C’est un récit/témoignage plein de bonnes énergies qui va à contre-courant de cette dynamique pessimiste du moment. Un livre qui parle de son parcours en dénivelés tout au long de son existence et de sa rencontre avec l’invisible et autres anges gardiens qui illuminent sa vie. Laurent nous offre un livre de souvenirs et de confidences, un peu comme une prière que l’on rédigerait – telle une scarification – sur un banc de bois, dans un quai de gare et que l’on abandonnerait à la discrétion du vent. L’écrivain raconte sa foi et son attachement aux ombres fécondes qui l’ont toujours accompagné tout au long des aléas de la vie…Le monde n’est jamais aussi beau que quand on l’aime ! constitue un époustouflant chant d’espoir et une bouffée d’espérance à l’adresse de nos contemporains ! Un hommage aussi aux enfants et petits enfants qui construiront le monde de demain…
La préface est signée par l’auteur-compositeur Jean Humenry. La photo de couverture est de Némorin, alias Erik Vacquier.
Prix : 20 Euros port compris, 102 pages aux Editions Orizons.
Non, détrompez-vous, ce ne sont pas les hirondelles, comme on le clame à cor et à cri, qui annoncent la venue du printemps mais bel et bien les cigognes qui viennent craqueter sur les toits en fête des maisons. Les magnolias proposent leurs couleurs de kermesse, rose et blanche, sur leur porte-manteau éphémère, vasque en forme d’arbre qui s’évase vers le ciel que les nuages remplissent de leur eau…baptismale.
L’oiseau, grand échassier, se tient comme un point d’exclamation sur les faitières et semblent observer, goguenard, l’horizon.
Que vois-tu donc bien venir, sœur Anne, ma sœur Anne ?
Le printemps ? Mais aussi une bouffée d’espérance pour égayer le cœur des hommes. Qui sait ?
Proposera-t-elle le bretzel d’un peu de douceur et de tendresse ? Un nouveau-né dans leur besace ? Les tuiles devenant carrelage de nurserie?
Une hirondelle jalouse fait office de sage-femme. La cigogne, quant à elle, accouche du printemps…et dans la chambre de l’élue, un bouquet de magnolia annonce la naissance de cette saison si attendue, à l’image d’une (re) naissance…
Laurent Bayart sera présent, l’après-midi du samedi 25 mars prochain, au salon du livre « Schiltibook » de Schiltigheim sur le stand des éditions du Tourneciel d’Albert Strickler. Il présentera et dédicacera son dernier livre « Voyage en Périgord » réalisé avec le photographe Alain Tigoulet.
Samedi 25 mars 2023, à partir de 14h, Halles du Scilt, 15b, rue principale à Schiltigheim.
Publication printanière avec ce superbe numéro d’une des plus anciennes publications littéraires et artistiques de l’hexagone dans laquelle j’ai l’honneur de participer avec ma chronique « Entre nous soit dit ». Dans celle-ci, je reviens sur mes (déjà !) quarante-huit années d’écriture avec ce « puits comme un trou ou un point par lequel je remonte les mots à la Lumière ». Plus loin, je me demande : « L’eau du puits s’est-elle tarie ? Remonter le verbe qui flotte au fond de ce trou si précieux et s’apercevoir que cette eau s’avère inépuisable, car un mince filet d’océan coule au fond de moi. » Bref, après tant et tant d’années, j’ai toujours encore soif !
revue Florilège numéro 190, mars 2023, 19, allée du Mâconnais, 21000 Dijon.
Laurent Bayart présentera ses derniers ouvrages, lors du 8ème Salon du livre de la Krutenau qui aura lieu ce dimanche 12 mars. Rendez-vous important et incontournable, les places étant limitées et les auteurs sélectionnés pour cette rencontre privilégiée avec le public, l’écrivain saltimbanque sera heureux de vous dédicacer ses derniers opus. Vous pourrez le rencontrer dans la salle Klimt.
Dimanche 12 mars 2023, salon du livre de la Krutenau, Les Bateliers, 3 rue Munch, 67000 Strasbourg, de 10 à 18h (salle Klimt).
Nous partirons pour les lointains dans l’ivresse de tous nos vagabondages, arpenter routes et sentes, écumer les voies ferrées et sillonner le ciel avec le porte-plume des oiseaux au fuselage d’acier que l’on appelle des avions … Dépêchez-vous ! Le temps file vite, bien trop vite et nous n’aurons pas le temps de nous griser de tous les manèges que l’existence nous offre. Savourer la vie comme un grand parc d’attraction où -finalement- l’essentiel étant de prendre du plaisir et de gouter à l‘instant qui passe langoureusement. Jouer et vivre en se tenant par la main comme pour rentrer dans une ronde. La vie est une danse qu’il faut suspendre lorsque la musique s’arrête.
Et quand le carrousel s’éteindra, vous serez devenus de vieilles personnes, mamies et papys, le passeport tamponné de mille cachets en rouge à lèvres d’embrassades et de bisous d’amour. Le seul vrai bagage à emporter…
Il sera alors temps de laisser votre place afin que d’autres s’installent.
Car le manège va reprendre sa sempiternelle circonvolution.
Déjà, le manouche forain qu’est Dieu vous réclame votre ticket ! Et avec un peu de chance, vous arriverez à décrocher le pompon qui vous permettra de faire encore un petit tour…
…avant de rendre définitivement les armes et de laisser voyager votre âme.
Car là-haut, le grand manège du ciel vous emmènera à dos d’étoiles, chevaucher la grande ours ou celle du Berger et prendre l’enivrante roue des constellations…Vous garderez ainsi le collier de vos mains accrochés à jamais. L’amour étant une ceinture qui vous protègera comme une prière chuchotée à l’éternité.
Dans ton œil espiègle et taquin, nous écrirons la tendresse. Ta pupille grande ouverte chante la romance d’un grand soleil qui viendra nourrir le monde de demain…Il est temps d’y mettre enfin des majuscules et de faire revenir les farfadets, les lutins et autres elfes. Ré-enchanter le monde de leur magie ! Petit, nous avons tant besoin de ces caresses pour faire jubiler nos âmes en kyrielles de palpitations d’amour. Des anges pour tapisser le ciel de leur divine présence. Il faudra, forcément, des jours de liesse pour y faire sourire tous tes doudous et autres nounours qui n’attendent que toi pour réinventer notre imaginaire. Viens jeter la lumière sur nos espérances ! Dans tes yeux, nous y verrons l’échappée du printemps et la félicité des fées.
Et sur mon nuage, tout là-haut, j’inventerai des images pour te faire encore rêver.
Et le monde sera si beau que tu n’en croiras pas tes yeux…remplis d’étoiles !
C’est un somptueux enchantement en images qui filent à la vitesse de la lumière (des frères éponymes !) sur les écrans et en technicolor déroulant leurs longs rubans, à l’instar d’une muraille de Chine… Une merveille de voyage sur cette roue (de la fortune) de la soie mythique et magique que nous proposent depuis plus de 29 ans Martine et Jean-Marc Thérouanne, en duo de passion pour cet art majeur, le septième comme on dit ! Septième ciel aussi où pendant neuf jours on déroule le tapis rouge et les bobines de films souvent inédits, venus de nombreux pays d’Asie. Un festival où « chaque spectateur porte un nom » comme je l’avais écrit en 2019 à l’occasion des 25 ans du Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul avec ce livre présenté, lors de cette édition, « V’Asie à Vesoul ! » en mode dédicaces et lectures musicales avec la talentueuse Louise Shao Zhongquin.
Cette année, 85 films sont programmés dont 38 inédits, provenants de 31 pays. Une incroyable prouesse technique et humaine qui confère à ce festival un cachet et une authenticité en faisant un rendez-vous professionnel, festif et humain car, comme l’écrit les « metteurs en scène » de ces cinémas en « intérieur/nuit » : On n’a jamais eu autant besoin de se rencontrer, de parler, d’échanger. Et quoi de mieux qu’un festival de cinéma pour répondre à ces attentes ». Et plus loin, de rajouter : Le cinéma a cette capacité d’aborder à la fois des sujets sérieux voire essentiels, de sensibiliser le public aux enjeux d’aujourd’hui et de demain mais aussi de divertir.
Et cette année, la Corée, les Philippines et Singapour seront particulièrement à l’honneur avec des rétrospectives. Mais le Festival n’est pas seulement une multiplicité de projections, il propose aussi de très nombreux rendez-vous artistiques et pluridisciplinaires, comme des expositions, des rencontres, des soirées thématiques, des conférences, des actions de sensibilisation auprès des jeunes, des séances scolaires…et même une lecture de haïkus en mode poésie japonaise !
Oui, plus que jamais et en cette période bien tourmentée, où l’obscurantisme tente de maculer de taches d’encre l’écran de nos espérances, ce festival offre la luminosité de ses instants de grâce qui nous permettent d’espérer en des lendemains meilleurs !
La culture nous offre la projection de ce bonheur de croire encore et toujours en l’être humain, mais surtout en la vie qui n’est finalement qu’un vaste et intense moment de cinéma…
Et si le temps de l’apaisement allait surgir, comme par magie ou par miracle, tout simplement ? Et si le monde allait enfin se réveiller et vivre à l’unisson, au rythme de cette rédemption si proche et pourtant si lointaine… ? Une sorte d’apocalypse à l’envers. Un cataclysme d’étoiles pour nous enivrer de lumière ? Et si sur cette croix se retrouvait vidée de son Dieu qui serait venu en « casque bleu » se mêler aux affaires du monde et nous offrir la félicité d’un instant de grâce ? La charpente et l’articulation de ce bois inspiré, devenu une relique en forme de rameau. Et si, finalement, les temps étaient propices pour réinventer le monde et lui offrir une volée de colombes ? La générosité de l’offrande et l’obole de l’espérance ?
Cette croix que l’on croyait muette et qui se met à chanter au milieu de cette liturgie de chaos et de barbarie.
Les flûtes des canons et les hautbois des lance-missiles sont devenus enfin aphones, les roquettes comme des cierges dans une cathédrale pour propager la luminosité de leur sérénité.
Et si une croix venait se dresser, tel un drapeau blanc, sur le champ de toutes les batailles ?
Les soldats transformés en prêtres et les généraux, en archevêques.
Et si… ? …Messie !
Le temps de réenchanter le monde avec cette croix au milieu de l’impossible.
Dissident, Ma Jian est un auteur chinois qui s’est installé à Hong Kong en 1987. Écrivain pluridisciplinaire, il a publié une demi-douzaine de livres mais travaille également dans le domaine de la peinture, de la photographie et du journalisme. Ma Jian est considéré comme « l’une des voix les plus importantes et les plus courageuses de la littérature chinoise contemporaine ».
Ce livre « La route sombre », édité en 2014 que je viens de découvrir, nous plonge dans cette Chine de la politique de « l’enfant unique », avec la violente chasse des agents de contrôle des naissances (planning familial) qui guettent et pourchassent inlassablement les couples qui désirent continuer l’aventure de l’enfantement au-delà du chiffre numéro Un…Kongzi est instituteur et descendant du grand Confucius, quant à Meili, son épouse, elle se retrouve enceinte (elle a déjà une fille nommée Nannan), sans attendre la permission légale…Si jamais une femme tombe enceinte sans y avoir été autorisée, tous les foyers à la ronde seront punis, dans un rayon de cent mètres stipule l’impitoyable loi. Et plus loin, de rajouter : les femmes enceintes qui seront dans l’incapacité de produire un permis de naissance subiront un avortement immédiat…et un représentant gouvernemental de beugler dans un mégaphone : Villageois ! Si la croissance excessive de la population chinoise n’est pas enrayée, toute la société en souffrira, dixit Deng Xiaoping. Terrible oukase qui fait fuir le jeune couple par la voie du fleuve, petit esquif appelé famille d’œuf, parce qu’il se déplace de ville en ville sur des bateaux qui font penser à des coquilles coupées en deux. Les eaux de la rivière Xi étant jonchées de détritus et très polluées. Implacable et impitoyable loi qui entrainera la mort de ce bébé (du nom de Bonheur). Il naîtra, mais sera irrémédiablement…étranglé par les sbires du planning familial. Horreur absolue perpétrée contre ce nouveau-né devenu un ange dès sa naissance : …je suis convaincu que ce fœtus est habité par un esprit. Je l’ai vu dès l’instant où il a été conçu. Il me parle souvent. Pourquoi crois-tu que les bébés pleurent lorsqu’ils viennent au monde ? C’est parce que les esprits qui ont été assignés à leurs corps ne veulent pas subir une nouvelle incarnation. Ils veulent s’échapper et s’envoler au loin.
Malgré cette cruauté et la trivialité de l’époux, un rien volage, le livre constitue, tout de même, une envolée de spiritualité et de philosophie chinoise, notamment celle de Confucius dont l’héritage a été bafoué par la gent communiste qui a détruit la bienveillance, la droiture, la propriété et la sagesse prônés par le sage. Un autre enfant sera en gestation, pendant des mois et des mois (quatre ans et demi !) pour éviter les assassins d’embryons et de bébés ! Il verra le jour. Ce livre est un récit, une fable et un conte, mais aussi une formidable narration qui nous parle de ce déchirement que fut cette politique de l’enfant unique. Ma Jian rappelle que plus de dix millions d’avortements furent effectués durant cette période…funeste.