  Kouznets ou sa belle-mère, la Goule, effroyable statue de commandeur…

Zouleikha élèvera un enfant chétif qu’elle sauvera du chaos et du hachoir humain : Youssouf. Pour le reste, les dernières pages, passionnantes, révèleront les clefs d’une destinée à facettes où les personnages ouvriront les portes de mystères que nous n’avions même pas imaginés…

Tout simplement, un petit chef d’œuvre.

Laurent BAYART

Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina, traduit du russe par Maud Mabillard, Les Editions Noir sur Blanc, 2017.

POSER UN LAPIN COMME GLISSER UN LUTIN OU UNE FEE SUR LA GRISAILLE DE NOTRE QUOTIDIEN…

avec la complicité d’Alphonse…

         

Réinventer un peu de magie à l’occasion des fêtes pascales. Une résurrection pour raviver les flammes de notre ferveur. Croire en des jours enchantés où nous pourrions regarder plus haut. Le ciel étant une étoile en cacao. Les enfants sont les grands prêtres de nos souvenirs de demain…lorsque nous courions dans les jardins et fouillions les herbes folles à la quête de lapins et d’œufs en chocolat. Le potager de jadis regorgeait alors de mirifiques cacaoyers qui venaient titiller nos estomacs et aussi nos foies…qui se confondent avec foi. Singulier homonyme en malices de plaisirs et en papillotes de gourmandises. Dessiner un lapin aux étincelantes pupilles pour nous faire encore rêver…

Les enfants sont des prestidigitateurs. Leurs doigts s’appliquent à mettre des étincelles de joie sur les pages de notre quotidien.

Sans eux, il n’existerait ni lutins ni fées pour nous faire croire en l’impossible.

                                                               © Laurent BAYART

                                                                      12 avril 2022

LECTURE MUSICALE DE LAURENT BAYART A PREUSCHDORF

Photo de Marc Meinau

Nouvelle échappée littéraire et musicale de Laurent Bayart qui sera à la bibliothèque municipale de Preuschdorf le vendredi 29 avril prochain à 20h30. Il présentera des extraits de ses derniers ouvrages dont « Voyage en Périgord » et « Le monde distant de nos baisers perdus » et d’autres joyeusetés encore ! Le troubadour sera accompagné par sa complice accordéoniste Jeanine Kreiss.

  • vendredi 29 avril 2022 à 20h30 à la bibliothèque municipale de Preuschdorf (entrée gratuite, plateau).

LIVRE / L’EMEUTE OU SOUS LES PAVES LA… PAGE, FACON CLAUDE LUEZIOR.

         Claude Luezior, écrivain fribourgeois, nous propose, avec son nouvel opus littéraire, une joyeuseté en mode sédition et autre révolution, battant le pavé où se trouve la plage ! Cet hyperactif, et parfois déjanté, est à la fois homme de plume, neurologue, professeur de médecine à l’université et père de quatre fils…Nous voilà prévenus ! 

Avec un humour décapant (à faire glousser les barricades !), il nous dresse –judicieusement – l’inventaire du parfait émeutier : trois douzaines de mégaphones (avec des piles neuves achetées sur la caissette du patron) en rajoutant (espiègle et casse-tête) une guillotine en carton-pâte, juste pour rappeler au Roi qu’on a de la mémoire.Des gardes mobiles sont alignés prêts à en découdre avec les agitateurs de macadam, tandis que se diluent aquarelles et lavis : désormais s’escriment les couteaux. Les ambulances pimponnent, emmenant avec eux les borgnes et autres « gueules cassées ». Cela castagne sous l’air des lampions ! Serait-ce le Grand Soir annoncé ? 

Dans cet embrouillamini de slogans et de tintamarre, Claude Luezior, en garde suisse, le stylo dressé comme une javeline, observe ces défilés carnavalesques. La révolte a encore de beaux jours devant elle, mais à l’instar d’un Paris-Roubaix, encore faut-il que les cantonniers laissent les pavés sur la chaussée !

Autrement dit, à la manière luezorienne et en mode littéraire : Sous les pavés, la…page !

                                                             Laurent BAYART

EMEUTES, VOL AU-DESSUS D’UN NID DE PAVES de Claude Luezior, Cactus Inébranlable éditions.

AVIS AUX MEDIATHEQUES, BIBLIOTHEQUES ET AUTRES

Photo de Marc Meinau

N’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés, pour votre médiathèque, bibliothèque ou autres, pour une lecture musicale avec mes amis musiciens pour l’année 2022. L’animation est gratuite et présente des extraits de mes derniers ouvrages. Bonne humeur et dépaysement garantis. Voyages en littérature et en notes de musique cool et relaxe !

  • Vous pouvez me contacter par message, je vous répondrai et nous viendrons avec plaisir, selon nos disponibilités.

RESTER UN ENFANT POUR TOUJOURS OU LORSQUE LE TEMPS S’ARRETE A JAMAIS…

          Nous sommes des vagabonds à ne plus savoir où poser nos pieds dans une existence qui file décidément bien trop vite. Et parfois, le temps s’arrête bizarrement, comme si quelques photos jouaient de la bossa nova pour une étrange saudade qui pose des étoiles dans nos yeux. Cela devait être en 1964 à Briançon, dans le sanatorium appelé Rhône Azur, un petit garçon chétif attendait cette visite qui est restée gravée en lui dans son éternité. Elisabeth Klaenschi, dite tante Lumière, est venue me voir un jour de luminosité gravée à jamais dans le cœur de cet enfant qui –finalement – s’est contenté de vieillir mais n’a jamais grandi… Même si aujourd‘hui, je devais être frappé d’amnésie, je me souviendrais encore et toujours de cette journée enchantée. Un jour de soleil comme il n’en existe plus aujourd’hui. Mon ange gardien à qui je parle (presque) tous les jours m’accompagne à l’image de cette visite en ce sanatorium. Comment dire ou exprimer l’ineffable ? 

Cette petite femme, telle une fée ou une ondine, que des amis un peu shamans ont aperçu et m’ont décrite dans les lisières des mondes invisibles. C’était elle ! C’était toi ?

Je le sais car l’âme ne connait pas le mensonge et ne peut jamais se tromper.

C’était un jour  de 1965. Je suis resté scotché dans cette éphéméride avec toi, tante Lumière…

Un petit garçon qui croit toujours aux contes de fée…C’était un jour de luminosité, perdu dans le temps, mais ces quelques rayons lui réchauffent encore le cœur…

                                                                           © Laurent BAYART

                                                                                   3 avril 2022

Ecrivain/Poète